Bonjour Khady Ndiaye d'ou vous vient votre nom de bijou?
Mon nom est Ndiaye pas Bijou (rire). Bijou, c'est mon surnom. Il paraît qu'à ma naissance une amie de ma maman
me l'a accidentellement trouvé. Elle m'avait prise dans ces bras et s'était exclamée: « elle est trop mignonne, on
dirait un bijou ». Et depuis tout le monde m'appelle Bijou. Ça fait parti de mon identité même si c'est un surnom
assez fréquent, chaque personne le porte différemment un peu comme une pièce unique d'un joaillier de renom
Votre nom est associé à toutes les manifestations de mode sénégalaise en France, quel est votre secret?
La passion! Je suis une passionnée de mode depuis toujours. Au début j'étais juste un mannequin Freelance et puis j'ai élue Miss Sénégal Paris 2006. J'ai vécu cette élection comme la réalisation d'un rêve de petite fille. Mais j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose, l'organisation n'était pas top. Je me suis dite qu'il fallait que je prenne cette élection en main. Une lourde responsabilité qu'Embroise Gomis a eu l'amabilité de me confier. Et depuis 2007, j'ai réussi à me faire un petit nom dans le milieu de la mode sénégalaise et africaine de manière générale. Avec mon métier de journaliste cette « notoriété », si on peu dire, s'accentue chaque jour un peu plus car je couvre pleins de défilés pour en Vogue dont je suis rédactrice en chef.
Comment se porte la mode sénégalaise en France?
Elle se porte pas mal, mais je pense qu'elle devrait être mieux mise en avant. Il faut juste voir les merveilles que nous livrent Sadio Bee, Eva Gabara, Mike Sylla, Adama Paris, pour s'en rendre compte. Ces stylistes ont notamment lancé la tendance du wax et de la mode ethnique qui font fureur en ce moment et pourtant on ne les voit pas lors de la Fashion Week de Paris. Il faut qu'ils organisent eux même leurs propres défilés pour être vus et encore, la presse française couvre très peu ces événements de la mode africaine. Et puis la grande distribution ne fait pas appel à ces stylistes qui a mon humble avis ont le talent et la créativité nécessaires pour nous faire des robes Zara, Mango ou H&M.
Khady Ndiaye Bijou et le cinéma, est-ce le divorce?
Pas du tout, au contraire! J'ai eu deux,trois propositions depuis « Les Feux de Mansaré » du grand réalisateur Mansour Sora Wade, mais je les ai pas acceptées. La raison, y avait trop de scènes d'amour (un peu trash) dans les scénarios. Ça peut paraître comme un manque de professionnalisme de la part d'une actrice, mais j'ai une culture et
une éducation sénégalaises qui ne me permettent pas de tourner certaines scènes au cinéma... En attendant de trouver un scénario qui m'ira comme gant, j'ai écrit deux scénarios et je travaille sur l'écriture d'une série télé. Il que je puisse trouver des producteurs et réalisateurs pour que tout ça prenne forme. Je pense que quand on a gouté au cinéma une fois on a envie de continuer. C'est un domaine où il faut toujours se surpasser et c'est parfait pour moi qui adore le chalenge.
Mannequin, journaliste, chroniqueuse, êtes-vous le nouveau type de femme
sénégalaise?
Je me plais à croire que je fais partie de cette nouvelle race de femme plurielle! Ces femmes qui sont sur plusieurs fronts et qui se battent corps et âmes pour mener à bien leurs projets. Le mannequinat c'est ma passion depuis que j'ai découvert Naomi Campbell sur Fashion Tv, j'ai fait pleins de défilés de shooting et il m'arrive encore d'en faire.
Le journalisme je l'ai découvert par hasard et j'ai su que c'était LE métier fait pour moi tout simplement parce qu'écrire ou présenter des émissions n'est pas synonyme d'amusement pour moi. Je crois que c'est une chance d'être passionné par son travail. Et être chroniqueuse et assistante de production à 3A Télésud n'est qu'une suite logique dans ma carrière de
journaliste.
On ne vous entend pas dans les frasques des peoples sénégalaises comment se fait il?
(Rire) J'essaie de rester la plus discrete possible en ce qui concerne ma vie privée. Et puis j'essaie de vivre et d'évoluer selon les bases et les préceptes de mon éducation que je trouvais trop stricte à l'adolescence et que j'approuve totalement aujourd'hui. En gros je crois que je ne suis pas une people. Je suis juste une personne passionnée dont les actions mennent au
devant des médias. Le paysage médiatique sénégalais change et s enrichit, qu'attendez vous pour rentrer