La poussière n’est rien auprès de l’insalubrité des lieux. L’insécurité n’est comparable en rien à la promiscuité des endroits. Le marché de Thiaroye sis sur les rails offre un décor explosif de pauvreté. Du fait de sa situation géographique, il renvoie au danger permanent qu’encourent les vendeuses en s’installant sur les rails. Elles connaissent les risques qu’elles courent face à ce tas de ferrailles traversant, chaque jour, plusieurs fois, leur lieu de travail. Cet endroit n’est pas le leur mais, face à la réalité de la vie, la cherté des produits et la solidarité qui tend à disparaitre, ces dernières ne trouvent plus leur place dans les maisons en train d’entendre l’homme pour subvenir aux besoins du foyer. Elles sont confrontées à d’énormes problèmes dermatologiques. Sans protection contre le soleil, elles subissent les coups de ses rayons sur leur peau. Outre ces désagréments, ces dames souffrent aussi de maladies affectant les poumons, la respiration, du fait de la poussière inhalée, à chaque passage du train. Et de l’odeur parfois nauséabonde du marché, n’est pas pour rendre attractif le site. Sans oublier l’insécurité ambiante. Dans l’esprit commun, Thiaroye est réputé être le fief de beaucoup de voyous. Une réflexion parfois avérée. Et ces derniers n’ont pas de limite pour opérer. Quand le marché s’active, ils commencent leur activité, bravant les agents de sécurité. Ils dérobent marchandises, dépouillent les ménagères, ce, en perchant sur le train. Aussi, tous les risques semblent-ils tourner autour de ce moyen de transport. Mais, ces femmes, rien que pour participer à la bonne cohésion de leur vie de famille, bradent leur existence, en l’affrontant.
Fanta DIALLO (Stagiaire)
REWMI QUOTIDIEN