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Le capitaine Adama Sanogo et des soldats mutins s’emparent du pouvoir au Mali

Les militaires qui se sont emparé ce mercredi 21 mars du palais présidentiel au Mali et de plusieurs endroits stratégiques de Bamako, après plusieurs heures de mutinerie, se sont montrés tard dans la soirée à la télévision publique, avec à leur tête le capitaine Adama Aya Sanogo, qui avait à ses côtés le lieutenant Amadou Konaré.
Les deux hommes, qui étaient entourés d’hommes de rang, ont déclaré parler au nom du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat » (CNRDR).

Dans une déclaration, le lieutenant Adama Konaré, présenté comme le porte parole des insurgés, a expliqué que le Comité prenait dès cet instant le pouvoir au Mali mais qu’il n’entendait nullement le confisquer mais le gérer momentanément avec les « forces vives » du pays.

Il a souligné que ses camarades et lui s’élevaient contre le « laxisme » des autorités face notamment aux groupes rebelles et aux bandes terroristes qui sont actives dans le nord du pays.

Le porte-parole a ensuite rendu un vibrant hommage aux soldats maliens tombés au front de la guerre contre la rébellion touarègue et ses groupes alliés.

Prenant ensuite la parole, le capitaine Adama Aya Sanogo, présenté comme le président du CNRDR, a annoncé l’instauration d’un couvre-feu à compter de ce 22 mars à 6 heures du matin et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Après avoir condamné les actes de vandalisme et de pillage, le capitaine a indiqué que toutes les dispositions allaient être prises pour assurer la sécurité des biens et des personnes.

Commencée dans la matinée au camp Soundiata Keïta de Kati, à 15 km de la capitale malienne, la mutinerie a culminé dans la soirée par l’attaque du palais présidentiel où s’était retranché le président Amadou Toumani Touré sous la protection des éléments du 33ème bataillon des commandos parachutistes.

Après avoir réussi à pénétrer dans le palais déserté par le président malien, les mutins ont entrepris une vaste chasse à l’homme pour retrouver et arrêter les ministres et barons du régime.

Pour beaucoup d’habitants de la capitale malienne, la nuit a été loin d’être calme puisqu’ayant été émaillée jusqu’au petit matin de tirs sporadiques d’armes lourdes qui se faisaient entendre à plusieurs kilomètres à la ronde.

Ce renversement de pouvoir au Mali conclut une série de manifestations d’épouses et d’enfants de soldats pour réclamer des équipements adaptés pour l’Armée et la libération de leurs proches faits prisonniers par les rebelles au nord du pays.

Un autre grief des putschistes est le manque de transparence dans l’établissement des listes de soldats appelés à assurer la relève des hommes assignés au front.

Lamine Sène / NETTALI.NET


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