Le président du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (Spihs) Mamadou Racine Sy n’approuve pas la manière avec laquelle le gouvernement a procédé au limogeage du Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion du tourisme (Anpt) Assane Soumaré. M. Sy a dit que cette initiative à propos de laquelle le secteur privé n’a pas été consulté a entraîné ‘un certain nombre de questionnements’ à leur niveau. Selon lui, ‘il aurait été nécessaire que, dans le cadre de la concertation’ entre les deux parties, les privés soient consultés pour les entretenir du bien-fondé de telle ou telle chose et leur dire ‘pourquoi, comment’ ceci ou cela a été fait. ‘L’Etat a le pouvoir régalien de nommer et de révoquer qui il veut’, mais ‘nous n’accepterons pas une concertation à la carte’, a-t-il prévenu, avant d’ajouter : ‘quand on a un partenaire, on respecte le partenaire. Si ça continue, nous allons geler purement et simplement nos activités au sein de l’Agence nationale pour la promotion du tourisme (Anpt)’. ‘Nous voulons nous faire entendre et le secteur privé va prendre ses responsabilités, s’il n’est pas écouté’, a déclaré le président du Spihs, plaidant pour ‘un partenariat dynamique avec l’Etat, mais un partenariat qui ne soit pas à la carte’, c’est-à -dire qui choisit certains domaines de concertations à l’exclusion des autres domaines.
Le président du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (Spihs) Mamadou Racine Sy a, par ailleurs, préconisé ‘une concertation permanente’ entre l’Etat et les professionnels du tourisme, pour une ‘vision partagée’ des perspectives de développement de cette activité confrontée à ‘plusieurs défis’. ‘Il ne faut pas une vision unilatérale en matière de tourisme’, a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse, estimant que la destination Sénégal souffre notamment d’un manque de visibilité résultant d’une promotion insuffisante. ‘Il n’y a qu’une promotion institutionnelle’ qui ne parvient pas à apporter des réponses au ‘début de désaffection’ de la destination Sénégal en faveur de pays qui font une promotion ‘plus agressive’, a-t-il ajouté.
Au nombre des autres maux auxquels le secteur fait face, il a cité la cherté de la destination, les problèmes de financement ‘des outils de nos activités’, soulignant que le partenariat entre le secteur privé et l’Etat doit se concrétiser ‘dans les faits’.