SUPPRESSION SENAT : Réactions…

le Samedi 15 Septembre 2012 à 21:00 | Lu 761 fois



SUPPRESSION SENAT : Réactions…

Ahmed Bachir Kounta Sénateur : «Macky Sall incarne incontestablement la volonté populaire»
«J’ai voté pour la suppression pour me conformer à la voix du Peuple. J’ai dit tantôt que cinq ans durant, une campagne haineuse de désinformation et de déstabilisation totale a été menée à travers le pays, contre le Sénat. Alors, actuellement la volonté du Peu­ple, c’est sa suppression. Je pense que la démocratie d’opinion ne saurait se substituer à celle des urnes, qui a donné son verdict le 25 mars. Macky Sall incarne incontestablement la volonté populaire.»

Pape Diop Président du Sénat : «Je regrette que des sénateurs se conforment à la position de leur parti»
«Aujourd’hui, nous avons vu que la majorité de nos sénateurs n’ont pas été d’accord sur la suppression de cette institution. Cela montre la maturité de notre démocratie. Mal­heureusement, c’est la première fois, depuis cinq ans, qu’un projet de loi a été rejeté par le Sénat. J’ai mon avis personnel sur la question. Quand la Nation a be­soin de nous, nous devons mettre de côté nos convictions partisanes pour contribuer au règlement de cette crise (les inondations). Le combat politique, pour moi, c’est sur le terrain politique et non ici. Je regrette que des sénateurs se conforment à la position de leur parti politique au détriment de l’intérêt national.»

Aminata Touré Ministre de la Justice : «Cela nous complique la tâche un tout petit peu mais, c’est ça la démocratie»
«Le projet ira jusqu’au bout et je pense qu’on n’en arrivera pas à un référendum. La prochaine étape, c’est la réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’on appelle le Congrès et, à ce moment-là, les parlementaires se prononceront et il faudra une majorité de 3/5 pour que le projet passe. On est optimistes et vu la nature des débats aujourd’hui, on se rend compte que le Sénat est partagé. Cela nous complique la tâche un tout petit peu mais c’est ça la démocratie, ce n’est pas toujours simple.»

Moustapha Diakhaté Président groupe parlementaire Bby à l’Assemblée : «Le projet passera facilement au Congrès»
«Il y a 27 sénateurs qui sont pour ; donc 27 plus les voix dont nous disposons à l’Assemblée nationale, la loi va passer facilement lors du Congrès. Des sénateurs ont émis des réserves et cela relève de la liberté de la critique qui est un paramètre de la démocratie. Nous avons au minimum 130 députés qui vont voter pour, plus 27 sénateur cela fait 157, alors que nous n’avons besoin que de 150 députés. Il n’y a pas péril, ça va être dissous.»

Grégoire Ngom Président groupe parlementaire : Pds au Sénat «Le Sénat est utile ; on doit revoir sa composition»
«Le sénat est utile ; le problème qui se pose est celui de sa composition. Nous sommes les premiers à dire qu’on doit revoir le mode de composition. Il faut renforcer le quota avec 2 sénateurs par département. Cela nous ferait 90 sénateurs pour la Départementale. Le reste va tenir en compte les Sénégalais de l’extérieur.» (Rfm)

LeQuotidien

Samedi 15 Septembre 2012 - 21:00



1.Posté par Coaching le 16/09/2012 18:50
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2.Posté par Citoyen le 17/09/2012 01:56
Sauvons nos universités publiques du naufrage.

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu'à présent, feignent de ne rien savoir (n'ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qu'ils ont nommé à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s'évertue de demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d'existence » et parfois au détriment de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l'inaction de l’État.
En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS. A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d'étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d'enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d'être juge et parti.

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