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LUTTE - RELEVE APRES LA RETRAITE DU "TIGRE" : Pourquoi Fass n’intronise-t-elle pas Forza ?

le Mardi 15 Décembre 2009 à 02:28 | Lu 1375 fois

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LUTTE - RELEVE APRES LA RETRAITE DU "TIGRE" : Pourquoi Fass n’intronise-t-elle pas Forza ?
Le «Tigre de Fass», Moustapha Guèye parti à la retraite, à la suite de deux défaites consécutives et peu honorables, ajoutées à une série de revers enregistrés depuis deux à trois saisons, l’écurie de Fass se pose la sérieuse question de la relève. Zale Lô, Rock Mbalax et Mbaye Diouf partis, Gris Bordeaux stoppé par ses défaites face à Balla Bèye n°2 et Yékini, Papa Sow et Bruce Lee encore «tendres» pour se hisser dans la cour des grands, qui alors pour porter le titre tant convoité de troisième «Tigre de Fass», après les mythiques Mbaye Guèye et Moustapha Guèye ? Pourquoi pas ce lébou bon teint, Abass Wade dit Forza, encore invaincu, du haut de ses 120 kg ?

Encore invaincu dans la lutte avec frappe, après près d’une dizaine de combats, Abass Wade alias Forza s’impose désormais comme le futur «Tigre de Fass», si jamais ce titre méritait encore d’être attribué à un sociétaire de l’écurie fondée par «Père Birahim Fall» alias Boy Nar, l’ancien porte-drapeau des Arènes sénégalaises. Meilleur espoir pour Yenne, Bargny, Toubab Dialao et tous les «Deen» du Cap-Vert de retrouver enfin un champion pour revivre la glorieuse épopée des Soulèye Ndoye (Ndakarou), Bécaye Guèye (Bargny), Talla Diagne et Demba Thiaw (Yoff), Modou Diakhaté et Gamou Guèye (Rufisque, Abass Wade semble susciter très peu d’intérêt du côté des tenants du pouvoir à Fass.

Naguère meilleure structure de lutte au Sénégal, pour être la première à avoir une existence légale et une organisation administrative que lui envieraient les grandes équipes professionnelles, l’écurie de Fass a perdu de son lustre, quasiment avec l’apparition du phénomène Tyson, qui a entièrement enseveli le «Tigre de Fass» pour s’installer confortablement et à sa place, dans le cœur des amateurs. L’âge aidant, Tapha Guèye a connu une fin de carrière pas des plus glorieuses, simplement parce qu’handicapé par son poids (moyen), face à de véritables armoires à glace, de loin plus jeunes, mais point aussi techniques que le frère de Mbaye Guèye.

Pendant que le «Tigre» faisait son baroud d’honneur, à Fass, on préparait Ibrahima Dione alias Gris Bordeaux pour porter encore plus haut le flambeau. Mais deux sorties infructueuses ont vite fait de plomber les ambitions de l’enfant de Thiki Sérère. Que reste-t-il alors à Fass pour se maintenir au sommet, face à des ténors comme Yékini, Tyson, Bombardier, Balla Bèye 2, sans compter la nouvelle vague qui arrive et dont les têtes de file sont, justement, ceux qui ont poussé Tapha Guèye à une retraite sur fond de défaites : Balla Gaye n°2 et Lac de Guiers n°2 ?

Ouza déjà assez âgé et handicapé par le poids et la taille, tout comme Tapha Guèye n°2 du reste, Bruce Lee immature, seuls Papa Sow et Forza, les deux qui gagnent à Fass, s’imposent comme les futurs leaders, derrière un Gris Bordeaux qui tarde à s’affirmer. Bien que très combatif et doté d’une technique rare dans sa génération, Papa Sow, comme son aîné (Ouza), est également handicapé par la taille, même s’il compense cette tare avec un bon sens de la bagarre et une puissance physique avérée. Mais, de là à espérer vaincre un Yékini, un Tyson ou encore un «B52», il y a la mère à boire. Aussi, Forza s’impose-t-il comme le meilleur espoir d’une véritable relance de l’écurie de Fass, et ceux qui rechignent à l’affronter n’ont pas tort. Son unique défaite à ce jour, en lutte traditionnelle précisément, remonte à la finale du Drapeau du chef de l’Etat, en 2007, face à Abdoulaye Thiam, champion d’Afrique. Désormais, il faudra compter avec ce garçon, a moins de l’éviter comme la peste.

Mardi 15 Décembre 2009 - 02:28