Les Sénégalais invités à ne pas oublier leur histoire

le Lundi 1 Octobre 2012 à 12:05 | Lu 447 fois



Les Sénégalais invités à ne pas oublier leur histoire
Les Sénégalais doivent s'interdire d'oublier les vertus de la culture sénégalaise qui les fait apparaître à travers l'histoire comme un peuple de prophètes, a indiqué, dimanche à Dakar, le cardinal Théodore Adrien Sarr.

"Comme Sénégalais, nous sommes aussi un peuple de prophètes", a dit l’archevêque de Dakar dans son homélie prononcée à l'occasion de la messe diocésaine des dix ans du naufrage du bateau "Le Joola", qui a échoué au large des côtes gambiennes dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002.

Selon lui, les Sénégalais se comportent en prophètes quand "ensemble, par notre manière d’être et d’agir, nous montrons au monde qu’il est possible d’aimer et d’accueillir l’étranger, qu’il est possible que musulmans et chrétiens cohabitent en toute fraternité, qu’il est possible d’arriver à des alternances politiques par la voie des urnes, qu’il est possible de taire les intérêts partisans pour un élan national de solidarité quand des citoyens sénégalais ont tout, ou presque tout perdu du fait des inondations".

Le cardinal Théodore Adrien Sarr a expliqué que le prophète a pour fonction de maintenir la mémoire du peuple, "car sans mémoire, aucun peuple n’a d’avenir et ne peut donc progresser ni même se maintenir".

"C’est pour cela que nous Sénégalais, nous devons nous interdire d’oublier notre culture, l’honneur et la bravoure de nos héros d’hier et d’aujourd’hui. Nous devons nous interdire aussi et surtout de nous installer dans l’amnésie de nos erreurs", a déclaré le religieux catholique.

Evoquant la messe diocésaine des dix ans du naufrage du bateau "Le Joola", il a dit que cette cérémonie est un moment "pour redire que Dieu n’a pas voulu mais seulement permis ce naufrage afin qu’un plus grand bien puisse en sortir pour tout le Sénégal".

"Nous sommes là pour nous étonner du constat que, malgré tout, les moyens de transports publics continuent à être surchargés de voyageurs, que les routes continuent à être si meurtrières et que les normes de sécurité continuent à être ignorées et enfreintes", a-t-il relevé, en présence notamment du ministère de l'Agriculture et de l’Équipement rural Benoît Sambou.

Etaient également présents à cette cérémonie religieuse, Idrissa Diallo, maire de Dalifort, représentant des familles des victimes du naufrage du bateau ''Le Joola'', ainsi que des membres de l'association regroupant les rescapés de cette catastrophe.

Interrogé au sujet des déclarations de l'archevêque de Dakar, M. Sambou a déclaré que le cardinal a voulu par ces mots rappeler gouvernants et citoyens à leurs responsabilités.

"Il nous a ensuite invités à un engagement pour que cela cesse, change et pour que le sacrifice de ceux qui sont morts dans le bateau, par nos fautes, ne soit pas vain", a souligné le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Selon lui, les populations ont l’habitude d'évoquer la volonté divine quand quelque chose se passe. "Nous avons tendance à diluer nos erreurs, nos légèretés, nos défaillances dans Dieu en l’accusant de tous les malheurs alors que nous sommes responsables de tous ces drames sur les routes, les chantiers et dans nos maisons", a-t-il dit.

Le maire de la commune d'arrondissement dakaroise de Dalifort Idrissa Diallo, représentant des familles des victimes, a lui relevé que depuis 10 ans, l'archevêque de Dakar n'a cessé de parler de changement de mentalité et d'introspection.

"+Le Joola+ aurait sa survie si on avait accepté de faire le deuil sur le plan national. Les mentalités doivent changer et le drame du Joola donne l’occasion de le faire. Mais, ce qui est regrettable, c'est que nous avons perdu près de deux mille vies et ça n’a rien donné", a soutenu M. Diallo.

APS

Lundi 1 Octobre 2012 - 12:05



1.Posté par citoyen le 01/10/2012 19:54
Sauvons nos universités publiques du naufrage.

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu'à présent, feignent de ne rien savoir (n'ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s'évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d'existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l'inaction de l’État.

En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS.

A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d'étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d'enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je propose des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d'être juge et parti.


Il n'est jamais trop tard pour bien faire un devoir citoyen.

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