Le regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal : «Une grève de la faim en vue dans les prochains jours»

le Mardi 10 Juillet 2012 à 09:28 | Lu 635 fois



Le regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal a tenu un point de presse, ce lundi, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), pour annoncer une grève de la faim, dans les jours à venir. Le regroupement propose la suppression de l’ANEJ, de l’OFEJBAN et du FNPJ et la mise en place d’une école d’insertion professionnelle.


Le regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal : «Une grève de la faim en vue dans les prochains jours»

Plus de 3000 jeunes maitrisards et doctorants, à la recherche d’emploi, s’organisent pour entamer une grève de la faim, dans les prochains jours, selon Babacar Ndour, coordonnateur national du regroupement des diplômés sans emploi du Sénégal. « Notre intention était d’organiser une grève de la faim, à la place de l’indépendance, cette semaine mais, il y a eu des interventions de quelques chefs religieux qui nous ont dissuadés, nous demandant de patienter et de leur laisser le temps de rencontrer le gouvernement pour trouver des solutions », dira-t-il.
Pourtant, la question de l’emploi des jeunes est une priorité du nouveau gouvernement. Mais, n’en pouvant plus de patienter, par la voix de M. Ndour, ces derniers confiant s’être attendus, vu l’ampleur de la situation du chômage des jeunes, à une rupture, par rapport à la gestion des questions étatiques, déplorent que l’Etat n’ait posé aucun acte allant dans le sens d’en réduire le taux.
A cet effet, le regroupement déplore le comportement du gouvernement, après plusieurs rencontres, restées sans suite. «Nous avons été reçus par le Directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur, le conseiller technique N°1 du Ministre de l’éducation nationale et le Premier ministre Abdoul Mbaye, qui nous a simplement dit que le gouvernement allait organiser les assises de l’emploi, et des solutions seront trouvées », précisera M. Ndour qui se demande s’il ya même une politique d’insertion professionnelle. « C’est d’ailleurs ce qui nous avait poussés à demander à l’ancien régime de supprimer l’ANEJ (Agence nationale pour l’emploi des jeunes), l’OFEJBAN (Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue) et le FNPJ (Fonds national de la promotion de la jeunesse), et de mettre en place une école d’insertion professionnelle à mettre en rapport avec une banque à charge de financer les projets des jeunes », informera-t-il.
Fara MENDY (Stagiaire)
REWMI QUOTIDIEN

Mardi 10 Juillet 2012 - 09:28


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