Les autorités sénégalaises et françaises ont décidé de marquer sobrement l'édition 2007 de cette journée, qui fut célébrée avec faste l'année dernière, à Gorée, en présence du président sénégalais Abdoulaye Wade et de la ministre française déléguée à la Coopération Brigitte Girardin, a expliqué Augustin Senghor.
"C'est dans la sobriété qu'on se recueille davantage (...), qu'on peut marquer les esprits", a-t-il affirmé, en lançant un appel pour "que le devoir de mémoire (de l'esclavage et de la traite) soit reconnu et assumé en tant que tel de par le monde entier, par toutes les nations".
"Ce devoir de mémoire pour nous et pour les générations à venir est avant tout un acte de responsabilité", a de son côté déclaré l'ambassadeur de France, en rendant "hommage à la longue cohorte de tous ces anonymes qui, des siècles durant, ont souffert de l'esclavage et ont lutté pour son abolition."
Mme Henriette Zoughébi, élue de la région Ile-de-France, qui s'est rendue à Gorée pour l'occasion, a estimé que "cet héritage de l'esclavage" ne devait pas être assumé seulement par la France, mais également par l'Europe, dont plusieurs pays "ont organisé ce commerce d'êtres humains".
Cette cérémonie officielle doit être suivie dans l'après-midi par l'ouverture du premier festival de contes et de la parole de Gorée, avec pour thème "Esclavages et traite négrière".
Des conteurs d'Afrique, d'Amérique et d'Europe, trois continents "concernés par la traite", sont attendus, selon les organisateurs.