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L’Etat en alerte maximale ! Les ambulants menacent de brûler la capitale

Sommés de quitter les trottoirs de la capitale par le maire de Dakar, les marchands ambulants refusent. Ils n’excluent aucune forme de résistance, tant que les pouvoirs publics ne leur trouveront pas un lieu de recasement idéal. Parce que, disent-ils, Khalifa Sall n’a respecté aucune promesse allant dans le cadre de leur recasement. Du côté des autorités étatiques, toutes les dispositions sécuritaires semblent être prises, afin d’éviter le scénario de 2007 et de 2010.
Le torchon brûle à mille feux entre le maire de Dakar, Khalifa Sall et les marchands ambulants de Dakar. Mécontents des mesures prises à nouveau par la mairie de Dakar de les déguerpir des artères du centre-ville, les ambulants ne démordent pas. Ils comptent résister à toute application de cette mesure de déguerpissement. De sources concordantes, ces marchands menacent de rééditer les manifestations de décembre 2007 et de novembre 2010, en mettant la capitale sens dessus dessous. A en croire un des leurs, sous le sceau de l’anonymat, à l’origine du bras de fer, des engagements et des promesses non respectés par l’édile de la ville de Dakar qui les somme, en ce début d’année, de quitter les trottoirs. Ils demandent au maire de Dakar, Khalifa Sall, à donner une suite au programme de recasement initié par la municipalité, avant de prendre une mesure jugée impopulaire. Car, ils disent ne pas comprendre que depuis 2010, ce projet ne soit toujours pas réalisé, alors que l’acquisition d’une cantine nécessite l’apport de 300000 F CFA, par personne. Mais, ce refus de dégager le plancher et la menace de mettre le feu sur à Dakar, à tout moment, ont poussé les autorités compétentes à prendre les devants. Selon une voix autorisée : «toutes les mesures sécuritaires sont déjà prises par l’Etat pour ne pas être surpris de la furie spontanée des marchands ambulants, pour éviter le scénario de 2007 et 2010. Aucun dispositif ne sera de trop pour faire régner l’ordre». Fin décembre 2007, les marchands ambulants avaient tout simplement assiégé la capitale sénégalaise à leur manière, parce que sommés par l’Etat de déguerpir les artères du centre-ville. Ils sont spontanément sortis dans la rue pour manifester leur colère, brûlant des pneus, incendiant des poubelles, déversant sur la chaussée des ordures ménagères… En l’espace de quelques minutes, toute la ville de Dakar avait l’image d’une ville en flammes. Les nuages de fumées s’élevaient de partout. Et les populations riveraines, sans se faire prier, entraient spontanément dans la danse pour décrier leur ras-le-bol. Ils avaient remis ça en novembre 2010. Déchaînés, ils avaient tout brûlé sur leur passage. Après avoir mis le feu à Colobane, Petersen, ils avaient pris l’avenue Lamine Guèye pour rallier le centre-ville, avant d’être stoppés net par les forces de l’ordre. Les ambulants avaient accusé les autorités municipales d’avoir profité de leur déplacement à l’occasion de la fête de Tabaski, pour enlever leurs étals entreposés sur certaines artères de la ville et sur lesquels ils pratiquent leur commerce.

Sékou Dianko DIATTA

REWMI QUOTIDIEN


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