La Banque africaine de développement (Bad) a octroyé au Sénégal un don de 500 millions destiné à l’aide humanitaire d’urgence, en faveur du monde rural affecté par la mauvaise campagne agricole de l’année 2012-2013. Ce pactole permettra de contribuer à la mise en œuvre « adéquate » du programme d’urgence d’assistance aux populations du monde rural, en vivres de soudure, aliments de bétail et pour une prise en charge de la malnutrition. Ceci va dans le sens de remédier la baisse importante de la production agricole nationale, en raison de l’installation tardive de l’hivernage de l’année dernière, des pauses pluviométriques assez longues, des arrêts précoces des pluies, en certains endroits et d’autres facteurs défavorables, a expliqué le ministre de l’économie et des finances, Amadou Kane. Il s’exprimait, hier, à l’occasion de la cérémonie de signature de l’accord. « Le Sénégal, s’est-il trouvé dans une situation d’insécurité alimentaire, de prévalence de la malnutrition et d’un Etat déficitaire de la biomasse et des pâturages, par rapport aux besoins du cheptel », s’interrogera-t-il. Le gouvernement du Sénégal a ainsi mis en place un plan d’urgence qui consiste à distribuer des vivres de soudure pour « résorber le déficit céréalier qui avait été estimé à 238.108 tonnes, la prise en charge d’environ 120 000 enfants, touchés par la malnutrition et la satisfaction des besoins d’aliments de bétail de la population animal sensible. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’appui financier de la Banque africaine de développement qui, dira le ministre, « demeure un partenaire privilégié du Sénégal, en matière de coopération pour le développement ». Leila Mokadem, la représentante de la Bad, a précisé que cet accord, signé avec le gouvernement sénégalais, s’inscrit dans une dynamique de contribuer à soulager les populations victimes de sécheresse, d’insécurité alimentaire et aussi d’inondations. L’argent servira à financer les « actions urgentes, notamment, l’achat d'aliments pour le bétail, de semences et d’engrais, au profit de quelque 84 000 personnes vulnérables », a-t-elle ajouté. Cette coopération, entre la Bad, le gouvernement du Sénégal et la Fao (qui a aussi octroyé une somme de 3 milliards à l’Etat du Sénégal), va dans le sens de mettre en place un plan d’urgence, afin d’éradiquer les maux dont souffrent actuellement les populations sénégalaises. Amadou Ouattara, le représentant de la Fao, a quand à lui mis l’accent sur les mauvaises productions agricoles qui, a-t-il dit, ont entrainé une baisse de la production agricole et accentué l’insécurité alimentaire.
Yaye Moussou TRAORE
REWMI QUOTIDIEN