L’abattoir construit par le Conseil régional de Louga, avec l’appui de la province italienne de Pise, dans une région d’élevage par excellence va faire de la zone un pôle d’activités économiques attractif du fait de l’importance et de la diversité du cheptel et au nombre élevé d’acteurs engagés dans ce sous secteur, a soutenu le Premier ministre.
Le chef du gouvernement procédait à l’inauguration de l’infrastructure implantée sur un périmètre de 35 mètres sur 15 dans un site de 5 ha octroyé par la municipalité de Dahra.
L’abattoir est construit dans une région qui détient plus de 12% du cheptel bovin (400.000 têtes) et plus de 19% de celui de petits ruminants (plus de un millions de têtes).
Dahra qui accueille l’un des plus grands marchés hebdomadaires de la sous-région et en moyenne chaque semaine 1.500 bovins et 3.000 petits ruminants sont convoyés dans les autres agglomérations du pays. ’’Le nombre est multiplié lors des fêtes religieuses’’, a estimé M. Soumaré.
L’importance du transfert d’animaux et la demande de plus en plus forte justifient amplement la création de cet abattoir avec comme objectif principal la transformation sur place d’une partie du bétail destiné aux autres agglomérations, a-t-il poursuivi.
Pour M. Soumaré, la construction de cet abattoir cadre avec les préoccupations du président de la République qui a demandé de lancer un programme de modernisation des circuits de transformation et de distribution des produits animaux.
’’L’implantation d’abattoirs et de foirails un peu partout vont favoriser l’amélioration de la qualité sanitaire des viandes produites, la mise en place d’installations de qualité au profit des professionnels pour décourager le vol de bétail et la pratique des abattages clandestins et l’amélioration de conditions de mise à marché du bétail et de viande’’, selon le Premier ministre.
Cela permettra également l’émergence d’industries de transformations des cuirs et peaux, la réduction d’importation de viandes et la création d’un cadre favorable aux investissements privés dans le sous-secteur, a-t-il estimé.
Par ailleurs, il a invité les Sénégalais à s’engager dans la réussite de la GOANA qui envisage de produire annuellement 400 millions de litres de lait, 43500 tonnes de viande et un programme d’insémination artificielle de 500.000 vaches pour un coût global de 16,5 milliards.
Selon lui, l’abattoir qui fonctionne présentement avec un groupe électrogène obtiendra une subvention de 35 millions du ministère de l’Elevage pour sa connexion dans le réseau de la Sénélec.