L’affaire du lotissement Adama Traoré de Diamniadio et son extension qui avait fait la Une de certains organes, a poussé Gana Dieng, au nom de la famille, à préciser que la famille est propriétaire du site d’une superficie de 40ha. C’est par la suite, pour des soucis humanitaires et sociaux, qu’elle avait décidé de collaborer avec l’Etat, représenté par le Mairie de Diamniadio, en lui cédant une partie du terrain, pour la population. Mandataire de la famille Traoré, Gana Dieng de préciser : « dans cette affaire, j’ai agi au nom de la famille d’Adama Traoré dont le représentant, Lassana Fofana m’a remis, à cet effet, une procuration signée devant notaire. Le site, faisait déjà l’objet d’un bail, depuis le 19 octobre 2000, et son lotissement effectué dans le respect de toute la procédure administrative, ne souffre d’aucune irrégularité ». Ensuite, Gana Dieng a tenu à préciser que, dans cette affaire, tout a été fait en accord avec toutes les parties concernées. « Nous avons sauvegardé les intérêts de tout le monde, occupants comme propriétaires. Aucun occupant n’a été expulsé et tous ont été indemnisés, avant le démarrage du lotissement, autorisé le 09 juin 2011 », dira-t-il. Interpellé sur une opération frauduleuse d’extension du lotissement sur 15 ha par des spéculateurs, dans la presse, Monsieur Dieng a répondu que ceux qui en parlent font une confusion entre Diamniadio Khoumbé, régulièrement exécuté et Khoumbé extension qui est en cours d’exécution. « D’abord, il s’agit de 14 ha et non de 15 ha, comme dit, ça et là. Les occupants de cette superficie ont, dans un protocole d’accord, signé le 31 janvier avec la famille d’Adama Traoré, accepté, moyennant une indemnisation, de se retirer du site, au profit de la famille », a précisé Gana Dieng. Qui n’a pas manqué d’insister sur la rigueur du chef de service départemental de l’urbanisme de Rufisque, madame Aminata Thiaw Traoré. « Elle a renvoyé, par trois fois, mon dossier de demande de lotissement, parce qu’elle trouvait que c’était techniquement mal fait. C’est à la quatrième fois qu’elle l’a accepté et transmis à l’autorité de tutelle, en l’occurrence, la direction de l’urbanisme. Je ne pense pas que madame Traoré soit capable de se mêler à des malversations dans le cadre de son travail », a affirmé Gana Dieng, qui, en outre, a déclaré que si des personnes avaient exploité ou vendu une parcelle de terrain, ils auraient été les premiers à les dénoncer et à les attaquer car, « nous ne permettrons à personne d’intervenir dans cette extension, tant que l’arrêté d’autorisation n’est pas sorti », a-t-il précisé.
Djiby GUISSE
REWMI QUOTIDIEN