NOGAYE EBOUILLANTE LA FEMME DE SON BEAU-FRERE Et retrouve la prison pour 3 mois

le Mercredi 18 Juillet 2012 à 07:51 | Lu 751 fois



Les femmes sont incorrectes et leurs maris irresponsables, d’après le tribunal. Qui devait juger, hier, l’affaire de coups et blessures volontaires, avec préméditation opposant Nogaye Kanté et Coura Diop. Dans cette querelle de chignons, la première nommée a ébouillanté la dernière, pour une histoire de casseroles déplacées.


NOGAYE EBOUILLANTE LA FEMME DE SON BEAU-FRERE Et retrouve la prison pour 3 mois

Reconnaissant la culpabilité de Nogaye, le procureur a demandé au tribunal de disqualifier les faits, en coups et blessures volontaires, seulement, afin d’écarter la préméditation, et a requis une peine de 6 mois ferme. Une demande suivie par le tribunal qui condamnera la dame à 3 mois ferme, en plus du paiement de 300 000 frs, pour dommages et intérêts, au profit de la plaignante qui avait réclamé la somme de 600 000 frs, le prix de ses soins. Brûlée au dos, au second degré, d’après le certificat médial délivré par le médecin, elle a eu une incapacité de travail de 30 jours. Coura Diop a été ébouillantée par la femme du petit-frère de son mari. Les faits remontent au 7 de ce mois, après de multiples disputes enregistrées, avant cette date. Ce jour, nous dira la plaignante, en préparant le repas dans la cuisine, elle se fait appeler et, au moment de se tourner pour répondre, elle reçoit, sur le dos, une casserole d’eau bouillante. Nogaye venait de réaliser ses menaces. Sous la douleur, elle appelle à l’aide le mari de cette dernière. Sa version a été réfutée par la prévenue qui avancera avoir été victime de morsure au visage et au cou de la part de Coura qui, pas satisfaite, l’a retrouvée, ensuite ébouillantée. Mais, l’ayant vu venir, c’est au moment d’esquiver la casserole, que le liquide s’est versé sur le dos de sa victime. Elles ne partagent pas le même mari et pourtant, elles passent tout leur temps à se bagarrer. Nogaye Kanté et Coura Diop sont des femmes qui font de la cour de leur concession un ring. Leurs maris sont des frères, de même père et mère. D’après les deux dames, ces derniers sont de véritables complices, alors que leurs épouses ne peuvent pas se voir. Et pourtant, confie la prévenue, elles étaient de grandes amies. Mais, leurs bagarres sont tellement récurrentes que leurs maris, leur belle famille ne prennent plus la peine de les séparer. Cette situation a mis en rogne le président du tribunal qui accuse leurs maris de véritables irresponsables devant être poursuivis au même titre qu’elles. Le juge avait du mal à comprendre que des hommes, maitres de maisons, soient dirigés par des femmes qui n’ont pas encore atteint les 25 ans. Une situation qui peut être comprise car, à la fin de l’audience, le mari de la prévenue a pris ses jambes à son cou, sa belle-mère ayant menacé de lui faire la peau. Il n’était pas le seul sprinteur, son grand-frère, le mari de la victime, a été poursuivi par la même femme, avec des menaces et insultes. Ce qui fait subodorer une autre bagarre, celle devant opposer la belle-mère à ses deux beaux fils.
Fanta DIALLO

REWMI QUOTIDIEN

Mercredi 18 Juillet 2012 - 07:51


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