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Mouhamadou Cissé, D.G de la Douane : « Nous engagerons des réformes... »

le Lundi 1 Février 2010 à 02:56 | Lu 1832 fois



Mouhamadou Cissé, D.G de la Douane : « Nous engagerons des réformes... »
Mouhamadou Makhtar Cissé, le nouveau Directeur Général de la Douane sénégalaise, lors de la célébration de la Journée mondiale de la Douane, avait émis le vœu d’asseoir un partenariat durable et serein entre l’administration qu’il dirige et l’Entreprise. En visite de courtoise au mouvement patronal le MEDS, il a défini pour Rewmi Quotidien, ses priorités pour la Douane et l’Entreprise, mais aussi son avis sur la réforme du Code des douanes et sa modernisation.

Rewmi Quotidien : Pourquoi cette rencontre Meds/Douane ?

M.M.C : Nous étions venus rencontrer le Bureau du Mouvement des Entreprises Du Sénégal sur invitation, dans le cadre de nos visites de prise de contact avec les organisations patronales. Cette invitation nous a permis de découvrir que derrière le sigle Meds se cache une réalité diverse et vivante. Ce sont des actes de nature à renforcer le climat de confiance qui doit exister entre la Douane et les entreprises.

Une économie c’est : les entreprises qui se battent, se développent. Et le rôle de l’administration qui est au service de l’économie est justement de les aider à se développer. Nos missions peuvent sembler contradictoires parce qu’il y’a un volet recherche et confrontation de la fraude, mais pour les entreprises qui travaillent, qui sont en règle, nous sommes des partenaires et non des ennemis.

R.Q : Qu’est ce que le Partenariat Douane/Entreprise ?

M.M.C : Pour qu’il ait partenariat, il faut se parler. C’est ce qui peut briser le mur de méfiance entre la Douane et les entreprises, qui ne sont pas des réalités antinomiques mais complémentaires.
Il y’a un intérêt qui nous transcende qui nous surplombe tous : c’est le développement du Sénégal. Les entreprises, la Douane et les impôts sont au service de cet intérêt, celui du Sénégal. Donc ces administrations ne sauraient être contre les entreprises qui créent des richesses qui créent des emplois. Nous étions venus témoigner ce respect que nous leur devons pour le travail qu’ils font pour l’économie pour les sénégalais.

Quand la douane rencontre le patronat, il faut forcément s’attendre à échanger sur les difficultés. Les patrons posent des problèmes qui sont reconnus et pris en charge et souvent ces revendications tournent autour du code des douanes jugé souvent répressif par certains de ses aspects, les lenteurs dans les procédures.

R.Q : Les difficultés et solutions ? Où en est Gaïndé 2010 ?

M.M.C : Nous avons apporté des réponses pas pour rassurer, mais des réponses conformes à la réalité. Parce qu’il faut rassurer sur du concret. Les procédures sont déjà allégées et cela va continuer ainsi, mais surtout sécurisées.

Parce qu’il faut concilier deux principes qui souvent dans les transactions sont contradictoires : la rapidité et la sécurité.

Les hommes d’affaires veulent aller très vite mais nous nous voulons aller surement, pour protéger l’économie, pour sauvegarder l’intérêt du trésor Public. Il y’a un équilibre à trouver nous nous y attelons.

Dans le cadre du déploiement du système informatique, le déploiement de Gaïndé 2010 a déjà commencé à travers le bureau de Dakar-Pétrole. Il est en train de se poursuivre au niveau du Port de Dakar ou nous avons les deux grands bureaux du môle 2 et du môle 8.

Avec l’outil informatique, il y’a à coup sur un gain de temps appréciable au profit des entreprises mais aussi de la Douane qui pourra collecter des recettes plus rapidement et de façon plus sécuriser.

R.Q : La réforme sur le Code des Douanes ?

M.M.C : Sur le code des Douane, nous engagerons des réformes, car le code protège d’abord les entreprises et ses vocations.

Il y’a des cas de fraudes de bonne ou de mauvaise foi, mais prenons acte de la bonne foi que beaucoup d’entrepreneurs nous certifient, nous sommes conscients qu’il y’a des efforts à faire. Mais la seule limite que nous nous garderons de franchir est de faire une réforme qui pourrait mettre l’économie en danger.

Nous garderons des dispositions qui garantissent une certaine sécurité des transactions et des recettes du trésor public.

Nous sommes tous des sénégalais qui aimons notre pays, eux pas plus que nous, autour de grandes discussions nous pouvons trouver des solutions au profit du Sénégal.

Lundi 1 Février 2010 - 02:56