MAURITANIE:Une manifestation d'opposants dispersée à Nouakchott

La police mauritanienne a dispersé dimanche à Nouakchott plusieurs dizaines de manifestants criant "à bas les militaires" et "Sidi au pouvoir", à la veille de l'expiration de l'ultimatum de l'Union africaine (UA) exigeant le retour au pouvoir du président renversé le 6 août.



MAURITANIE:Une manifestation d'opposants dispersée à Nouakchott
Le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) - coalition de plusieurs partis anti-putsch - avait appelé à une "marche de protestation" contre le coup d'Etat, à partir de 16H00 (locales et GMT), près de l'hôpital principal. A l'heure du rendez-vous, au centre de la capitale mauritanienne soumise à un vent poussiéreux par 34 degrés, des policiers casqués et armés de matraques s'adressaient aux badauds et journalistes: "avec courtoisie, nous vous demandons de partir". Mais des petits groupes de passants ont ensuite commencé à se former, sortant de leurs amples boubous des portraits de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Non à la dictature, vive la démocratie", ont-ils crié, en brandissant un tract datant de l'élection présidentielle de mars 2007 portant la mention "Je vote Sidi - 2007 - Le président qui rassure". La marche "pacifique" a rassemblé en ce lieu moins d'une centaine de personnes, qui n'essayaient pas de résister quand les policiers les poussaient pour les disperser. Des grenades lacrymogènes étaient lancées de temps à autre et, aux abords, plusieurs dizaines de pick-up étaient chargés de policiers anti-émeutes. Des escouades de policiers poursuivaient au pas de course des manifestants exhibant le portrait de "Sidi" et distribuaient quelques coups de matraques. Le responsable de la communication du FNDD, Ahmedou Ould Wedia, a ensuite expliqué à l'AFP par téléphone: "nous avons décidé d'éclater le mouvement de protestation en une dizaine de points de regroupements à travers la ville entre 16H00 et 19h00. Les dirigeants du Front participeront à un de ces rassemblements et prendront la parole". Pour justifier le faible nombre de participants à la marche près de l'hôpital, un des manifestants expliquait: "ils nous chassent dès que l'on se rassemble, les gens n'osent pas sortir de chez eux". Source : Afp

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1. Posté par le musulman le 06/10/2008 17:23
Oh! Mon DIEU, écoute le cri de détresse des africains et tourne ton regard vers nous, toi qui a la miséricorde infinie.
amine

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