|
|
|||
Revitalisation des vallées fossiles/ Le feu vert de Macky Sall très attendule Samedi 12 Mai 2012 à 08:42 | Lu 954 fois
Il y a cinq ans, à la veille de l’élection présidentielle, c’était à qui mieux mieux, pour défendre la cause de la revitalisation des vallées fossiles. Quand le député Aliou Dia, président de l’organisation ’’Forces paysannes’’, faisait un vibrant plaidoyer pour la reprise du projet, il estimait qu’en agissant de la sorte, les autorités, feraient un pas décisif dans la distribution, de façon équitable, des ressources naturelles de notre pays.
Aliou Dia n’était pas le seul, du reste. Moustapha Niasse, le candidat de la coalition Alternative 2007, à l’époque, se déclarait, aussi, favorable à la relance de la politique de revitalisation des vallées fossiles, suspendue par le gouvernement de l’alternance, au cours d’une visite à Dahra Djolof.
Pour des besoins électoraux ? En tout cas, on est tenté de le croire car, durant la campagne de 2012, ces politiques ne semblent plus se souvenir d’avoir été les avocats d’une si noble et salutaire cause. Et pourtant, la revitalisation des vallées fossiles du Sénégal reste toujours d’actualité. Cela permet aux nouvelles autorités, qu’on sent sincères sur la volonté de développer le monde agricole, de prendre des raccourcis abandonnés par les libéraux, pour on ne sait trop quelles obscures raisons, mais, par ailleurs, le développement du Djolof et d’une partie du territoire national passe par là, puisque dépendant de la promotion des secteurs de l’agriculture et de l’élevage. En plus, de l’avis des techniciens, ce serait une opération qui ne demanderait que quelques mises à jour. Les vallées fossiles sont une vieille revendication des populations de ladite localité qui souffrent de manque d’eau. Les populations du Djoloff disposaient des eaux naturelles mais, elles avaient été coupées en 1955, au niveau de Keur Momar Sarr, pour favoriser la culture du riz et de la canne à sucre, dans le Delta. Cela avait porté préjudice à l’élevage, à la pêche et à l’agriculture, et incité, en 1993, le défunt régime socialiste, à lancer le programme de revitalisation des vallées fossiles, suscitant du coup, beaucoup d’espoirs, du fait que l’eau arrivait jusqu’au village de Ngouye Diéry. Ainsi, a-t-il dit, il fallait une rallonge de 20 kilomètres pour atteindre Doundodji Farba où la réalisation d’un lac artificiel devait permettre aux populations de pêcher 2000 tonnes de poissons, par an. Aujourd’hui, beaucoup de flou persiste sur la fermeture des vannes au niveau de Keur Momar Sarr, où seules deux, sur les huit opérationnelles, sont à moitié ouvertes. On parle de différend entre le Sénégal et la Mauritanie mais, toujours est-il que cette fermeture des vannes a engendré l’assèchement des grandes vallées qui commençaient à reprendre forme avec l’arrivée de l’eau. Le précieux liquide n’est pratiquement plus qu’au niveau de Keur Momar Sarr et pourtant, il suffisait d’ouvrir quatre vannes pour qu’elle traverse son lit naturel et atteigne Doundodji Farba, en quatre jours. Pire, le Désert est en train de s’installer, avec le dessalement actuel des terres et la mort des arbres qui étaient anciennement dans l’eau, et cela crée une perte au niveau environnemental, la faune et la flore qui commençaient à revivre au Djolof. Avec la chaleur qui sévit dans la zone, la plupart des forages qui sont sur le lit naturel du fleuve, sont en panne, alors que, par excellence, il y a quelque urgence à diligenter le dossier, pour que cette zone d’élevage retrouve ses eaux naturelles qui permettront de freiner l’exode rural et de fixer les jeunes. Sans compter les populations de Mboula, de Négué, de Mbéyène, qui étaient redevenues pêcheurs, à cette période de l’année, aussi bien, pour leur propre consommation, que pour la vente des poissons à Dahra. Pour toutes ces raisons, la réouverture des vallées fossiles s’impose au plus à nos nouvelles autorités car, personne n’ose croire que la fermeture des vannes a été décidée pour favoriser la culture du riz. Qui plus est, à la place des bassins actuels de rétention qui dépendent de la pluie, souvent capricieuse, cette revitalisation en permet d’autres, avec la construction de bassins au niveau des villages traversés par les eaux et les dérivés, pour les alimenter. CHEIKH BA REWMI QUOTIDIEN Samedi 12 Mai 2012 - 08:42
Dans la même rubrique
Nouveau commentaire :
|
INSOLITE
CONFIDENCE
PEOPLE
PeopleAMY COLLE DIENG ARTISTE MUSICIENNE « On m’a beaucoup trompée (…) maintenant, j’ai grandi »Rama Yade est maman d'une petite filleBEYONCÉ, ENCEINTE OU PAS ? JAY-Z RÉPONDD’OÙ VIENT LE RAP ET QU’EST CE QUE L’ON EN A FAIT ?
REWMI TV
Rewmi TV(VIDEO) Au Congo, un poisson se transforme en femmeEmission "Les affaires de la cité" avec le ministre Mary Teuw NianeVidéo - L'intégralité du concert d'anniversaire de Waly Ballago Seck au Grand ThéâtreVidéo - Idrissa Seck à Paris : " Wade a fait de bonnes choses, mais a été aveuglé par un amour paternel excessif pour son fils"
IMAGE DU JOUR
|
||









Digg
Del.icio.us
Blogmemes
Tape-moi
Nuouz
Blinklist
Furl
Reddit
Smarking
Newsvine
Facebook
Google
Twitter
LinkedIn

