Le Premier ministre Abdoul Mbaye, qui présidait le lancement du projet, a noté que toute initiative visant à juguler la crise dans le secteur de la pêche dans les Etats Africains et les contraintes et difficultés subies, rencontrera l’adhésion des pouvoirs publics. Aussi, se dira-t-il, d’autant plus intéressé par le projet qu’il cible les préoccupations quotidiennes du gouvernement portant sur la gouvernance et la politique de gestion des ressources, les questions abordées par ce projet étant d’une importance stratégique pour cette région dont la façade maritime est longue de 3500km.
L’objectif général de ce projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire des communautés côtières de l’écorégion. Il contribuera, de manière spécifique, à améliorer et promouvoir l’adoption de bonnes pratiques, en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières.
Ce souci est justifié, puisque selon Bintou Djibo, représentante résidente du Pnud, l’on note, depuis quelques années, une évolution à la hausse des captures marines réalisées dans les zones économiques exclusives des sept pays concernés que seront le Cap-Vert, la Gambie, la Mauritanie, la Guinée, la Mauritanie, la Guinée Bissau, le Sénégal et la Sierra Leone. « Ces captures ont, aujourd’hui, atteint 1,6 million de tonnes, en 2010. Et pourtant, au même moment, nous constatons une aggravation de la précarité alimentaire de ces pays », dira-t-elle.
C’est en réponse donc à cette situation que cette initiative sous régionale a été mise sur pied, sur financement de l’Union Européenne, avec une contribution du Pnud, pour un budget total de plus de 60 milliards de francs CFA. Le projet sera exécuté en deux phases, avec un démarrage de six mois, suivi de la phase opérationnelle de mise en œuvre.
Quatre résultats principaux sont attendus qui sont un plan d’action sous régional permettant de réduire les impacts négatifs des modes de Gouvernance, des outils et initiatives permettant une gestion durable de ressources, les capacités de la société civile et des parlementaires actifs dans la pêche et enfin des activités génératrices de revenus ou des moyens de subsistance respectueux de l’environnement.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN