Modification de l’article 27 de la Constitution et éventuelle «forfaiture» : Niasse et Cie sur la défensive
Les leaders de la Coalition alternative 2007 se sont réunis mercredi dernier sous la présidence de Moustapha Niasse et en présence d’Amath Dansokho, longtemps indisposé pour cause de maladie. Une présence qui, dit-on, a été saluée par l’ensemble de ses camarades qui se réjouissent de son retour dans les activités politiques de la Coalition.
Source : Le Quotidien Au cours de cette réunion, plusieurs points de la situation nationale ont été étudiés. Selon Massène Niang du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), porte-parole du jour, les leaders se sont indignés de «la gravité de la situation nationale, qui impose en urgence une cohésion nationale et un esprit de solidarité et de rassemblement». Pour eux, il y a bien une alternative : il suffit juste de mettre les hommes compétents en lieu et place des «médiocres» qui, à leur avis, usent et abusent de la politique politicienne depuis la survenue de l’Alternance en février 2000. Par rapport à la conjoncture actuelle, M. Niang estime que «les solutions proposées par le régime actuel ne sont pas adaptées pour le règlement des problèmes que vivent les Sénégalais». L’exemple de la Goana constitue pour Moustapha Niasse et Cie une «diversion». Ainsi, Massène Niang donne rendez-vous aux Sénégalais dans 45 jours, au moment de faire le bilan de la première étape de cette initiative du chef de l’Etat. Il rapporte qu’au niveau de la Ca 2007, ils ne se font aucune illusion : «Un projet qui n’a pas été bien préparé ne peut donner les résultats escomptés.» Sur un autre registre, les pénuries et délestages qui secouent les Sénégalais ont été aussi au centre de cette réunion. Cette situation «particulière» «inquiète» au plus haut point la Ca 2007. Pour ce qui concerne le riz, M. Niang est sans équivoque : «Nous disons que la crise est toujours là.» Pour lui, cette situation découle tout simplement du non-respect des engagements du gouvernement de Wade de payer la subvention en raison de 40 francs le kilo après vente aux commerçants. A la lecture des «agissements» de certains des commerçants, M. Niang met tout sur le compte d’un gouvernement qui a ouvert les brèches. «Nous craignons que le régime de Wade crée un réseau d’affaires qui bloque le paiement des subventions pour affaiblir les importateurs traditionnels de riz pour, ensuite, créer ses propres hommes d’affaires», ajoute-t-il. Qui assure qu’il n’y a aucun problème d’approvisionnement sur le marché international qui puisse créer une telle situation. Avant de souhaiter : «Il faut qu’ils se mettent autour d’une table pour évaluer les stocks de riz et s’accorder sur le paiement des subventions.» gaz et electricite Pour le gaz, la Ca 2007 déplore l’absence d’un stock de sécurité et l’achat «par compte-gouttes» de combustibles pour la Senelec, qui peine à éclairer correctement les ménages. Et geint M. Niang : «Les délestages bloquent aussi les activités des entreprises.» Mais ces blocages, de l’avis du porte-parole de la CA 2007 sont surmontables, si «l’Etat accepte de revoir son comportement, en commençant d’abord par arrêter les voyages incessants de Wade». A ce propos, Massène Niang évoque la location d’un avion et s’interroge sur l’appartenance de cet avion. «Il faut qu’il nous dise quel avion il loue à chaque voyage» car, «nous soupçonnons que c’est l’avion qu’on déclarait avoir acheté qu’on est en train de louer». Aussi, les leaders de la Ca 2007 se sont «préoccupés» de la vente des actions de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale. Une vente qualifiée «d’injuste et injustifiée». «C’est illégal parce que nous avons des informations comme quoi les conseils d’administration ne se sont pas réunis pour autoriser ces ventes», crie Massène Niang. Sur l’article 27 de la Constitution en passe d’être modifié, Massène Niang déroule : «Nous pensons que cette forfaiture cache un objectif non révélé.» Pour eux, en voulant changer la durée du mandat présidentiel, Abdoulaye Wade «vise son propre septennat». Avant de se rassurer : «Nous avons été départagés par les constitutionnalistes qui ont tous été unanimes que seule la voie référendaire est normale.» D’autant plus que, selon M. Niang, le Parlement n’est pas crédible pour voter cette loi : «La majorité des membres du Sénat sont choisis par le chef de l’Etat, l’Assemblée nationale a été élue par 20% de l’électorat.» Convoquant au passage, la jurisprudence française avec le président Chirac qui a œuvré pour la diminution du mandant à 5 ans par voie référendaire, M Niang prévient : «Nous lançons un avertissement aux institutions et contre-pouvoirs qui sont dans ce pays et particulièrement, au Conseil constitutionnel pour qu’il prenne ses responsabilités et use du droit.» En ce qui les concerne, il assure : «Nous les politiques, nous prendrons nos responsabilités, nous allons nous concerter et voir quelles actions mener contre Wade et son régime.» Samedi 19 Juillet 2008 - 11:36
Lu 2494 fois
Nouveau commentaire :
|
Dans la même rubrique :
|
||||||||||||
|
Nouvel Horizon Senegal Basket Socialisme-Républicain gorgui.com Ouest-TV Le sénégalais senefoot.com Ali Haidar
Plan du site
|
|||||||||||||











