Nécrologie : Décès de Rose Dieng, première femme polytechnicienne en Afrique
La première femme polytechnicienne en Afrique, Rose Dieng, directrice de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) est décédée le 30 juin à Nice (sud de la France), a appris l'APS, jeudi de source informée.
Sénégalaise, âgée de 52 ans, Rose Dieng a été lauréate 2005 du prix Irène Joliot Curie décerné par le ministère français de la recherche et la Fondation EADS à la ''scientifique de l'année''. Source : Nettali Lycéenne à Dakar à Van Vollenhoven devenue lycée Lamine Guèye, elle collectionnait déjà les prix d'excellence. Elle a décroché le 1-er prix au Concours général en mathématiques, français et latin et le 2ème prix en grec, décroche la mention ''Très bien avec félicitations du jury'' en 1972 au Baccalauréat. Ensuite c'est à Paris qu'elle poursuit son aventure à Maths supérieure au Lycée Fénelon de Paris, puis, à 20 ans, elle intègre l'Ecole polytechnique où elle est la première représentante du continent africain. Mais c'est à l'école nationale supérieure des Télécommunications de Paris qu'elle ''va réellement s'épanouir et pouvoir réaliser ses projets scientifiques''. Dans un numéro paru en décembre 2006 de l'édition ''Les cahiers de l'alternance'' qui porte sur les ''Femmes au Sénégal'' elle est décrite comme une femme qui a dû ''surmonter les épreuves, franchir les étapes avant de faire partie des émigrés africains qui ont réalisé une brillante carrière professionnelle''. Le ministre français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a exprimé, dans un communiqué, sa ''profonde tristesse'' en apprenant le décès de Rose Dieng-Kuntz. Elle a salué ''la femme de sciences exceptionnelle dont le parcours a été exemplaire'' , cette brillante élève, première femme africaine à intégrer l'Ecole polytechnique, avant de devenir en 1985 ''un chercheur incontournable de l'INRIA''. ''Rose Dieng-Kuntz travaillait à l'émergence d'un web de connaissances partagées, elle travaillait pour nous tous avec l'audace et la conscience de la scientifique exceptionnelle qu'elle était'', souligne Mme Pécresse. La France et la science viennent de perdre un esprit visionnaire et un talent immense, ajoute le ministre. En 1995, avec l'explosion du web, sa mission était de mettre en forme des méthodes et des outils de logiciels qui permettront à des entreprises de partager leurs connaissances ; en quelque sorte de mettre en place une mémoire commune. Jeudi 03 Juillet 2008 - 18:55
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1. Posté par
lonf-khonss
le 03/07/2008 19:05
c'était un crack. plusieurs prix au concours général !
2. Posté par
crésus
le 03/07/2008 19:07
Rest in peace!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
3. Posté par
ZENG
le 03/07/2008 19:17
Toutes Nos condoleances à sa famille. Quelle grande Perte. Que Le Bon Dieu l’accueille dans Son Paradis Eternel.
4. Posté par
DADA devient CHE GUEVARA
le 03/07/2008 19:19
yalla nako yalla yeureum té yékhé gnou té ablaye wwade wathie nguour gui
5. Posté par
Fils Papa
le 03/07/2008 19:20
Donc nous avons d'autres exemples que "Goudi Town" et "yenguel moto". Heureusement parce que j'étais désespéré. Il faut le dire donc à nos enfants. Et puis pourquoi Aïssatou Diop Fall ne l'a jamais invitée à "Sortie" sur Walf?
6. Posté par
pape
le 03/07/2008 19:33
Que la terre te soit legere, repose en paix, Rose Sophie Fatima Dieng!
7. Posté par
waly Faye
le 03/07/2008 19:44
Je m'incline devant la mémoire de cette brillante intelectuelle sénégalaise. Je prie pour que le bon DIEU l'acceille au paradi Amen.
8. Posté par
koumpeu
le 03/07/2008 20:31
Hiers je parlais d elle à mon neveu qui va faire prepa.Je la citais comme exemple et ne demandais ce qu elle etait devenue.Ma stupefaction a ete totale en ouvrant la page rewmi et de tomber sur cette trrible nouvelle.Elle a ete notre fierte nous senegalais à l epoque etudiants en france.Que Dieu l acceuille à son pararis .Mes condoleances à toute sa famille.
9. Posté par
aba
le 03/07/2008 21:07
Rose Dieng a passé le bac la même année que moi. Cette année là elle a été la meilleure élève du Sénégal. Elle l'avait prouvé en remportant les prix les plus convoités au concours général : Mathématiques, Grec... J'ai suivi de loin son parcours : prépa et X. J'ai toujours été fier d'elle et il m'est arrivé quelquefois de lui envoyer un mail, par le biais de son institut de recherche. Ce que je lui disais en substance, c'était que je la remerciais pour l'image qu'elle donnait du noir et de la femme noire. Ce matin c'est un choc que j'ai reçu en découvrant sa photo dans le journal de ce matin. Toutes mes condoléances à ses parents, ses enfants, si elle en avait, et à tous ceux, comme moi, l'ont admirée et aimée sans pourtant la connaitre. Cette femme était exceptionnelle. Que la terre lui soit légère.
10. Posté par
diaw
le 03/07/2008 21:13
je bosse à l'INRIA de paris Rocquencourt qui est la direction generale des INRIA de France ; un vibrant hommage lui a été rendu hier par toute la direction et le personnel de l'inria paris;
http://www.galsenweb.com
11. Posté par
passant
le 03/07/2008 21:31
Mes condoléances
12. Posté par
Samory Toure
le 03/07/2008 21:37
Une vraie Lionne vient de partir.
"Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon coeur d'une langueur monotone." Paul Verlaine. C'était notre référence. Comment se fait-il qu'on ne l'a su qu'aujourd'hui. Donnons son nom à des avenues, des monuments Femmes sénégalaises. Voilà votre modèle. Que Dieu le Tout Puissant l'accueile dans son Al Diana. Gary Mawdo. Rose Dieng
13. Posté par
senegalais_strasbourg
le 03/07/2008 22:10
Toutes mes condeleances;
J'ai devant moi une de ses œuvres que je viens d'acheter pour mes travaux. J'ai profité aussi de beaucoup de ses articles pour ma these, et j'ai connu son nom juste sur INTERNET. C'est vraiment une grande perte pour le monde universitaire.
14. Posté par
helk
le 03/07/2008 22:32
paix à son âme, amen
15. Posté par
Ladydi
le 04/07/2008 00:46
Rose Dieng, intelligence naturelle
SÉNÉGAL - 2 avril 2006 - par PROPOS RECUEILLIS PAR COUMBA DIOP La lauréate du prix Irène-Joliot-Curie 2005 nous décrit une de ses journées de travail au parc technologique de Sophia-Antipolis, près de Nice. Et revient sur son itinéraire. Directrice de recherche à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), Rose Dieng s’est vu décerner par le ministère français de la Recherche et le groupe EADS le prix Irène-Joliot-Curie 2005 en décembre dernier. La récompense remise à la Sénégalaise distingue chaque année une femme qui s’est affirmée par son parcours et sa contribution à la science. Rose Dieng, 49 ans, responsable du projet Acacia (Acquisition des connaissances pour l’assistance à la conception par interaction entre agents), nous raconte une de ses journées tout en revenant sur son itinéraire. « J’arrive en général vers 9 h 30 sur mon lieu de travail. La première chose que je fais, c’est dire bonjour à mes collaborateurs. Ensuite, je m’installe à mon bureau. Si je rentre de mission, je m’enquiers des choses importantes arrivées pendant mon absence. Puis je passe à la lecture des courriels. Comme j’en reçois énormément, j’essaie de repérer les plus urgents afin de les traiter rapidement. Ensuite, je planifie mes réunions de la journée. Il s’agit le plus souvent de réunions de thèse avec un de mes doctorants. J’encadre en effet six étudiants. Certains sont en fin de thèse, d’autres dans la période de rédaction. Je discute avec eux, apprécie les articles ou le chapitre de thèse qu’ils ont rédigés, ou examine leurs travaux depuis notre dernière réunion. Je leur donne des conseils sur des points qu’ils ont trouvés difficiles et leur recommande des articles. Ces entretiens durent souvent une heure ou deux, puis j’enchaîne sur d’autres réunions avec toute l’équipe du projet Acacia. Celle-ci, qui comprend une quinzaine de personnes, est constituée de chercheurs permanents, d’ingénieurs externes et de doctorants. Nous examinons attentivement les travaux soumis par la personne que nous recevons : un doctorant, un ingénieur sur contrat ou quelqu’un qui vient d’achever un stage de plusieurs mois. Ces séminaires, qui s’apparentent à des brain-stormings, sont toujours très intéressants. Nous posons des questions, émettons des idées, obligeons celui ou celle qui est en face de nous à approfondir une partie donnée, lui suggérons d’aller rencontrer quelqu’un qui pourrait l’intéresser par son métier. Parfois, j’ai d’autres réunions dédiées à un projet européen auquel on participe. Selon les jours, je rencontre aussi des personnes de l’extérieur, des industriels ou des universitaires à qui je présente des travaux de l’équipe. « Après avoir consacré une bonne partie de la matinée à ces réunions, j’essaie de m’isoler pour réfléchir et travailler seule sur un projet scientifique ou pour répondre à des sollicitations. Je m’enferme alors dans mon bureau, qui est un peu mon second domicile. Cela étonne beaucoup de gens que je n’ai pas accroché mon diplôme sur le mur de mon lieu de travail. Après avoir beaucoup hésité, j’ai décidé de le laisser chez moi, car l’idée que des visiteurs puissent le voir me gênait. De toute manière, les murs de mon bureau sont déjà ornés de posters du désert, que j’ai découvert à l’occasion d’un voyage au Maroc. Depuis, je suis fascinée par cette immensité, qui ramène l’être humain à bien peu de choses. J’ai aussi collé l’affiche d’Intelligence artificielle, le film de Spielberg, ainsi que de nombreuses cartes représentant les endroits où j’ai donné des conférences dans le monde : Japon, Australie, États-Unis, Canada, un peu partout en Europe. Ces conférences correspondent aux résultats de nos travaux, et je les trouve passionnantes. Je ne pourrais plus m’en passer. Et dire qu’adolescente je rêvais d’être écrivain ou médecin ! La vie en a décidé autrement. « C’est parce que j’étais une excellente élève en terminale que mes professeurs m’ont suggéré de faire les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques bien que je fus aussi bonne dans les matières littéraires que scientifiques. La raison ? Il est plus facile de retourner aux lettres si on opte pour des études scientifiques que l’inverse. J’ai donc fait math sup. et math spé. au lycée Fénélon à Paris avant d’intégrer l’École polytechnique que j’ai choisie pour la diversité au niveau des matières. Intégrer l’X a eu un énorme impact dans mon pays d’origine. Pas seulement parce que j’étais la première Africaine à entrer dans cette école, mais parce que j’avais obtenu les 1ers prix en mathématiques, en français, en latin, et le 2e en grec au concours général sénégalais 1972. À l’époque, on en avait tant parlé qu’en allant en classe préparatoire en France je me sentais investie d’une mission. Tout le Sénégal comptait sur moi ! Je garde en tout cas un bon souvenir de l’X. D’accord, c’est une école militaire, car on porte un uniforme, mais les matières étaient nombreuses et les professeurs remarquables. De plus, étant étrangère, j’ai échappé au service militaire obligatoire de la première année. Cela dit, j’ai, comme tout le monde, eu droit aux sept heures de sport hebdomadaires. C’était le côté martial ! « Après Polytechnique, j’ai choisi d’aller à l’École nationale supérieure des télécommunications. L’ambiance y était très chaleureuse et j’en garde aussi un excellent souvenir. J’ai achevé mes études par un DEA et une thèse en informatique qui m’ont confortée dans ma décision : celle de me consacrer à la recherche. Pour tout dire, je m’y intéressais déjà quand j’étais étudiante à l’X. Là-bas, la plupart des professeurs avaient des activités de recherche, et la façon passionnée dont certains en parlaient m’avait séduite. « En faisant de la recherche, ne développe-t-on pas les connaissances les plus pointues d’un domaine ? Pour moi, en tout cas, c’était une évidence, la rigueur et le questionnement ayant toujours fait partie de mes valeurs. Pendant cette dernière année de thèse, j’ai énormément hésité : devais-je rentrer au Sénégal ou rester en France ? En venant faire mes études à Paris, j’étais certaine de rentrer dans mon pays une fois celles-ci achevées, car mon objectif était simplement de faire le plein de connaissances pointues. Malheureusement, à l’époque où j’étudiais l’informatique, il n’existait rien au Sénégal dans ce secteur. J’ai finalement opté pour la France tout en restant attachée à mon pays dont j’ai conservé la nationalité. « Mon premier emploi, je l’ai décroché chez Digital Equipment Corporation (DEC), où je travaillais sur l’intelligence artificielle. Quelque temps plus tard, j’ai rejoint l’Inria, à Sophia-Antipolis. C’était en 1985. Moi qui avais toujours vécu à Paris, j’ai découvert avec plaisir cette région magnifique qu’est la Côte d’Azur. L’année 1992 reste une étape importante dans ma carrière, car c’est l’époque où j’ai créé un nouveau projet sur l’acquisition des thèmes de connaissances. Je devenais ainsi la première chercheuse à créer un projet à l’Inria et la deuxième femme chef de projet. « L’heure du déjeuner arrive souvent trop vite. Je suis toujours surprise lorsque mes collègues frappent à ma porte pour me proposer d’aller manger avec eux. Je suis tellement concentrée sur ce que je fais que je ne vois pas le temps passer ! Je leur promets de les rejoindre, mais un quart d’heure plus tard je suis toujours devant mon ordinateur. Au bout du troisième “Rose, on t’attend !”, je vais enfin les retrouver au restaurant de l’Inria. Certains jours, je leur fausse compagnie pour avaler un sandwich avant d’aller faire du yoga dans l’enceinte de l’Inria. Le yoga, je le pratique depuis des années. C’est très important pour moi. Cette discipline me permet de rester sereine même si je suis d’une nature calme et cool, comme on dit. J’aime son aspect réflexion et retour sur soi. Les postures peuvent sembler difficiles au départ, mais c’est tellement agréable au final ! On ferme les yeux, on respire autrement, et on vit pleinement ce moment où on est seul avec soi-même, sans compétition... « Après le déjeuner, il peut m’arriver d’avoir un rendez-vous pour participer au montage d’un projet avec des collègues industriels et universitaires. Dans le cas contraire, je donne des cours à des étudiants. Je consacre l’après-midi en général à des relectures de thèses et de documents. À moins que je ne m’isole pour écrire des articles. Parfois, je m’octroie une pause et déguste les gâteaux ou les chocolats apportés par un des membres de l’équipe. Sinon, je vais au distributeur prendre un petit thé, un chocolat chaud, ou je passe faire un brin de conversation dans le bureau d’un collègue. Dans tous les cas, la récréation ne dure pas longtemps. « Je quitte mon bureau entre 19 h 30 et 20 heures pour rentrer chez moi et retrouver mon mari. Nous dînons ensemble à la maison ou au restaurant. Il nous arrive aussi d’aller à l’opéra. Mes œuvres préférées ? Don Giovanni, de Mozart, et Rigoletto, de Verdi. J’aime bien écouter de la musique latino-américaine aussi et j’adore Youssou Ndour et Ismaël Lô. Généralement, si on ne sort pas, je me mets au lit avec un livre. En ce moment, je lis Nous les dieux, de Bernard Weber, un auteur que j’aime beaucoup. Lorsque je suis trop fatiguée pour bouquiner, je m’endors très vite, vers 22 heures. » Vie bien remplie. Que Dieu t'accueille au Paradis. Tu as vécu le temps d'une rose. Nous femmes sénégalaises faisons de toi notre référence. 29/06/2008 Lancement de la Samand LX 29/06/2008 Les assises nationales mal parties 29/06/2008 Echec des emprunts d’Etat 22/06/2008 Vers la fusion CBAO-Attijari Bank 22/06/2008 Trois escrimeurs aux jeux Olympiques de Pékin LES ANNÉES WADE Bilan, à mi-mandat, des "années Wade". LES RAISONS D'INVESTIR Le Sénégal semble avoir toutes les cartes en main pour passer à un stade de développement supérieur. Face à Robert Mugabe, quelle position l’Union africaine doit-elle adopter ? Elle doit déclarer son régime illégitime et le sanctionner Elle doit faciliter la formation d’un gouvernement de transition au Zimbabwe Elle doit soutenir le président zimbabwéen Je ne sais pas Index du site - Syndication RSS - Index articles Groupe Jeune Afrique - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation La revue pour l'intelligence du monde - Afrique magazine - Les éditions du Jaguar - The Africa report © Jeuneafrique.com 2008
16. Posté par
Lamine Dieng
le 04/07/2008 01:52
Rose Fatima Dieng,
Repose en paix! Que Dieu t'accueille au paradis! Je suis confus! J'ai tellement de choses dans le coeur, mais ce n'est pas l'endroit pour les dire! Lamine Dieng
17. Posté par
moustapha caab sow
le 04/07/2008 03:37
regrettons la perte cruelle pour la science en afrique et dans le monde de notre frangine rose et prions dieu de l'aceuillir au paradis.amen
18. Posté par
L'Alchimiste
le 04/07/2008 10:57
Le minimum à faire ici au Sénégal est de rebaptiser l'ESMT et la Fondation Sonatel en leur donnant son nom.
A lire et méditer : Rose Dieng-Kuntz : savoir, mémoire et partage source : http://interstices.info/rose-dieng-kuntz 22/05/06 Première femme africaine admise à l'École Polytechnique, deuxième femme responsable d'une équipe de recherche à l'INRIA... Rose Dieng-Kuntz est avant tout une scientifique passionnée par son domaine de recherche : les systèmes d'acquisition, de gestion et de partage des connaissances. De son père, Henri Dieng, elle a appris « le sens du travail et de l'effort ». Naturellement, Rose est une élève brillante. Après un parcours sans faute au lycée Van Vollenhoven, l'un des mieux cotés de Dakar, elle obtient en 1972 le premier prix au Concours général sénégalais en mathématiques, en français, en latin, et le deuxième en grec. Rose Dieng-Kuntz L'année suivante, elle décroche sans surprise la mention très bien avec félicitations du jury au baccalauréat scientifique. Sur les conseils de ses professeurs, et grâce à une bourse de coopération, elle qui aurait aimé devenir écrivain ou médecin atterrit en « maths sup », en France. En 1976, âgée de vingt ans, elle devient la première femme africaine admise à l'École Polytechnique. Suit un diplôme d'ingénieur de l'École Nationale Supérieure des Télécommunications, puis une thèse en informatique à l'université Paris Sud. Études qui la mèneront rapidement à l'INRIA, où elle est aujourd'hui directrice de recherche et responsable depuis 1992 du projet ACACIA. Elle vient de gagner en 2005 le Prix Irène Joliot-Curie, décerné par le Ministère de la Recherche et la fondation EADS à « la scientifique de l'année ». Entretien avec Rose Dieng-Kuntz mené par Anne Lefèvre-Balleydier. Vous avez commencé votre carrière dans le privé. Qu’y faisiez-vous ? J’ai rejoint Digital Equipment Corporation (DEC) pour travailler sur l'intelligence artificielle. Cela n’avait pas grand rapport avec ma thèse (j’y étudiais la spécification du parallélisme dans les programmes informatiques), mais c’était un domaine qui m’attirait vraiment. Je l’avais découvert en lisant les ouvrages de Marvin Minsky, d’Elaine Rich, d’Edward Feigenbaum, de Bruce Buchanan ou de Jean-Louis Laurière, etc. Qu’une machine puisse raisonner comme un homme – c’était le cas du fameux système expert médical Mycin –, qu’elle soit capable d’apprendre, de comprendre la langue naturelle, cela me fascinait car c’était un véritable défi. L’expertise étant ce qu’il y a de plus difficile pour l’homme, c’est dans les systèmes experts que le challenge était d’après moi le plus grand. J’étais alors partagée entre l’envie de rentrer au Sénégal et celle de rester en France. Mais à l’époque, dans mon pays, la recherche en informatique était inexistante et je n’aurais pas pu mettre à profit toutes les connaissances que j’avais acquises. Or chez DEC, je pouvais travailler sur les systèmes experts – pour résoudre par exemple des problèmes de configuration. Et puis j’ai rencontré Pierre Haren. Il souhaitait constituer une équipe de recherche à l’INRIA Sophia Antipolis sur les systèmes experts. Son projet me semblait passionnant, et Pierre Haren était très intéressé par mon profil – nous avions d’ailleurs fréquenté le même lycée, le lycée Van Vollenhoven au Sénégal, où chacun de nous avait entendu parler des prix d’excellence continuels de l’autre... En 1985, j'ai donc quitté DEC pour l'INRIA. Quel était le projet de Pierre Haren ? Il s’agissait de développer des générateurs de systèmes experts. En règle générale, un système expert est constitué d’une base de connaissances – par exemple, en médecine, des connaissances médicales issues des études et de la pratique du médecin – et d’un moteur d’inférences capable d’exploiter cette base de connaissances pour mener des raisonnements et résoudre des problèmes – par exemple, mener un raisonnement pour trouver un diagnostic à partir des symptômes décrits par un patient et des résultats de ses analyses. Ici, avec le projet SMECI, l’objectif n’était pas de développer une application particulière, mais un outil générique permettant ensuite de construire toute une gamme d’applications : un système expert en conception de digues, ou un système expert en conception de bâtiment. Ce qui était intéressant, c’est qu’éventuellement, on pouvait ensuite travailler sur plusieurs bases de connaissances, en reposant sur les connaissances de plusieurs experts : j’ai toujours été séduite par l’aspect « multi »… Quelle était votre contribution dans SMECI ? J’étais chargée des explications : on souhaitait en effet un système expert capable d'expliquer son raisonnement à l'utilisateur. Pour moi, c'était quelque chose de fondamental. Car, plus que la « boîte noire » d'un système expert, ce qui me motivait et me motive toujours, c'est de pouvoir transmettre, partager des connaissances : c'est d'ailleurs avec cette idée que je suis venue en France au départ, en espérant faire profiter tous les Sénégalais de mon expérience. SMECI avait pour originalité d'offrir un langage de représentation hybride permettant à la fois de décrire des objets et des règles, mais aussi de fonctionner suivant un arbre de raisonnement avec des mécanismes de contrôle pour gérer des solutions alternatives. J'ai alors proposé deux approches. La première était de construire un second système expert (appelé système explicateur) capable, grâce à ses règles explicatives, d'analyser l'arbre de raisonnement du premier système expert. La seconde approche était de générer des formules temporelles pour étiqueter l’arbre de raisonnement et résumer ainsi les principaux points du raisonnement du système expert. En 1988, Pierre Haren a finalement quitté l'INRIA pour lancer ILOG, une start-up aux activités basées sur SMECI. Pourquoi ne l'avez-vous pas suivi ? Je préférais la recherche… Après son départ, le projet a évolué : c'est devenu le projet SECOIA dirigé par Bertrand Neveu. L'idée sur laquelle je travaillais personnellement, c'était de généraliser l'approche du système explicateur de SMECI, en faisant coopérer plusieurs systèmes experts. Il m’est alors apparu que pour obtenir de bonnes explications, mieux valait les préparer dès la phase d’acquisition des connaissances : si cette étape ne tient pas compte des explications ultérieures, on acquiert des connaissances opérationnelles pour raisonner et résoudre un problème, mais on n’acquiert pas forcément les connaissances de fond qui permettront au système d’expliquer pourquoi il a fait tel choix plutôt que tel autre. Je me suis donc intéressée aux systèmes d'aide à l’acquisition des connaissances. Et dans ce cadre, nous avons travaillé sur un outil d’acquisition s'appuyant sur des connaissances qualitatives et permettant de simuler le raisonnement du futur système expert. C'est de cette évolution vers l'acquisition des connaissances qu'est né en 1992 le projet ACACIA ? ACACIA doit énormément à Gilles Kahn et à Pierre Bernhard, alors respectivement président du comité des projets et directeur de l'unité de recherche INRIA Sophia Antipolis, qui nous ont soutenus à une époque où l'intelligence artificielle n'était pas très en vogue à l'INRIA. Ce projet est né de la rencontre avec Alain Giboin, un psychologue ergonome qui travaillait sur les systèmes didactiques. Ensemble, avec Olivier Corby, nous avons eu l'idée d'un projet visant à mettre au point des outils qui aideraient la phase d'acquisition des connaissances lors de la construction d'un système expert. Un projet que je voulais réussir à tout prix, en hommage à mon père qui venait de décéder. Grâce à son souvenir, même dans les moments les plus difficiles, je n'ai jamais perdu confiance. L'objectif était d'une part d'acquérir des connaissances provenant de plusieurs experts, et de l'autre d'acquérir des connaissances utiles pour préparer les futures explications que devrait fournir le futur système expert. Outil de comparaison multi-experts. Cet outil permet de comparer automatiquement les connaissances de plusieurs experts, par la comparaison des graphes. Il permet ainsi d'aider à la construction de connaissances communes à plusieurs experts (Image : Projet ACACIA). Pour la prise en compte de multiples experts, il fallait proposer des protocoles de recueil collectif des connaissances, savoir comment détecter les incohérences et déterminer les connaissances communes et les connaissances spécifiques aux différents experts… Nous avons alors proposé un modèle d'agents cognitifs pour guider l'acquisition de connaissances de plusieurs experts (c'était le travail de thèse de Sofiane Labidi), et pour représenter leurs connaissances, nous avons choisi le formalisme des graphes conceptuels. Les graphes conceptuels permettent de décrire des relations entre des objets, des entités, etc. et peuvent être visualisés sous une forme graphique conviviale pour l’utilisateur. On peut par exemple décrire et visualiser sous forme de graphe conceptuel un accident de la route intervenu entre un camion et un vélo sur une route départementale. En comparant les graphes décrivant les connaissances de plusieurs experts, il est possible de déterminer ce qu’il y a de commun et ce qu’il y a de différent, d’élaborer des stratégies pour résoudre les conflits et intégrer les différentes connaissances : on peut par exemple privilégier les connaissances les plus générales, ou au contraire les connaissances les plus spécialisées. Ces connaissances pouvaient-elles aussi provenir de documents ? Nous avons cherché le meilleur moyen d’intégrer documents et bases de connaissances, dans le cadre de la thèse de Philippe Martin, avec l’outil CGKAT (Conceptual Graph Knowledge Acquisition Tool). Dans les entreprises, il existe en effet beaucoup de documents pouvant servir de sources pour construire une base de connaissances. L’idée a été d’associer à ces documents des graphes conceptuels, permettant de décrire leur contenu sémantique. Ces graphes reposent sur l’ontologie du domaine concerné, c’est-à-dire la description des concepts manipulés dans ce domaine et des relations entre ces concepts. Nous avons alors choisi de développer une extension de WordNet, un dictionnaire développé par des linguistes du laboratoire des sciences cognitives de l'université de Princeton et pouvant être considéré comme une sorte d’ontologie de la langue anglaise. Nous avons pu appliquer CGKAT à l’accidentologie, en collaboration avec l’INRETS. Et cela m’a permis de retourner vers les langues, qui m’ont toujours attirée. Votre approche reposait-elle nécessairement sur les graphes conceptuels ? A l’époque, la méthode CommonKADS constituait une sorte de standard dans l’acquisition des connaissances. Nous l’avions d’ailleurs utilisée pour modéliser les connaissances des experts de l’INRETS en accidentologie. D’un autre côté, à l’INRIA, l‘équipe CROAP avait développé un logiciel, Centaur, capable de générer automatiquement un environnement de programmation dédié au langage dont on lui fournit une spécification. Nous avons donc choisi le langage de CommonKADS, CML, permettant de décrire de manière formelle des bases de connaissances. Puis nous avons spécifié ce langage dans Centaur de manière à générer un environnement pour CommonKADS, et en particulier un éditeur structuré dédié à CommonKADS. Enfin, nous avons adopté la même démarche qu’avec CGKAT, en partant cette fois des documents accessibles sur le web auxquels on associe des modèles d’expertise CommonKADS sur la base d’une ontologie décrivant le domaine : c’est le système WebCokace, développé par Olivier Corby et appliqué au développement d’un serveur de connaissances sur le pronostic et la thérapie du cancer du sein. Nada Matta l’a également appliqué à un serveur de connaissances sur la gestion de conflits en ingénierie concourante. Nous avons donc approfondi notre approche « documents + base de connaissances + ontologies » à la fois dans le monde des graphes conceptuels et dans le monde de CommonKADS. Cette époque est aussi celle où vous vous êtes tournée vers la mémoire d’entreprise… Notre équipe travaillait beaucoup avec des entreprises (Dassault-Aviation, Dassault électronique…) ou avec des centres de recherche tels que l’INRETS. Or nous avons constaté que ce qui les intéressait, ce n’était pas de construire un système expert qui pourrait raisonner et être consulté au même titre qu’un expert humain, mais plutôt de capitaliser les connaissances de l’entreprise et les mettre à disposition des employés. Il s’agissait donc toujours d’acquisition des connaissances, seule la finalité changeait. De ce fait, la mémoire d’entreprise est devenue le fil conducteur de nos recherches. Désormais, l’équipe ACACIA visait à offrir des méthodes et des outils qui permettraient à une communauté, une entreprise ou une institution de capitaliser et partager des savoirs. La mémoire, c’est d’ailleurs quelque chose d’essentiel dans la vie d’un homme, d’une communauté, d’une nation : ce qui blesse, ce qui détruit, c’est l’absence de mémoire. Au sein d’une entreprise, le web s’avère un fabuleux outil de partage de connaissances… C’est effectivement un formidable outil, grâce auquel le savoir peut aussi être transmis aux écoles et aux universités, même des pays les plus pauvres. Nous avions déjà pris en compte l’importance du web dans WebCokace. Mais en 1999, nos travaux ont pris un tournant important grâce à une notion lancée par Tim Berners-Lee : le web sémantique. Sur le web, vous trouvez en effet tout un tas de documents, d’images, autrement dit de ressources. Mais pour le moment, seuls les humains sont capables de comprendre le sens de ces documents : comprendre par exemple qu’un camion est un véhicule, une collision un accident, etc. L’idée du web sémantique, c’est donc de rendre explicite la sémantique des ressources du web, pour que des programmes informatiques puissent l’exploiter.Ce qui nous a conduit, en faisant l’analogie entre les ressources du web et celles d’une entreprise, à proposer ce qu’on appelle le web sémantique d’entreprise : c’est l’approche du système Samovar, développé dans le cadre de la thèse de Joanna Golebiowska avec Renault. Cette entreprise voulait capitaliser les connaissances accumulées lors de la conception de véhicules, et en particulier les problèmes qui avaient été rencontrés. Elle avait commencé à le faire sous la forme d’une base de données. Mais l’essentiel des informations de cette base de données se présentait sous forme textuelle, et si cette base représentait une mine d’informations, elle était très difficile à exploiter. L’idée a donc été d’utiliser des outils linguistiques pour analyser tous les champs textuels et construire de manière semi-automatique une ontologie décrivant tous les problèmes pouvant intervenir dans un projet véhicule. On pouvait ensuite utiliser cette ontologie pour indexer automatiquement les descriptions de problèmes figurant dans la base de données. Et l’on peut faire la même chose à partir de documents techniques, d’interviews d’experts, etc. Une fois l’ontologie construite, il faut encore pouvoir faire des requêtes… C’est ce que fait Corese, un moteur de recherche développé par mon collègue Olivier Corby, en exploitant l’ontologie et les annotations sémantiques (représentées au niveau interne sous forme de graphes conceptuels) pour retrouver des ressources plus pertinentes qu’avec des moteurs de recherche classiques. Exemple : avec un moteur de recherche classique, si vous cherchez des documents sur des accidents de véhicules, vous ne trouverez que ceux où les mots accident et véhicule apparaissent. Corese, lui, met à profit l’ontologie qui décrit les différents types d’accidents et de véhicules, ce qui lui permet de juger pertinent un document décrivant une collision (un type d’accident) entre un camion et un bus (deux types de véhicules). Le projet européen CoMMA a permis d’étendre Corese et de l’exploiter dans le cadre d‘une mémoire distribuée dans plusieurs bases d’annotations gérées par plusieurs agents logiciels coopérant : c’était le travail de thèse de Fabien Gandon. L’équipe ACACIA a pu appliquer Corese dans des domaines très variés (médecine, biologie, télécommunications, bâtiment, automobile…), que ce soit pour construire une mémoire de projets, pour la cartographie des compétences ou pour la veille technologique, etc. Et la start-up e-Core est en cours de création pour développer des solutions de gestion des compétences basées sur Corese. Structurer le dossier patient pour aider la coopération médicale entre acteurs d'un réseau de soins, c'est le but du staff virtuel basé sur Corese et développé dans le cadre du projet Ligne de Vie. Ce staff virtuel repose sur une ontologie pour décrire les symptômes, les analyses, les maladies pouvant être diagnostiquées et les traitements possibles. Il aide les différents médecins à raisonner de manière coopérative pour établir un diagnostic complexe sur le cas du patient et à prendre des décisions entre plusieurs choix thérapeutiques possibles, en argumentant sur ces choix (Image : Projet ACACIA). Le web sémantique d'entreprise est-il encore au cœur de vos recherches ? Nos recherches actuelles sont un peu une extension de ce web sémantique d’entreprise. Nous exploitons les ontologies pour améliorer des algorithmes de recherche sur le web, par exemple à des fins de veille technologique. Nous cherchons également à prendre en compte la manière dont évoluent au cours du temps une ontologie et des annotations. Nous essayons d’automatiser, au moins partiellement, la construction et l’enrichissement des ontologies ou des annotations sémantiques, par exemple à partir de sources textuelles ou à partir de bases de données. Nous étudions la gestion de multiples ontologies et de multiples contextes d’annotation. Le e-learning est pour nous un scénario très intéressant de gestion des connaissances. Nous commençons également à étudier l’apport des ontologies pour les services Web. Nous essayons d’impliquer les utilisateurs finaux lors de la conception et de l’évaluation de nos systèmes et d’offrir des interfaces ergonomiques. De manière plus générale, nous visons à améliorer la coopération entre entreprises et communautés via la constitution de « web de connaissances ». Et c’est en phase avec l'objectif visé par l'Europe d'évoluer d'une « société de l'information » vers une « société de la connaissance ».
19. Posté par
awa
le 04/07/2008 11:28
repose en paix ancienne de van vo
20. Posté par
azer
le 04/07/2008 11:36
c'est de ces citoyennes là que le SENEGAL a soif
MERCI Rose Dieng. Ta mission est bien remplie. Que DIEU vous acceuille dans son paradis
21. Posté par
meloman
le 04/07/2008 12:57
j'ai une très grande admiration pour ROSE DIENG ,une scientifique de rénom international ,la nouvelle de son "depart" me rend très triste ,elle avait encore tant de choses à nous apporter ,mais le bon DIEU as decidé autre,mes condolences sinceres à sa famille et à tous ses proches.REPOSE EN PAIX ROSE ..
22. Posté par
dioums
le 04/07/2008 13:19
que le bon dieu l accueille dans son paradis
et vraiment c est une perte pour la france j ai bien dit la frnace maisa pas pour nous les senegalais car la france n arete pas de nous voler et d intimider nos tetes
23. Posté par
léon
le 04/07/2008 14:34
nous étions dans la méme classe de Terminale C au Lycée Van vo; brillante élève ,fierté de notre promotion au bac de l'année1973 ,avec un autre qui s'appelle Souleymane Bachir Diagne aujourd'hui grand philosophe ,vous étiez les meilleurs ,les forts aussi bien en maths que lettres; la nouvelle de ton décès m'a rendu tès triste, à un moment ou tu avais plein de choses ,de connaissances à léguér a la jeune génération de notre pays le Sénégal ;nous te pleurons ,ton souvenir à jamais , prions Dieu le bon et miséricordieux de t'acceuillir dans son paradis ,te donner la récompense éternelle, mes condoléances les plus attristées à ta famille ,repose en paix jus qu'au jour ou nous nous reverrons ,REPOSE EN PAIX ROSE
24. Posté par
malcom x womenne
le 04/07/2008 14:49
inna ralahi wale hinna riryhi radjihonne que le bon dieu l'aceuille dans son paradis celéste AMINE. le sénégale et l'afrique tout entier a besoin de telle fils ou fille surtout au moment ou nous sommes en pleine crise de valeur nos chére enfants ne savent plus ou donner de la tête dans le monde ou nous sommes si vous ne sorté pas sur le petit écrans ou ds le monde du show-bis on dirait qu'ils son les seul à existé or nous avions des valeur sure ( ROSE tu et l'excéption qui comfirme la régle que le monde ds lequelle tu va soie plus rose que ce bas monde toutes mes condoléance je ne dirait pas a tout ta famille mais a toute le peuple africaine et senegalais comme je l'aivais dit lors du décés de notre pére feu KEBA MBAYE que le tout puissant aies son âme AMINE i y a
des figure qui n'appartient plus a leur famille mais a leurs peulple toute entiére que le bon dieu entent nos prier et fait en sorte que la geunes senegalaise et africaines faites partie de ces gences là AMINE repose en paix rose .
25. Posté par
ndoye marième coumba
le 04/07/2008 14:51
ma soeur que le bon dieu vous réserve un acceuil "trés grand" et que les femmes surtout les jeunes prennent le relais
reposez en Paix
26. Posté par
coumba
le 04/07/2008 15:10
MERCI Rose Dieng. Que Dieu t'accueille au Paradis
27. Posté par
reflex
le 04/07/2008 17:07
Que le bon Dieu l'accueille en son Paradis éternel .
Une bibliothèque qui brûle , lourde perte . A sa famille éplorée , nous vous transmetons nos sincères condoléances . Que la terre lui soit légère. AMINE
28. Posté par
Moustapha
le 04/07/2008 18:01
MES CONDOLEANCES A LA FAMILLE POLYTECHNICIENNE
MAIS JE ME POSE TOUJOURS LA QUESTION DU POURKOI ON LAISSE TOUJOURS LES PLUS BONS CADRES DU SENEGAL A L EXTERIEUR. SANS EUX LE SENEGAL NE SE DEVELOPPERA PAS.
29. Posté par
BBD
le 06/07/2008 14:23
A celle qui a été un exemple durant tout mon lycée et qui le demeure aujourd'hui plus que jamais , a celle que papa et maman ont tant de fois citée en exemple , a celle qui sans tambours ni trompettes "est venue , a vu , a vaincu " dans les hautes sphères de la recherche , un sincère hommage et tout mon respect . Que Dieu l'accueille en son Paradis en récompense à ses qualités d'humaniste et de scientifique au service de l'humanité .
30. Posté par
Sandrine
le 11/07/2008 10:49
Quelqu´un peut il me dire de quoi Rose souffrait? Merci
31. Posté par
deug deug
le 24/07/2008 02:18
jespere que la republique te rendra homage
un elephent est parti mes condoleances a sa famille ses enfants et son mari Nouveau commentaire :
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