Accueil / ECONOMIE / Lutte contre la corruption au Sénégal : « demander à l’Etat d’être acteur, c’est comme demander à un pédophile de rédiger les droits de l’enfant », selon Abdoulaye Seck.

Lutte contre la corruption au Sénégal : « demander à l’Etat d’être acteur, c’est comme demander à un pédophile de rédiger les droits de l’enfant », selon Abdoulaye Seck.

L’état de la corruption au Sénégal est analysé par le professeur Abdoulaye Seck de l’Université Cheikh Anta Diop. Pour cette économiste, le Sénégal a pâti de ce phénomène, en particulier, de 2007 à maintenant. « De 2000 à 2007, la corruption n’a pas beaucoup évolué. C’est à partir de 2007 que l’indice a connu une régression de 3,7 à 2,9, entrainant annuellement, à partir de cette période, une perte d’environ 380 milliards de francs CFA pour notre pays » a-t-il révélé. Il y’a une relation de cause à effet non négligeable entre la consistance des pratiques corruptives bénignes ou à outrance, et la croissance d’un pays. Pour l’économiste, l’Etat ne sera jamais un acteur dans la lutte contre la corruption ; le lui demander sera comme « demander à un pédophile de rédiger les droits de l’enfant ». Le professeur Abdoulaye Seck se prononçait en marge du panel organisé hier au siège de l’ Osiwa sur la bonne gouvernance et l’Etat de droit.

REWMI.COM/MK


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