Pour non respect des clauses de concession de la Sncf: Les cheminots exigent l'audit de la gestion des repreneurs
En assemblée générale hier dans les locaux de Transrail, les cheminots regroupés au sein de la convergence syndicale des travailleurs (Fetrail et Sutrail), ont vigoureusement dénoncé la situation qui prévaut dans leur entreprise. Une situation de crise qui de l'avis des travailleurs de Transrail, n'est que la conséquence logique de la non-application correcte par les repreneurs (Canadiens puis Belges) des documents de la convention de concession des Chemins de fer.
Source : L'Observateur Ne pouvant plus rester les bras croisés face à la disparition inéluctable de leur outil de travail, les cheminots interpellent l'Etat. Ils exigent que la gestion des repreneurs canadiens et belges soient passée au crible. «Depuis le 1er octobre 2003, date de la mise en concession de la société nationale des chemins de fer, sous la supervision de la banque mondiale, aucune des clauses signées entre les décideurs sénégalais et maliens d'un côté et la direction de Transrail de l'autre, n'a été respectée à la lettre», s'est désolé Mamadou Madiodio Diagne, secrétaire général du Sutrail. Il parlait au nom de ses camarades cheminots de la convergence syndicale des travailleurs de Transrail. Pour le syndicaliste, ni les Canadiens ni les Belges, n'ont élaboré ou mis en œuvre des stratégies conformes au clauses de concession. Ce qui a influé sur le fonctionnement de la boîte, a laissé entendre le Sg de Sutrail. Une situation que les cheminots considèrent comme une crise structurelle, avec une gestion où la sous-traitance, les marchés de gré à gré et les contrats injustifiés sont légion. Dans la résolution sanctionnant leur assemblée générale, les cheminots expliquent aussi leur courroux par l'absence d'une véritable politique sociale, l'absence d'un dialogue fécond sur la retraite à 60 ans et le relèvement des niveaux. Mais aussi et surtout, ce qu'ils ont appelé un manque d'investissement, tant au niveau de la voie que du matériel. «Le renouvellement des machines, équipements et infrastructures est toujours à l'état de projet», renseigne Mamadou Madiodio Diagne. Conséquence, poursuit-il, «les déraillements sur la ligne sont devenus monnaie courante». «Rien qu'au dernier mois d'avril, nous avons enregistré 42 déraillements», précise le syndicaliste. Forts de tout cela, ils exigent l'évaluation de la privatisation. Après 5 ans, il est bon de faire l'évaluation de la concession. Au début, on était à 27% de ratio salarial, maintenant ils nous parlent de 40% de ratio. Pour ce qui est de la masse salariale, on était à 300, voire 310 millions pour les deux réseaux (sénégalais et malien), aujourd'hui on est à presque 650 millions, alors que les salaires n'ont pas bougé. C'est pourquoi on demande à l'Etat d'évaluer et de situer les responsabilités. Jeudi 03 Juillet 2008 - 13:34
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