Grande offensuve agricole pour la nourriture et l'abondance- goana
L’assurance d’une autosuffisance alimentaire dans notre pays dépend de la relance de la filière agricole et de l’élevage qui occupent une place importante dans le secteur de l’alimentation. Ainsi les Organisations professionnelles de l’élevage du bassin arachidier comprennent que pour répondre positivement aux directives de la Goana et parvenir à un accroissement significatif de la production laitière et en viande, elles doivent davantage promouvoir l’insémination artificielle. Selon elles, c’est le seul facteur pouvant disposer du Sénégal un cheptel qualitatif à partir de 2011.
Les races dont elles disposent aujourd’hui ne leur permettent guère de répondre positivement aux demandes sociales tant en lait qu’en viande, car, même avec des effectifs de trois millions de bovins et neuf millions de petits ruminants le pays reste un grand importateur de produits laitiers. Les populations consomment en moyenne 434.800.000 litres alors que la production nationale est toujours estimée à 116,1 millions de litres, selon les chiffres du Directoire de l’Elevage (Direl) tirées en 2005.
L’importation des produits laitiers en 2007, selon ces mêmes sources, a fait perdre au Sénégal 53 milliards de francs Cfa en devises. Ce qui paraît lourd pour un pays se voulant assurer son autosuffisance alimentaire. Les acteurs constatent en effet que cette situation découle en grande partie de la faiblesse de son potentiel génétique de production laitière et en viande. A cela, s’ajoute la prédominance des systèmes extensifs d’exploitation du cheptel. Ainsi devant une situation caractérisée par une demande locale qui progresse du fait de la poussée démographique et de l’urbanisation galopante, la vache locale continue de produire en moyenne trois litres par jour, au moment où la métissée F1 offre 10 litres et plus pour une durée de lactation encore plus longue.
S’agissant de la production en viande, les acteurs se sont aussi rendu compte que le Sénégalais ne consomme point la quantité qu’il devrait en principe disposer quotidiennement. Selon les organisations, l’insémination dans toute cette situation de demande ou d’approvisionnement, constitue un facteur déterminant permettant à mettre sur le marché des produits qualitatifs et quantitatifs à n’importe quelle période de l’année. Tout dépend de la nature de sa couverture sur le plan national et l’on peut s’attendre à un approvisionnement moyen de 450.000 kg de viande par jour sur le marché sénégalais.
La promotion des réserves fourragères, une garantie pour l’insémination
La promotion des réserves fourragères est perçue comme une condition de taille dans cette démarche de relever le potentiel génétique local. Selon les acteurs, le fait de disposer d’autres races de vache métissées, incite le Sénégal à trouver d’autres conditions d’exploitation de son cheptel à travers la modernisation et l’intensification des systèmes de production. En sus de l’amélioration des conditions d’habitat pour la stabulation, les effectifs doivent aussi bénéficier des apports alimentaires en quantité et en valeurs nutritives.
Ce qui, à leur avis, veut dire que les acteurs réunis autour de la filière doivent davantage mettre l’accent sur la promotion et le développement des cultures fourragères. Il s’agit dès lors d’assurer, l’accès facile au crédit, au foncier, mais aussi l’approvisionnement en semences prébase auprès de certains instituts à l’image de l’Isra et la Disem afin de réunir et mettre à la disposition des agro-pasteurs spécialisés l’ensemble des produits et autres éléments de base.
Selon lesdites organisations, c’est tout un programme qui permettra aux instituts de recherche de pouvoir vendre leurs productions et permettre de renouveler périodiquement les stocks et suivre pour autant les autres programmes de formation des agro-pasteurs aux techniques d’utilisation et de stockage, dont ils seront résolument compétents.