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Karim Wade, leader de la GC : « Une grande campagne de massification sera lancée à travers le pays »le Samedi 21 Mars 2009 à 10:51 | Lu 1574 fois
Conseiller spécial du président de la République, président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de l’Oci (Anoci) et leader de la Génération du Concret (Gc), Karim Meïssa Wade est inscrit à la quatrième place sur la liste proportionnelle à Dakar de la Coalition Sopi. Ladite liste est conduite par Pape Diop. Il revient, dans une interview exclusive accordée à la Radio Futurs Médias (Rfm) et au quotidien l’Observateur, sur ses ambitions pour le pays ainsi que la gestion de l’Anoci. Morceaux choisis pour les lecteurs du quotidien Le Soleil.
Source : Le Soleil D’emblée, le leader de la Gc, faisant le bilan de l’Alternance, indique qu’ « énormément de choses ont été réalisées ». Il en veut pour preuves les remerciements de la population à l’endroit du président de la République, au cours de ses déplacements dans le pays lors de cette campagne. Cela, pour tout ce qui a été fait dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de l’agriculture, de la santé. « Cette formidable mobilisation autour de sa personne, de la Gc et de la Coalition Sopi est un signe d’adhésion », souligne-t-il, précisant qu’il assume aussi bien « l’actif que le passif » de l’Alternance. Le président de l’Anoci estime que sa descente dans l’arène politique a été « un grand succès », eu égard à la mobilisation « exceptionnelle » partout où il est passé. « Aucun leader politique n’a reçu un tel accueil », dit-il. Karim Meïssa Wade s’est dit surpris par « les jets de pierres » relevés dans des comptes rendus de son passage à Thiès publiés dans la presse. « Ce n’était pas le cas. J’y ai tenu le plus grand meeting de la Gc, puis j’ai rendu visite aux anciens du Parti. Thiès a été un grand succès ». Il reconnaît qu’il y a eu des brassards et foulards rouges. Ce qui, pour lui, est un signe de « vivacité de la démocratie puisque le brassard rouge, concept du président, est un élément de dialogue direct avec les populations. Il permet d’avoir le thermomètre du pays ». Il n’a pas manqué d’ironiser qu’il n’a pas vu « de foulards marrons, verts, oranges, couleurs de l’opposition ». Mieux, « il n’existe pas d’opposition » dans ce pays. « Durant les dix jours de ma campagne, je n’ai vu aucun meeting de l’opposition », se félicite M. Wade. Or, le Sénégal, poursuit-il, « pour garder son statut de démocratie forte, a besoin d’une opposition forte et structurée », notant qu’il « mobilise beaucoup plus que toute l’opposition ». Rapport avec le Pds Parlant de ses rapports avec Pape Diop, il a qualifié ce dernier de « grand leader du Pds qui a loyalement soutenu le président et fait des réalisations et avec qui il travaille en toute intelligence ». Notant qu’il a grandi dans le Pds, il ne pense pas pouvoir créer des frustrations. Il précise détenir la carte du Pds, mais que la Gc est en cours de restructuration et qu’à l’issue des élections, une grande campagne d’inscription et de massification sera lancée à travers le pays et à l’étranger. Il se dit « candidat au développement du pays où on fait plus de travail et moins de politique ». Et pour sa candidature éventuelle à la présidentielle de 2012, il laisse tout entre les mains de Dieu. Interrogé sur les cas Idrissa Seck et Macky Sall, Karim Wade, se définissant comme un « gagnant », n’entrevoit pas la défaite et ne « craint » personne. Sur cette même question, il a estimé qu’il n’y a pas « de retour d’Idrissa Seck au Pds » puisque le Pds et Rewmi ont fait des listes séparées. Le leader de la Génération du Concret a toutefois noté qu’il ne lui appartient pas décider de la réintégration de qui que ce soit au Pds. Sur sa « fortune », il souligne qu’elle provient de ses expériences professionnelles. Il rejette les allégations sur un patrimoine qui aurait une origine arabe. A ses accusateurs, il lance un défi : « Qu’ils apportent la preuve de leurs allégations », martelle-t-il. Il a affirmé que les moyens de la Gc reposent surtout sur ses compétences, ses ressources humaines qui, avec peu de moyens financiers, arrivent à mobiliser. Bilan de l’Anoci Sur le bilan de l’Anoci, son président est formel : « l’Anoci fait l’objet d’un contrôle et d’un bilan permanent », précisant qu’elle « rendra compte ». A cet effet, il annonce l’élaboration d’un rapport d’activités et d’un rapport financier qui seront présentés au président de la République, au prochain Conseil. « Immédiatement, nous allons lui demander l’autorisation de présenter ce bilan au Parlement, Assemblée nationale et Sénat », promet le leader de la Gc. A son avis, « jamais dans l’histoire du Sénégal, une structure de l’Etat organisant un sommet a rendu compte, que ce soit les Sommets de la Francophonie, de l’Oua, le premier de l’Oci ». « Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas trouvé un rapport, un bilan sur l’organisation du premier Sommet de l’Oci », indique-t-il. Notant beaucoup d’amalgames sur l’Anoci, il précise que celle-ci n’est pas une structure qui fonctionne en « électron libre ». Au contraire, elle est soumise au contrôle d’un cabinet d’Audit. Ensuite, au sein du Conseil de Surveillance, il y a la société civile, le secteur privé, les ministres, le Sénat, l’Assemblée nationale, etc. « Donc toutes les dépenses et travaux sont budgétisés et autorisés, ensuite, la direction rend compte », témoigne M. Wade. Il signale que les infrastructures ont été financées par des institutions internationales comme la Banque mondiale, le Fonds Koweitien et le Fonds Saoudien. « Tous ces organismes ont leurs propres règles de contrôle. De la phase de préparation à l’exécution, ils font des avis de non objection et un audit à la fin. Tout cela fait que l’Anoci est l’une des agences les mieux gérées du Sénégal avec des règles de transparence et de bonne gouvernance exemplaires saluées par le FMI », précise Karim Wade. Il indique n’avoir jamais refuser d’aller répondre à la convocation de l’Assemblée nationale. « Nous avions répondu à Macky Sall que nous étions prêts y aller. Il se trouve que les règles de convocation n’ont pas été respectées, car il fallait l’autorisation préalable du chef de l’Etat. C’est pourquoi la présidence de la République s’y est opposée. Mais, comme nous l’avons dit, nous irons à l’Assemblée nationale parce que c’est une opportunité pour exposer ce que nous avons réussi en un temps record (routes, ponts, tunnel, hôtels) et l’organisation du Sommet unanimement saluée ». Pour ce qui est des autres corps de contrôle, il estime qu’une structure comme la Cour des Comptes, s’autosaisit pendant que l’Ige est saisie par le président de la République. Dénonçant la « désinformation », il précise qu’il ne s’est jamais opposé au contrôle de ces corps et qu’il est persuadé que, s’il existe des malversations, le chef de l’Etat n’hésitera, en aucune manière, de déclencher des poursuites judiciaires. Concernant la dissolution de l’Anoci, il renvoie au décret de création qui stipule que « l’Anoci doit être clôturée dans l’année qui suit le Sommet ». A en croire Karim Wade, l’Anoci, en dehors de son budget de fonctionnement, n’a pas géré de chantiers. Elle a été un accompagnateur et les terrains octroyés aux hôtels l’ont été par la Direction des Domaines. Pour les infrastructures, « les prêts sont concessionnels », rappelle-t-il, magnifiant au passage le rôle de ces infrastructures qui sont en réalité les routes du Pamu (Programme d’amélioration de la mobilité urbaine) qui n’ont pas été réalisées faute de moyens. Interpellé sur la concentration de ces infrastructures dans Dakar, le leader de la Gc affirme que les futurs investissements s’étendront à la banlieue, hors de Dakar : nouvel aéroport et la zone économique qui font faire du Sénégal « un hub industriel et commercial » et positionner le pays. « Notre standard, ce n’est pas la sous-région, mais Hong-Kong, Singapour de manière à attirer des investissements et tirer le Sénégal faire le haut et d’en faire un pays émergent », dit-il. Pour le dépassement budgétaire, il note que l’Anoci n’a « aucune responsabilité ». Et pour l’excédent de 8 milliards pour le tunnel de Soumbédioune, il explique qu’il est dû au passage du canal de moins 4 à moins 30 m et ce financement a été octroyé par le fonds koweitien. Samedi 21 Mars 2009 - 10:51
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