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Ngaari Law replonge dans le festival de l'eau
Il faut se méfier de l’eau qui dort. C’est parti pour l’édition 2008 du festival de l’eau qu’organise chaque année l’artiste Abdou Thiam, plus connu sous le nom de Ngaari Law. Celui qui se veut « un artiste engagé auprès des populations du Sénégal et du Fouta en particulier » veut « replacer la culture au cœur de la problématique du développement, la chanson pouvant aider à mieux comprendre les thèmes porteurs comme l’environnement ou l’alphabétisation, les communautés visées étant en général analphabètes », a-t-il confié à Nettali lors d’un entretien exclusif.
Source : Nettali Pourquoi le thème de l’eau ? Ngaari Law explique que tout est parti d’un paradoxe. « Je suis né à Ngouye, à 2 Km de Pété, sur le Doué. Autant il y avait de l’eau à gogo, autant on interdisait aux gens de la consommer. A un moment, tous les forages du Diéri étaient en panne. L’abondance de l’eau dans le Fouta côtoyait, inexplicablement, sa rareté. De même, je me suis dit qu’il fallait lever certains tabous et trouver des explications rationnelles à certains problèmes. Ainsi, j’ai compris que les filles du Fouta fuyaient en partie l’école car des toilettes n’y existaient pas. Dans une zone où la pudeur a encore un sens, cela se comprend aisément. » Autre explication de Abdou Thiam : « quand Baba Maal a été nommé ambassadeur de bonne volonté du Pnud, il a d’abord pensé aux chanteurs pularophones. 28 parrmi eux se sont mis en réseau ; j’ai remarqué que les 25 étaient des pêcheurs, des Thioubalos. Cela veut dire que l’eau inspire. » Birago Diop ne dit-il pas : « Entends la Voix de l’Eau… » (Souffles). D’où vient l’argent ? « Ce sont les fonds du Festival mondial des Pays-Bas, lui-même financé par leur ministère des Affaires étrangères qui permet d’assurer l’organisation du festival de l’eau », révèle t-il. Allier musique et développement Dans sa démarche communicationnelle, il a toujours voulu « allier musique et développement » depuis 1989. L’artiste-musicien ne manque pas de rendre hommage à l’ancien président de l’Ong Enda, Jacques Bugnicourt qui lui a servi de « tremplin », de même que la fondation de France et la fondation pour le progrès de l’Homme. Ngaari Law se lance vraiment dans la mobilisation sociale en 1990 avec un programme de lutte contre le sida. L’année suivante, c’est l’excision qui le fait se démener comme il sait le faire si bien sur scène. Cette action culminera en 1997 avec le fameux clip « stop excision » produit par le photographe Bouna Médoune Sèye et le réalisateur Gora Seck. Cette campagne a été réalisée grâce à l’appui du comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles ayant un effet sur la santé de la mère et de l’enfant. En 1997, « Initiative Fouta », l’organisation de Abou Thiam, prend son envol et axe son action sur la lutte contre l’excision grâce à l’appui de la Fondation Prince Claus des Pays-Bas et du conseil régional de Saint-Louis. C’est ainsi qu’aura lieu le premier défilé de mode au Fouta avec la styliste Mame Faguèye (de Saint-Louis à Ourossogui) avec les prestations de Souleymane Faye et les autres grands noms du Yéla : Abou Djouba Deh et Athia Wélé, avec, bien sûr, le parrainage de Baba Maal. En 2002, Ngaari Law se permet « une folie » en organisant une grosse tournée (en 10 jours) entre Tamba, Goudiry, Kidira, Bakel et Matam, avec comme directeur artistique, Ibrahima Seck de « Bouki blues festival ». L’édition 2003 de « Initiative Fouta », tenue entre la capitale du nord et Matam verra la participation du plasticien Zulu Mbaye et de musiciens Belges. Cela va donner naissance à la cassette « Femmes du Fouta, le sida est là ! » La même année, le premier festival des jeunes talents contre le sida avec des partenaires Hollandais. Alors, Ngaari Law un coureur de financements d’Ong ? « Non », se défend t-il. « Quand je m’engageais, je ne connaissais que Enda tiers-monde. Sensibiliser ; informer et divulguer a toujours été mon credo », dit-il. C’est grâce à une Ong batave, Icco, qu’il a pu intégrer l’organisation du festival mondial des peuples, le plus grand des Pays-Bas et qui anime un réseau, « culture et développement », qui regroupe 13 pays. En fait, il est devenu une sorte de plénipotentiaire du festival mondial des peuples. Il se glorifie d’avoir permis au lauréat du concours des jeunes talents, le groupe Keep’Art, de bénéficier d’une tournée de 22 jours en Holllande avec 17 concerts à la clé. En 2005, après l’audition de 30 chanteuses, 5 ont été retenues pour produire le label « Women unit Senegal » ; après 2 tournées et 34 concerts, va ainsi naître le Cd « Call of the lion ». Ce que ne dit pas Ngaari Law, c’est qu’il faut un acteur du mouvement culturel chaperonné par Aj/Pads. « Aujourd’hui, j’ai rompu avec la politique. Je la fais d’une autre manière », confesse t-il. Mardi 15 Avril 2008 - 00:28
Mardi 15 Avril 2008 - 00:34
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Brèves
24/02/2008
14:30
Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris
Le savoir-faire sénéglais est présent sous différents aspects au Salon international de l'agriculture de Paris (SIA) qui s'est ouvert samedi à Paris. Le Sénégal est représenté à ce grand rendez-vous de l'agriculture française et mondiale, par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage en partenariat avec l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
24/02/2008
14:16
Le Synpics s'installe chez Madiambal
Les travailleurs du groupe Avenir communicateur ont récemment mis sur pied une section syndicale affiliée au Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics). L'installation de cette section s'est déroulée dans les locaux du groupe sous la supervision de deux membres du bureau exécutif national (Ben) du Synpics, au cours d'une assemblée générale, précise un communiqué reçu à l'APS. |
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