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Suppression du Sénat Son maintien a-t-il déterminé les 270 milliards du Mcale Mardi 28 Août 2012 à 04:37 | Lu 527 fois
La question de la suppression du Sénat, sous sa forme actuelle, jadis agitée par les participants aux Assises, n’est plus à l’ordre du jour. C’est en tout cas, le constat retenu, devant le mutisme de l’opposition d’alors, qui taxait le Sénat d’institution non viable. Ils n’avaient certes pas mesuré les connexions existant entre le maintien du Sénat et l’éligibilité du Sénégal au Mca (Millenium Challenge Account) qui pèse pas moins de 270 milliards F Cfa, en termes de projets et programmes de développement.
Le débat sur la suppression du Sénat est, à nouveau, agité par une frange de la population qui pose le problème en termes d’opportunité, eu égard à la situation socioéconomique difficile que traverse le pays. Le débat est aujourd’hui posé, suivant les mêmes modalités qui avaient accompagné l’initiative du Sénat, sous le régime de Diouf. A l’époque, Me Wade, ainsi que ses compagnons de l’opposition d’alors, s’étaient érigés en boucliers, pour la suppression du Sénat. Mais, une fois au pouvoir, Me Wade a réinstauré le Sénat, et ses adversaires ont embouché la trompette pour, à nouveau, plaider sa suppression. Même dans les conclusions des Assises nationales, il est ressorti que le Sénat devrait être supprimé. Mais, voilà que les initiateurs des Assises, qui se retrouvent dans la mouvance présidentielle, sont aphones sur la question. Qu’est-ce qui a bien pu changer, au point que les participants aux assises, qui sont particulièrement collés à ces conclusions, adoptent la position du maintien de cette chambre haute du parlement ? A cette interrogation, un responsable du Mcc (Millenium Challenge corporation), qui est mis en place, chaque année, pour gérer le Mca (Millenium Challenge Account), lève un petit coin du voile. Selon notre interlocuteur, l’éligibilité au Mca est, avant tout, l’affaire du Sénat américain qui est particulièrement regardant sur les instruments de renforcement de la démocratie institutionnelle et à la bonne gouvernance. De là à engager le congré américain dans cette logique, il y a juste un petit pas, que les sénateurs américains franchissent, allègrement. Il est clair que les sénateurs américains ne favorisent pas l’éligibilité au Mca, à des pays qui ne disposent pas d’un Sénat dans leur architecture institutionnelle. A priori, il y a là une explication qui a justifié, entre autres, le maintien par Me Wade du Sénat. Aujourd’hui, le bénéfice tiré de l’existence du Sénat, dans l’architecture institutionnelle du Sénégal, peut être apprécié à la lumière des 270 milliards de Francs Cfa, mis à sa disposition dans le cadre du Mca. L’on comprend alors que les participants aux Assises qui étaient particulièrement opposés au Sénat, brillent par leur mutisme, au nom de la solidarité gouvernementale. D’autant que l’exécution des programmes du Mca, participe à l’embellissement du bilan du régime dans lequel, les acteurs des Assises nationales siègent actuellement.
Moussa DIA REWMI QUOTIDIEN Mardi 28 Août 2012 - 04:37
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