Les caractéristiques des enfants mendiants qui pullulent Dakar
Ils sont quelque 8 000 enfants à parcourir, chaque matin, les artères de la région de Dakar pour mendier. Ce chiffre est tiré d’une étude menée par Understanding children’s work (Ucw), sous l’égide de l’association Partenaire pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (Parrer), avec l’appui de l’Unicef, de la Banque mondiale et de l’Oit. Présentée, hier, l’enquête soutient que la plupart des enfants mendiants que l’on retrouve dans la capitale, viennent des régions de Kolda et de Kaolack, si ce ne sont les pays limitrophes du Sénégal.
Source : Walfadjri Ils sont repérables aux carrefours, feux rouges, dans les espaces publics. Ils sont sales, vêtus en haillons, marchent pieds nus et vivent dans un piteux état. Eux, ce sont les enfants mendiants que l’on rencontre à tous les coins et recoins de rue de Dakar. Et, selon une étude menée par Understanding children’s work (Ucw), dont la traduction en français donne Comprendre le travail des enfants, ils sont quelque 8 000 à parcourir, chaque matin, la capitale sénégalaise, qui à la recherche de la pitance quotidienne, qui à la recherche de quoi verser au maître coranique. Ils sont repérables aux carrefours, feux rouges, dans les espaces publics. Ils sont sales, vêtus en haillons, marchent pieds nus et vivent dans un piteux état. Eux, ce sont les enfants mendiants que l’on rencontre à tous les coins et recoins de rue de Dakar. Et, selon une étude menée par Understanding children’s work (Ucw), dont la traduction en français donne Comprendre le travail des enfants, ils sont quelque 8 000 à parcourir, chaque matin, la capitale sénégalaise, qui à la recherche de la pitance quotidienne, qui à la recherche de quoi verser au maître coranique. Menée sous l’égide de l’association Partenaire pour le retrait et la réinsertion des enfants de la rue (Parrer), l’enquête sur les enfants mendiants de la région de Dakar ne se limite pas à donner le nombre de mendiants que l’on retrouve dans rues de Dakar. Elle précise également le profit et la situation des enfants et propose ‘des options stratégiques visant à accélérer et renforcer la réponse nationale contre la mendicité enfantine’, explique le document de présentation de l’étude, réalisée avec l’appui de la Banque mondiale, de l’Unicef et de l’Oit. Présentant, hier, les résultats de l’enquête, le coordinateur de l’initiative Ucw, Pr Furio Rosati, note que ‘le phénomène de la mendicité des enfants dans la région de Dakar touche environ 7 600 individus, dont plus de 2 200 sont recensés dans le département de Dakar, 1 900 dans le département de Pikine, 1 800 dans le département de Rufisque et 1 480 dans le département de Guédiawaye’. De ces chiffres, il ressort que le département de Dakar reste la zone la plus convoitée par les mendiants. A lui seul, il attire 30 % des enfants de la rue. L’étude montre, par ailleurs, que les enfants mendiants sont très jeunes et que leur moyenne d’âge se situe autour de 11 ans. La moitié d’entre eux n’a pas 10 ans et le plus jeune n’est âgé que de 2 ans. En outre, le rapport d’étude explique que ‘90 % des enfants mendiants sont des talibés, c’est-à-dire, passant la nuit dans un établissement coranique et recevant un enseignement religieux’. Sur leurs lieux de provenance, l’équipe dirigée par le professeur Furio Rosati fait savoir que ‘42 % des enfants de la rue proviennent des pays limitrophes, notamment les deux Guinée, le Mali et la Gambie’. Parmi eux, l’étude précise que ‘ceux qui viennent de la Guinée-Bissau sont à 30 % des talibés et les non-talibés sont aussi à 30 %, originaires du Mali’. Quant aux enfants de la rue de nationalité sénégalaise que l’on retrouve dans les artères de Dakar, ils viennent, en majorité, des régions de Kolda et de Kaolack avec, respectivement, 15 % et 11 %. Les chercheurs expliquent que ‘cette situation résulte essentiellement de mouvements de migration en provenance de régions plus frappées par la pauvreté, la sécheresse ou l’insécurité alimentaire’. Des causes qui expliquent que dans la répartition par groupes ethniques, les Peulhs occupent la tête de peloton avec 66 % d’enfants mendiants, devant les Ouolofs qui ne représentent que 25 % des enfants mendiants. Il reste, tout de même, que ‘parmi les enfants mendiants non talibés, le pourcentage des enfants peuls est très faible puisqu’il est estimé à 36 %’, fait savoir l’enquête, ajoutant que ‘dans l’ensemble, les enfants mendiants quittent leur foyer et leur communauté d’origine parce qu’ils ont été confiés par leurs parents au maître coranique ou marabout afin de recevoir une éducation religieuse’. Dans un autre registre, l’étude renseigne que ‘seuls 3 % des enfants déclarent être orphelins et que le taux d’enfants dont un seul des deux parents est vivant est plus important chez les non-talibés que chez les talibés’. Parmi eux, ‘près de 37 % affirment garder un contact permanent avec leur famille’ alors que ‘les enfants mendiants qui n’ont plus aucun contact avec leur famille sont plus représentés dans le groupe des 2 à 8 ans’. Mercredi 06 Février 2008 - 14:21
Mercredi 06 Février 2008 - 14:24
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