Souleymane DIALLO (Sels) : 'Mamadou Diop ‘Castro’ est vieillissant et dépassé’



Souleymane DIALLO (Sels) : 'Mamadou Diop ‘Castro’ est vieillissant et dépassé’
Les membres du Syndicat des enseignants libres du Sénégal font face à leurs camarades de l’Intersyndicale. Sur le terrain, la lutte est âpre et les deux entités se lancent des piques. L’Intersyndicale accuse ainsi pour s’entendre répondre que Mamadou Diop ‘Castro’ et la vieille garde qu’il incarne au sein de l’Intersyndicale sont dépassés.

Source : Walfadjri

Wal Fadjri : Le Sels s’est désolidarisé de l’Intersyndicale puisque, prétend-il, il privilégie le dialogue. Est-ce à dire que votre syndicat n'a rien à revendiquer ?



Wal Fadjri : Le Sels s’est désolidarisé de l’Intersyndicale puisque, prétend-il, il privilégie le dialogue. Est-ce à dire que votre syndicat n'a rien à revendiquer ?
Souleymane Diallo : Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a bel et bien des revendications comme toute organisation syndicale digne de ce nom. Avoir des revendications n’entraîne pas ipso facto le déclenchement d'une grève. Tout dépend de la démarche et des stratégies adoptées par l'organisation syndicale. Nos revendications tournent autour des points suivants : mise en place d'un dispositif interministériel pour le règlement définitif des lenteurs administratives liées à la sortie des actes de reclassement des contrats, des actes d'avancement et des arrêtés d'admission définitive au Certificat d’aptitude professionnel (Cap) et au Certificat élémentaire d’aptitude professionnel (Ceap), la sortie du décret sur la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation, l'institution d'une indemnité spécifique aux enseignants de l'élémentaire (Ird), la mise en place du crédit logement des enseignants contractuels (accords de 2006), la délivrance des titres de propriété aux bénéficiaires de la Zac de Mbao et de celles des régions et l'immatriculation des maîtres contractuels par l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et le reversement de la cotisation des maîtres contractuels nommés dans les corps de fonctionnaires au Fonds national de retraite (Fnr).
Wal Fadjri : Ces revendications vont-elles attendre ?
Souleymane Diallo : Nous ne sommes pas en grève pour la bonne et simple raison que nous avons choisi de privilégier le dialogue et la concertation. Les revendications ne vont pas attendre, car notre démarche est en train de porter ses fruits. Nous avons été reçus par le ministre de la Fonction publique et par le Premier ministre. Les actes de reclassement 2006 sont sortis grâce aux démarches entreprises par le Sels, démarches ayant abouti à la mise en place du guichet unique. Par ailleurs, l’atelier sur l’enseignement en langue arabe a été tenu les 28, 29 février et le 1er mars 2008, les arrêtés du Cap et du Ceap sont en phase terminale. Une série de rencontres est, en outre, prévue avec le gouvernement pour résoudre les questions pendantes. Nous sommes sur la bonne voie et l'histoire est en train de nous donner raison sur nos détracteurs qui, depuis octobre 2007, peinent à décrocher une rencontre avec le gouvernement.
Wal Fadjri : Qu’est-ce qui vous oppose à l’intersyndicale ?
Souleymane Diallo : L’intersyndicale de Mamadou Diop ‘Castro’ est une alliance contre nature dont la raison d'être est de déstabiliser le système éducatif. Malheureusement, les quelques rares enseignants qu’elle mobilise, sont abusés par un discours démagogique, rétrograde et sans aucune prise sur les réalités d'un mouvement syndical en pleine mutation. Cette intersyndicale est également dirigée par des syndicalistes vieillissants, à deux ou trois ans de la retraite, par conséquent des individus du passé, des gens qui n’ont pas pu s'adapter aux mutations. Les quelques rares jeunes qui sont avec Mamadou Diop ‘Castro’ dans son entreprise de destruction dirigent des syndicats cabine téléphonique créés par la bénédiction du secrétaire général de l’Uden. Par ailleurs, nous avons constaté que l’intersyndicale n’est pas le cadre approprié pour la prise en charge des préoccupations réelles de nos camarades. On peut aussi citer le compagnonnage malsain qui a cours dans l’intersyndicale. Combien de syndicats ont fustigé le fonctionnement de l’intersyndicale de Mamadou Diop ‘Castro’ depuis notre sortie en septembre 2007 ? L’autre raison, c’est la caporalisation de l'intersyndicale par certains partis politiques de l’opposition qui travaillent à faire de ce cadre, une arme politique pour déstabiliser le régime en place avec la complicité et la bénédiction du barbu sans barbe.
Wal Fadjri : Pourquoi ne parlez-vous pas de l’Indemnité de recherche documentaire (Ird) ?
Souleymane Diallo : S’il existe un syndicat réellement préoccupé par l’Ird, c’est bien le Sels pour la bonne raison que notre organisation regroupe les 2/3 des enseignants de l'élémentaire. Après l’indemnité de recherche octroyée aux enseignants du supérieur et l’indemnité de surcharge horaire accordée aux enseignants du moyen secondaire - et nous nous en félicitons car participant à l'amélioration des conditions de travail des enseignants - il ne reste plus qu'à boucler la boucle en allouant une indemnité spécifique sans contrepartie horaire aux enseignants de l'élémentaire et du préscolaire. Deux arguments suffisent pour convaincre les plus sceptiques : d’abord, l’enseignant de l'élémentaire tient une classe à temps plein et en assume seul, la responsabilité sur le plan pédagogique. Ensuite, il assume une responsabilité entière. Il dispense seul une dizaine de matières et, par conséquent, prépare autant de fiches. Le Sels est en train de réfléchir sur un nouveau concept et son contenu afin de contourner la contrainte pédagogique que le gouvernement nous oppose depuis un an. Le syndicalisme, c’est aussi la capacité d'évaluer une revendication qui butte sur des obstacles et la reformuler au besoin. Le Sels se bat pour l’indemnité mais, à la différence de l'intersyndicale, par le dialogue et la concertation pour sauvegarder à la fois les intérêts des enseignants et ceux des élèves, conformément aux textes qui régissent notre organisation. L’Ird est une forte préoccupation du Sels. Nous sommes en train de réfléchir sur un nouveau concept avec un contenu différent de l’Ird octroyée au moyen secondaire. Nous voulons une indemnité spécifique aux enseignants de l’élémentaire sans contrepartie horaire.
Wal Fadjri : On vous reproche d’avoir mis en avant les questions de carrière…
Souleymane Diallo : Il n’y a pas d’opposition ou d’antinomie entre l’Ird et les questions de carrière. Tout est important. Seulement, au Sels, nous agissons en planifiant et en identifiant les priorités et les urgences. Le constat est que l'écrasante majorité des militants du Sels souffrent de difficultés liées à la carrière comme le reclassement, les arrêtés du Cap et du Ceap, les contrats et les actes d’avancement. Autre fait majeur, c’est la décision du Premier ministre de reclasser tous les maîtres contractuels diplômés. Mais pour ce faire, il faut d'abord régler en amont la question des lenteurs administratives pour rendre opérationnelle la mesure. C’est tout le sens de notre sortie, de notre démarche. Toutefois, le Sels se bat pour l'Ird par le dialogue et la concertation au profit des enseignants et des élèves.
Wal Fadjri : N’est-il pas temps que les syndicats se retrouvent pour mieux harmoniser ?
Souleymane Diallo : C'est Mamadou Diop ‘Castro’ et la vielle garde qui constitue l'obstacle majeur à l'unité du mouvement syndical. Heureusement, il partira bientôt car c’est un homme du passé. A son départ, la nouvelle génération se retrouvera pour mettre en place une intersyndicale formalisée, démocratique, autonome et indépendante, dont la seule raison sera l'école et les enseignants. Il doit partir et il l'a compris.
Wal Fadjri : Que répondez-vous à ceux qui vous taxent de syndicat participationniste ?
Souleymane Diallo : Le Sels dérange la vielle garde. Son arrivée sur le terrain syndical a consacré la disparition des syndicats classiques. Le barbu sans barbe a même créé des syndicats bidons sur les flancs du Sels pour le déstabiliser, ce fut l'échec total. Certains ont voulu nous embarquer dans leurs centrales syndicales, nous avons refusé. En l'espace de cinq ans, nous sommes devenus la première organisation syndicale de l’enseignement malgré les tentatives de déstabilisation. Nous leur avons apporté la contradiction sur la démarche syndicale et sur la façon dont fonctionne l’intersyndicale, en exigeant la démocratie, la transparence. Nous avons refusé la pensée unique en disant non quand cela n’est pas conforme à nos idéaux, à notre démarche et aux intérêts des enseignants et de l'école. Nous avons dénoncé la politisation de l’intersyndicale quand ils ont voulu faire boycotter aux enseignants les élections législatives au moment où les partis politiques auxquels ils appartiennent, battaient campagne pour le boycott dans le cadre du Front Siggil Senegaal. Que tels individus nous taxent de participationnistes, allez savoir. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Ils sont tout ce qu’il y a d’anti-valeur et d’anti-modèle. Nous n’avons pas de leçons d’autonomie et d’indépendance à recevoir d'eux. Leurs organisations syndicales sont toutes l’émanation de partis politiques. Ils ne sont rien d’autre que des girouettes et des marionnettes à la solde de leurs géniteurs.

Lundi 03 Mars 2008


           



1. Posté par zig le 14/03/2008 15:16
Sacré Jules.toi qui taxe de politiciens les syndicalistes ,qu'en fais tu avec le Mouvement de soutient à Moustapha Sourang crée au sein du Sels.
Souleymane Diallo reclassé frauduleusement en 2002.
Mor Ndiaye nullard sans diplome et reclassé frauduleusement
Dagnakho idem.
Nous ne croyons plus en toi .Tu n'est que ce que tu es .Bande de prostitués.

2. Posté par abdoulaye dansokho le 18/03/2008 22:17
les anciens et actuels volontaires de l éducation sont tres redevables a mr diallo qui s est battu quand pour l amelioration des conditions de vie et de travail des volontaires au moment ou le sudes et l uden de castro nous traitaient d enseignants bouche- trou, incompetents. tous les acquis des volontaires et anciens volontaires, c est grace au sels et a souleymane diallo, par conséquent parler de ce que vous maitrisez. souleymane diallo fait partie de ceux qui ont écrit les belles pages du volontariat au senegal, n en déplaise aux syndicalistes véreux et a leurs ouialles. au sels et a souleymane diallo, les volontaires et anciens volontaires eternellement reconnaissants.
un témoin et acteur du volontariat au senegal.

3. Posté par ka le 19/11/2008 01:01
Mon souhait est que les syndicalistes mettent sur la table l'amélioration des conditions de travail de l'école.Nos classes ne sont plus propices à la recherche de connaissances.Les cours sont trop théoriques et les classes pléthoriques et des tables-bancs dépassés.
cri du coeur:Moi personnellement reclassé 2006 à nos jours je n'ai reçu ni acte ni matricule.A quand?
Du courage SELS le chemin est long et tortueux ,au terme ou vont les choses l'etat dévalorise(l'enseignant )le systéme.Alors qu'au moment ou les enseignants font des sacrifices dans leur poulailler,ils sont devenues la cible de certains parents qui n'accordent pas d'importance à l'Education.
abdoulaye ka mbour

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