Les Etats-Unis et la France menacent à nouveau l'Iran de sanctions

le Mardi 9 Février 2010 à 02:02 | Lu 561 fois



Les Etats-Unis et la France menacent à nouveau l'Iran de sanctions
Comme l'avait annoncé ce week-end le président Ahmadinejad, l’Iran a notifié officiellement lundi 8 février 2010 et par écrit à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sa décision de commencer à enrichir de l'uranium à 20%. La France et les Etats Unis jugent que la communauté internationale n'a d'autre choix que d'adopter de nouvelles sanctions contre de Téhéran.

Source : Rfi


C'est un nouveau pied de nez aux Occidentaux. Washington et Paris viennent d'ailleurs de réitérer leurs menaces de sanctions. C'est en effet une garantie de transparence nucléaire qu'ils attendaient depuis la réunion de Vienne en octobre dernier. Téhéran avait été mis en demeure de prouver sa bonne foi en sous-traitant à l'étranger l'enrichissment à 20% de son minerai jusqu'ici concentré à trois et demi pour cent seulement.

Aujourd'hui, l'Iran revendique la capacité de le faire tout seul, ce qui reste quand même à prouver. Téhéran se défend aussi de toute ambition militaire et se prévaut d'un objectif sanitaire : fournir du combustible au réacteur de recherche médicale de Téhéran.

Son représentant auprès de l’AIEA, Ali Soltaniyeh accuse au passage les « puissances industrielles » de faire attendre les malades iraniens. Il indique que l'enrichissement à 20% se fera à Natanz sous la surveillance de l’Agence atomique. Une évidence d'après lui, puisque, dit-il, toutes les installations nucléaires de la République islamique sont placées sous le contrôle de l'Agence. Parfois à retardement comme les participants du G20 l’avaient appris l’année dernière à Pittsburgh. En ce qui concerne l'AIEA, elle garde un oeil sur les 8 000 centrifugeuses de Natanz où 4 600 tournent déjà, mais le site de Natanz aurait une capacité effective de 50 000 centrifugeuses dans ses laboratoires souterrains.


Légal ou illégal

Ali Asghar Soltaniyeh, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), a expliqué la décision iranienne de commencer la production d’uranium enrichie à 20% par l’absence de réponse aux propositions de Téhéran depuis huit mois. « Un accord avec la communauté internationale est toujours possible », a-t-il ajouté.

Il a ainsi repris les déclarations d’Ali Akbar Salehi, le patron de l’Organisation nucléaire iranienne, selon lesquelles l’Iran arrêterait cette production dès qu’il pourrait importer cet uranium des grandes puissances.

« Cet uranium servirait de combustible à un réacteur de recherche médicale, a précisé l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA. En même temps, a-t-il déclaré à la presse, dans cette lettre remise à l’AIEA, les inspecteurs de l’agence de Vienne sont invités à surveiller le processus sur le site de Natanz ». Et dans ce contexte, un haut diplomate de l’AIEA a déclaré que « l’enrichissement d’uranium à 20% était légal dans le contexte du Traité de non-prolifération nucléaire ».

Mardi 9 Février 2010 - 02:02