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Musique et Clip Coumba Gawlo peut mieux faire !le Mardi 4 Août 2009 à 09:52 | Lu 4964 fois
Il n’y a aucun doute. C’est une femme qui a beaucoup de fans, qui fait beaucoup fantasmer, mais pour une musicienne, ça se pose là . Pour ne pas dire que Coumba Gawlo, malgré le renom, a trop de limites. Même face à un public peu regardant qui ne réclame que le son d’un tama, pour couronner un roi
Musicalement Coumba Gawlo, malgré plus d’une dizaine d’années de présence sur la scène, n’a pas encore d’identité propre. Et ce ne sont, ni les interviews -fleuves, ni les manières de blanche qui pourront contribuer à bâtir l’artiste. Il faut beaucoup plus. En effet, depuis «Seytané», son premier album qui date de 1996, à moins que ce ne soit «Yomalé» en 1998, l’on ne peut dire que la jeune chanteuse a effectué des pas de géants, dans son métier. Elle n’a plus rien produit qui ait une allure particulière, style propre, un cachet authentique. Toujours cette impression de déjà entendu ou ce petit goût d’inachevé dans l’exécution de la chanson. . Nous ne parlons pas de succès. Coumba en a bien connu. Elle a même connu plusieurs réussites dans l’ensemble de l’œuvre, mais cela n’a rien à voir. Nous parlons plutôt de recherche, de travail en profondeur, de consécration dans l’effort, de création et d’originalité. Certes, intelligente, belle comme tout, charmeuse, belle voix et opportuniste à souhait, elle sait créer l’événement beaucoup mieux que certains de ses pairs, pourtant appréciés par des mélomanes peu exigeants. Mais la plupart du temps, c’est un coup de bluff. Une sorte de duplicata-marketing, et d’exploitation judicieuse du travail des autres. Et les exemples pullulent. Il suffit de voir comment, plus de 40 ans après l’auteur, elle a adapté Pata Pata de Myram Makéba pour en faire un hit mondial. Ou alors, comment, toujours 40 ans plus tard, elle a ressuscité et raté Ottis Redding dans «FA FA FA FA FA». Ou enfin, comment, actuellement, elle prétend rendre hommage à Joséphine Baker, 34 ans après la mort de l’artiste américaine. En réalité, la combine de Coumba est assez simple. Elle exploite des artistes, de préférence dans l’autre monde, et dont la génération actuelle a peu entendu parler, contrairement à elle, très tôt initiée. Du fait qu’elle a baigné dans un milieu artistique dès sa tendre enfance, et que la jeunesse actuelle est nulle en musique, elle favorise les exhumations. Elle copie des œuvres dont les auteurs sont bien loin. Autrement, ce sont des platitudes musicales modernes comme on en voit tous les jours dans les télés privées actuelles, réputées manquer de culture et d’imagination. Et si vous voulez des exemples ? En voilà à gogo : Rappelez-vous simplement les tubes gratuits de vulgarité qu’étaient «Sa li, Sa lé», «Ma yeur li nga yor», «Bine Bine»…C’est là , le vrai répertoire de Coumba. Qui, paradoxalement, grade toujours intact un talent qui peut lui valoir beaucoup de motifs de satisfaction, si elle consentait à fournir plus d’efforts dans la recherche. En attendant, Coumba vient de boucler le tournage du clip de la vidéo «mbeuguel», qui, selon elle, est l’une des chansons préférées du public, tirée de son album «Dieureudieuf». Pour l’artiste, c’est un clip très fort, du point de vue de la conception, de l’image, des costumes, du style, parce que la chanson est très forte, de par son intro, les tonalités vocales et les sonos. Nous, on veut bien. Nous disons bravo. Mais Dieureufeuf, ce n’était pas déjà en février……2007 ? Mardi 4 Août 2009 - 09:52
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