La gestion d’Ahmed Khalifa Niasse, dans le cadre de la mission de promotion de la nouvelle capitale politique et administrative, intéresse l’inspection générale d’Etat, selon qui, ce dernier aurait dépensé des milliards à des buts inqualifiables, voire inutiles. Ce que du reste, le marabout politicien a fustigé sans équivoque, précisant, par ailleurs, n’avoir jamais géré de deniers publics. Aussi, informe-t-il avoir, à l’epoque, fait fi de son salaire, étant suffisamment riche. « Je n’ai, en aucun cas, voulu de mélange de genres », renseigne-t-il. Revenant sur la publication de cette liste de 59 entités étatiques à supprimer, M. Niasse pense que l’opinion a été trompée. « Cette mission n’existait que de nom, personne ne peut vous indiquer ses locaux… le trésor ne m’a jamais versé un seul franc pour ce projet », a-t-il précisé. « Même pour les voyages que je faisais à Dubaï et à Paris, pour les besoins de ce projet de nouvelle capitale, j’utilisais mon avion privé ou les vols commerciaux que je payais avec mon propre argent », insistera-t-il. Le patron du FAP est, par ailleurs, revenu sur le patrimoine du chef de l’Etat et de son gouvernement. Selon lui, la fortune du président de la République oscille entre 12 et 15 milliards de francs. L’homme d’affaire a également révélé qu’il attaquera le décret annulant la taxe perçue sur les appels entrants, car, dit-il, le Président n’a pas le droit de priver les citoyens d’une source de financement. Pour Ahmed Khalifa Niasse, ce décret signé par le président et son premier ministre, Abdoul Mbaye, profite à son frère M. Cheikh Tidiane Mbaye, Directeur Général de la Sonatel.
Lassana CISSE
(Stagiaire)
REWMI QUOTIDIEN