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Suppression du Sénat, du fonds commun des magistrats, de la Vice-présidence : Macky Sall, des décisions publiques accélérées

le Mardi 4 Septembre 2012 à 16:53 | Lu 520 fois


Applaudissements et cris de joie ont accueilli les derniers décrets du chef de l’État. Pour «masser» le Peuple, il a annoncé prudemment la suppression du Sénat alors que les audits qui devaient renforcer la légitimité gouvernementale étaient dans une phase de piétinement. Après la suppression annoncée du Sénat ajoutée à celle de la Vice-présidence et du Fonds commun des magistrats, le chef de l’État s’ancre davantage dans l’imaginaire des Sénégalais après les années de «gaspillage» et de «dépenses de prestige». Il s’astreint à répondre aux exigences d’un Peuple étreint par le drame des inondations.


Suppression du Sénat, du fonds commun des magistrats, de la Vice-présidence : Macky Sall, des décisions publiques accélérées
Ce qui renforce ce concept inventé par ses stratèges articulés autour du Nouvel ordre de priorités (Nop) et la Patrie avant le parti. Mame Less Camara, analyste politique, assimile ces décisions prises sous la pression populaire à une vérité simple de la science politique : «La patrie avant le parti est un slogan à élection pour rompre avec la gestion du Pds. C’est un instrument qui montre qu’il n’y a pas de traitement préférentiel dans la gouvernance ou dans la gestion de l’Etat. C’est juste en surface, mais en profondeur il y a un autre discours qui se tient. On serait naïf de le croire. Nous sommes en politique, le spectacle est total.»
Dans ce contexte fortement tendu qui aurait pu précipiter les premières turbulences de son régime, le chef de l’Etat a su s’éviter une crise inu­tile en répondant fa­vora­ble­ment à l’appel de son Peuple. Khadiya­tou­lah Fall, professeur à l’Université Chicoutimi, pense que ces dernières décisions constituent «un acte fondateur, un geste qui rend vraiment crédible la figure que veut porter Macky Sall alors que son image commençait à devenir floue. La patrie avant les partis veut dire «le Peuple» avant les partis et Macky Sall a trouvé l’occasion de montrer qu’il est du côté d’un Peuple qui souhaite la suppression du Sénat et qui attend dans l’immédiat autre chose que de la rhétori­que.»
Le conte de fées aurait pu s’achever s’il n’avait pas cédé devant la pression populaire qui vilipendait la Chambre haute. Mais, sa cote de popularité flambe. Un jeu d’équilibriste dans lequel Macky Sall se faufile avec dextérité. Tamsir Jupiter Ndiaye, analyste politique, voit autrement ce slogan usité à satiété par les nouvelles autorités après chaque décision de grande ampleur. En disséquant les différents décrets présidentiels, le chef de l’État montre qu’il essaie de respecter ce slogan de campagne tiré dans le stock des jeux de mots de ces conseillers en communication. «Non ! Un slogan de campagne ne peut pas être une nor­me politique de gouvernance. Nous sommes en contradiction. De toute façon, la patrie sera toujours au-dessus du parti. Alors que l’Apr n’a pas de passé, il est en train de se construire un avenir. En même temps, le président de la Républi­que se construit une image politique en se disant : ‘’Je suis l’es­poir.’’» Tamsir Jupier ajoute : «En vérité, nous assistons à une substitution de responsabilités entre l’Apr et le Pds. Ensuite, tant qu’il sera à la tête de son parti, le chef de l’État n’aura jamais une position arbitrale. En définitive, la patrie avant le parti est maladroit et mal vu. Ça met en compétition la patrie et le parti.»

Slogan de campagne
Mame Less Camara : «Pour ne pas être en porte à faux avec les populations, on doit répondre à leurs attentes comme la suppression du Sénat. C’est cela qui doit orienter les actes quotidiens du gouvernement. Il a su aussi que le gouvernement n’a pas les moyens de tenir les promesses de réduire le coût de la vie et de l’électricité.» Dans le microcosme présidentiel, on mesure l’intérêt stratégique de ces décisions et aussi les retombées positives qu’elles peuvent en­gen­drer en gains politiques. La suppression du Sénat est une aubaine pour Macky qui voit sa légitimité renforcée. Car, les inondations ont ré­veillé les vieilles rancœurs et auraient même suscité une défiance populaire. Seydou Guèye, porte-parole de l’Al­liance pour la République (Apr) s’incline devant le courage de son mentor. Il salue les décisions «courageuses largement approuvées par les ci­to­yens face aux périls qui menacent notre Nation.» Rompu à la rhétorique, le Secrétaire général du gouvernement surligne justement le con­tenu de ce concept patrie avant le parti en amoindrissant l’importance des frustrations nées de la suppression de la Cham­bre haute. «Que va­lent les frustrations ou des intérêts personnels face aux souffrances des populations ? Un des signes attendus d’un président de la Répu­blique est d’écouter, d’entendre et de donner suite aux clameurs de ses citoyens», dit-il.
Ces derniers temps, l’opinion est alarmée par une telle résurgence des appétits… des hommes politiques alors qu’elle croyait que Benno bokk yaakaar était devenue un havre de paix où les ambitions seraient désormais tues pour l’intérêt supérieur de la Nation. «Ça n’a pas été le cas», dit Jupiter Ndiaye. Car, les élections sénatoriales ont permis de montrer que l’accession à des postes de décisions continue toujours d’orienter les actions politiques de nos dirigeants.


LEQUOTIDIEN

Mardi 4 Septembre 2012 - 16:53



1.Posté par Liberte le 04/09/2012 16:59
Certains magistrats sont des egoistes de premiére classe mais Macky ne se laissera pas faire devant ces charognards prets à tirer sur une ambulance pour des interets crypto personnels
Bande de vautours
http://leral.net

2.Posté par Coaching le 04/09/2012 17:31
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3.Posté par Seck soukeyna le 06/09/2012 14:59
Les inondations une question de sécurité publique : l’œil de l’expert
Le Problème
La question des inondations a toujours été un problème majeur qui hante nos gouvernants. Force est de constater qu’elle n’est pas une fatalité à l’image de la pauvreté qui peut frapper à n’importe quelle porte, ville ou village. Ce qui est inadmissible dans la problématique des inondations de Dakar et des autres villes, c’est toute notre légèreté: nous les politiques, les politiciens, les élus et les citoyens simples. Tant que nos comportement vis-à-vis de notre environnement ne change pas, cette question des inondations restera entière.
Les causes
Je n’insisterai pas sur les causes naturelles mais plutôt sur nos actions à ne plus reproduire. La grande légèreté repose sur l’habitat/l’équipement/l’infrastructure dans sa localisation (zone) et dans sa construction (matériaux). Ce n’est pas parce qu’on a beaucoup d’argent ni moins ou rien qu’on doit construire comme on veut. Regardons autour de nous pour constater qu’il y a beaucoup de légèreté. Soit c’est le politique, soit c’est le citoyen ou les deux à la fois. A titre illustratif, je prends un exemple dans le nord du Sénégal particulièrement dans la ville de Saint louis car ce sont les mêmes problèmes des régions qui sont exhibés et identifiés dans la capitale Dakar. A à léybar (entrée de Saint louis 50m du pont leybar) vous pouvez apercevoir les remblais d’une partie du fleuve pour les besoins d’un lotissement à usage d’habitation. Personnes ne dit rien car c’est le beau frère du président de la république qui fait cette opération. C’est de las que les causes commencent. Dans la commune d’arrondissement de médina gounass, les populations font des remblais avec des ordures pour y construire. La route principale surplombe la plupart des maisons qui deviennent le réceptacle des eaux de pluies.
Les conséquences
Il est extrêmement difficile de faire une liste des conséquences mais une catégorisation semble incontournable. Les conséquences économiques en termes de prise en charge des personnes et des biens, du pompage et du ralentissement des activités liées au facteur travail peuvent se chiffrer à des centaines de milliards perdus. Du point de vue social, les morts, pertes et les déplacements des familles basculent beaucoup dans la pauvreté. En plus il y a le manque de sécurité du citoyen, de la collectivité local bref de l’Etat du Sénégal. C’est de ce point de vue que la question des inondations est une question de sécurité publique.
Les solutions
La solution immédiate est d’arrêter la légèreté dans notre façon de faire. Il y a des zones inondées dans le pays mais vous n’entendrez jamais en parler parce que personnes n’y habite. Les vrais solutions aussi sont dans le long terme et dépasse même le mandat présidentiel. Les inondations ne sauraient être une politique politicienne. C’est une affaire de sécurité publique n’y a pas lieu de parler de tenant du pouvoir et de l’opposition. Le transfert de la capitale administrative et le développement du triangle (Diamniadio, Mbour et Thiès) semble être les solutions de mon point de vue. A ce niveau la question foncière sera centrale, l’accès à une parcelle viabilisée doit être garanti par l’Etat. En attendant des actions locales en intercommunalités doivent permettre de récupérer et de sécuriser certaines zones.
Soukyna Seck spécialiste Inondation

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