TECHNOLOGIES

Le site Youtube bloqué au Pakistan

  • Date: 2 avril 2013

Depuis six mois maintenant, les internautes pakistanais sont privés de Youtube. Les autorités ont bloqué le site de partage de vidéos en septembre dernier après la diffusion du film controversé L’innocence des musulmans. Mais à l’approche des élections législatives, les défenseurs des cyber-libertés redoublent d’ardeur pour tenter de faire lever cette interdiction.

Ils s’appellent Bytes for All, ils militent pour l’accès à l’information sur Internet et ont lancé une campagne de sensibilisation à ce blocage de Youtube. Ils recueillent entre autres les témoignages de ceux qui sont touchés par ce blocage : des étudiants, qui utilisaient le site pour leurs recherches ou même pour suivre des leçons, des artistes qui y partagent leurs œuvres ou simplement des citoyens qui utilisent le site comme source de divertissement ou d’information. Ils ont aussi lancé des poursuites judiciaires pour faire cesser le blocage. Et à l’approche des élections, ils ont pris contact avec les différents partis politiques pour les encourager à prendre position sur la question de la cyber-liberté, question qui n’est abordée dans aucun des programmes des partis.

Un blocage politique

Aujourd’hui le site Youtube est toujours bloqué. Mais au cours des derniers mois le ministre de l’Intérieur a été régulièrement interpellé sur la question. Il a commenté l’affaire à de nombreuses reprises sur son compte Twitter. Fin décembre il promettait même que Youtube fonctionnerait à nouveau sous peu. Mais c’était il y a trois mois et les internautes attendent toujours. C’est ce qui fait dire aux gens de Bytes for All que la véritable motivation derrière ce blocage n’est pas moral mais bien politique. D’ailleurs, ce n’est pas le premier site à être bloqué au Pakistan. Et ce blocage est d’autant plus flagrant que les élections approchent.

Youtube menacerait le processus électoral

C’est ce que soutient Faheem Zafar de Bytes for All : « Sur Youtube, il y a des tas de vidéos qui montrent des cas de manipulation pendant les élections de 2008. Maintenant, il reste près de deux mois avant le prochain scrutin et le gouvernement ne veut pas débloquer le site parce qu’il sait que quand il le fera les gens se mettront à télécharger des vidéos pour exposer la corruption du gouvernement ou peut-être des manipulations pour truquer le processus électoral. Le gouvernement essaie de plus en plus de retirer aux gens leur droit de s’exprimer sur la toile sans aucune forme de surveillance ». En attendant, Faheem Zafar et son équipe ont écrit au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et à son rapporteur spécial sur la question de la liberté d’expression dans l’espoir qu’il intervienne dans le dossier.

Rfi.fr

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