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Mise en oeuvredes 19 mesures contre la flambée des prix l'insatisfaction des consommateurs
Le niveau de mise en œuvre des dix-neuf mesures qu'avait prises le Chef de l'Etat pour alléger les souffrances des ménages tenaillées par la flambée tous azimuts et incontrôlée des produits de consommation courante, ne semble pas convaincre les associations de consommateurs. Le bilan tiré lors de la réunion du Conseil national de la consommation de ce mercredi 7 mai affiche un tableau qui n'inspire pas totalement espoir. Le président de l'Ascosen, Momar Ndao a ouvert le « feu » en postulant que : « il y a eu beaucoup plus d'insatisfactions que de satisfaction ». Selon Momar Ndao, « à part, la filière riz qui a enregistré des mesures concrètes, le reste des dix-neuf mesures est resté en l'état notamment celle qui concerne le prix du pain où l'audit qui a été prévu n'est toujours pas effectif ». Le président de l'Ascosen ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Dans le panier des « promesses non tenues », Momar Ndao loge la mise en place de magasins de référence qui était prévue en fin 2007. Ainsi, il pense que les mesures fiscales prises par l'État n'ont pas d'incidence sur les consommateurs. Dans ce même cadre, le ministre du Commerce, Mamadou Diop Decroix qui a présidé la réunion, reconnaît que ce problème existe et mérite d'être discuté. « Il y a beaucoup d'argent injecté et cela n'arrive pas aux consommateurs ». A cela, M. Ndao fait savoir que la demande d'homologation qui était exigée sur certains produits de grande consommation n'est jusqu'à présent pas effective. Le président de Sos Consommation, Me Massokhna Kane, lui emboîte le pas. Pour ce dernier, les consommateurs sont restés sur leur faim par rapport aux engagements pris par l'État. « On veut tromper qui en parlant de 152 milliards de FCfa de subvention que l'État aurait injectée dans la consommation ? ». Pour Me Massokhna Kane, « les Sénégalais ne sont pas fous. Il faut une traçabilité de l'argent annoncé pour voir qui le capte à la place des consommateurs ». A l'en croire, parmi les dix-neuf « mesures », « il n'y en a que cinq à six qui sont appliquées. Tout le reste ce sont des vœux pieux et non des mesures ». Le président de Sos Consommateur appelle le conseil national de la consommation à ne pas se focaliser uniquement sur le riz dans ce contexte de hausse généralisé des prix. « Pourquoi on ne parle pas du sucre au moment où un décret de novembre 2006 faisait état de l'homologation de cette denrée ». Sur ce même produit, Me Kane a fait savoir que : « le 28 juin 2006, la Compagnie sucrière sénégalaise a augmenté unilatéralement de 12 % le prix du sucre en annulant le transport que les commerçants doivent désormais payer ». Pour lui, « il y a des injustices tellement criardes et flagrantes que les consommateurs ne peuvent plus accepter ». Avant de faire savoir : « nous ne demandons pas aux gens de vendre à perte mais de respecter une certaine transparence notamment sur les produits de grandes consommations et que le commerce soit équitable ». Pour rappel, l'ancien ministre du Commerce, Amadou Habibou Ndiaye avait annoncé en début novembre 2007 une série de 19 mesures prises par le chef de l'Etat, visant notamment à consolider la suspension des droits de porte sur le riz brisé, le maintien de la suspension de la TVA sur le lait en poudre et le pain. Face à la presse, M. Ndiaye avait précisé que le président de la République, « préoccupé par la récente hausse des prix de certaines denrées de première nécessité », a présidé le même jour une réunion sur la question. Sévir contre les « importateurs » récalcitrants Face au désarroi des associations consuméristes, le ministre du Commerce a annoncé un certain nombre de mesures notamment sur le riz qui a été au centre des discussions. Mamadou Diop Decroix a fait savoir que « l'État va sévir contre les importateurs qui refusent de vendre le riz ». Sur cette question, Mor Maty Sarr du Groupement économique du Sénégal (Ges) a fait savoir que ça fait trois mois que les « importateurs » de riz ont bloqué leur stock pour exiger à ce que l'État les paie. Ce qui a amené l'Administrateur de l'Agence de régulation des marchés (Arm), Alioune Cissé, à poser la question à savoir s'il existe véritablement des gens qui importent du riz au Sénégal. A son avis, le riz consommé au Sénégal est importé par des traders qui sont de grands spéculateurs. Et d'en déduire que : « au Sénégal, il n'y a que deux personnes qui peuvent être considéré comme importateur. Tous les autres ne font que racheter le riz auprès des traders ». Pour l'application effective des mesures, il a été proposé l'initiation de journées de la consommation et l'institution d'un code de la consommation. Un comité de réflexion doit statuer sur la question dans le cadre d'une réunion prévue le mercredi prochain au ministère du Commerce. Sur cette lancée, le ministre de tutelle propose la mise sur pied d'une cellule de suivi de l'application des mesures au sein du conseil national de la consommation. Sur la question de l'importation du riz, Mamadou Diop Decroix a suggéré la création de société de trading pour l'importation de cette denrée. Toujours dans le cadre la recherche de solutions, M. Diop Decroix avance le Président de la République ambitionne de renforcer le ministère du Commerce en le dotant de moyens logistiques pour assurer la surveillance régulière du marché. Jeudi 08 Mai 2008 - 14:49
Jeudi 08 Mai 2008 - 14:54
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Brèves
24/02/2008
14:30
Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris
Le savoir-faire sénéglais est présent sous différents aspects au Salon international de l'agriculture de Paris (SIA) qui s'est ouvert samedi à Paris. Le Sénégal est représenté à ce grand rendez-vous de l'agriculture française et mondiale, par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage en partenariat avec l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
24/02/2008
14:16
Le Synpics s'installe chez Madiambal
Les travailleurs du groupe Avenir communicateur ont récemment mis sur pied une section syndicale affiliée au Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics). L'installation de cette section s'est déroulée dans les locaux du groupe sous la supervision de deux membres du bureau exécutif national (Ben) du Synpics, au cours d'une assemblée générale, précise un communiqué reçu à l'APS. |
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