Si l'équipe nationale du Sénégal a marqué, d'une pierre blanche, l'année 2002, Bocandé y est pour beaucoup de choses. Adjoint de Bruno Metsu, à l'époque, l'ex-capitaine des Lions a joué un rôle central dans l'éclosion de la bande à El Hadj Diouf, cette année où, pour la première fois de l'histoire, le football sénégalais a été vice-champion d'Afrique à la Can malienne, derrière le Cameroun, puis quart de finaliste de la Coupe du monde, quelques mois plus tard, en Corée et au Japon.
La proximité de Jules avec les partenaires de Khalilou Fadiga qui le considéraient comme un père spirituel, a été déterminant, dans les exploits de la tanière, à l’époque.
Réagissant à l'annonce de la disparition de Bocandé, le gaucher magique a été complètement dérouté par cette triste nouvelle.
« C'était notre tonton, quand on allait à la coupe du monde Corée/Japon 2002. C'est difficile », dira Fadiga, en pleurs sur la RTBF, la télévision belge, lundi. Sous le choc, le depostaire du jeu des Lions dans les années 2002 s'est souvenu de sa première rencontre avec Jules Bocandé, au Parc des Princes, sous les couleurs du PSG, alors que lui, âgé de 13 ans, jouait chez les jeunes de l'équipe parisienne. « Quand j'avais 12 ans et qu'il jouait au PSG, je voulais tellement lui ressembler », confie Kali qui héritera, quelques années plus tard, du numéro 10 de Bocandé, en équipe nationale de football du Sénégal.
A l'instar de l'ancien milieu offensif gauche de l'Aj Auxerre, Souleymane Camara, membre de cette même génération dorée, a fait part de sa tristesse, lorsqu'il a su la nouvelle. Petit Jules garde beaucoup de souvenirs de Grand Jules qu'il aura beaucoup côtoyé, lorsque ce dernier secondait Metsu.
« Avec Amara [Traoré], il était toujours là pour moi, pour un conseil et pour me replacer, afin que je puisse améliorer mon adresse devant le but », renseigne Souleymane Camara, dans les colonnes de l'Aps.
« Aux entraînements, comme à l’hôtel, ils n’hésitaient pas à venir me voir. Amara et Jules étaient souvent derrière moi. Ils étaient très généreux, jamais avares en conseils », s’est-il souvenu.
Amadou Lamine MBAYE
REWMI QUOTIDIEN