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Sur les routes du fer, pour ''transformer l'avenir''
Installé sur les hauteurs de Boféto, le camp est un grand espace bien aménagé avec des cases à usage d'habitation, des bureaux connectés à l'Internet, des antennes paraboliques pour recevoir, par satellite, les télévisions. Tout, ou presque, y est pour donner à l'endroit l'allure d'un paradis au pied des collines qui surplombent les frontières avec le Mali (à gauche) et la Guinée (à droite). C'est justement trois de ces collines qui renferment une partie des 800 millions de tonnes de fer de ‘'bonne qualité'' dont l'exploitation suscite l'ambition du gouvernement de lancer un pôle de développement industriel et minier et l'espoir chez les populations des bords de la Falémé. En visite dans la zone, les 5 et 6 mai, le ministre des Mines, de l'Industrie et des PME Ousmane Ngom a apporté la ‘'bonne nouvelle'', s'évertuant, tout au long de sa sortie en zone minière, à expliquer aux populations le programme du gouvernement : mettre en valeur les potentialités de la région pour créer des richesses. Les rigueurs de la route et les secousses qu'elles entraînent ainsi que la chaleur ambiante font tout de suite oublier la douceur du climat dakarois. Mais elles n'empêchent pas d'épiloguer sur les possibilités de la nouvelle région de Kédougou, source d'espoir chez ses habitants. Le potentiel minier de la toute nouvelle région de Kédougou couvre une superficie d'environ 31.000 km2. Les différentes réserves de minerais sont ainsi estimées : 800 millions de tonnes de minerais de fer de ‘'bonne qualité'', 50 tonnes d'or à Sabodala, 345.545 tonnes prouvées de marbre et 1.067.148 tonnes estimées à Ibel, Ndébou et Bandafassi où six variétés on été identifiées. L'exploitation de ce potentiel permettra, selon le ministre, d'intégrer ‘'de façon harmonieuse et optimale les intérêts, besoins et aspirations des populations locales'', a indiqué Ousmane Ngom à Boféto, village enclavé situé à 110 Km au sud-est de Kédougou. Il s'agit de ‘'transformer l'avenir'', selon un slogan d'Arcelor Mittal. Après la mise à disposition des populations d'une ambulance, les premiers actes du travail seront posés dès ce mois de mai avec la construction de la route Nafadji-Boféto (30 km), d'un pont sur la Falémé pour partir du camp d'Arcelor Mittal aux trois collines où la phase de production devrait démarrer en fin 2011. Les populations, qui ont partout réservé un accueil chaleureux au ministre et à sa délégation, attendent de l'exécution de la politique minière un désenclavement de leurs localités, la création d'infrastructures sociales de base et une amélioration sensible de leur quotidien marqué par la pauvreté. Depuis 1933, année de la découverte du fer dans la zone de la Falémé, frontalière du Mali et de la Guinée, c'est la première fois qu'une société, Arcelor Mittal, consent à y investir de l'argent (1.000 milliards de francs CFA) pour la mise en valeur. Avant le début de la phase de production du fer marchand prévu en fin 2011, la mise en œuvre du programme social minier (PSM) financé à hauteur de 3,5 milliards de francs CFA par les sociétés minières a fait l'objet de débats entre représentants de l'Etat et des collectivités locales. L'atelier du 5 mai destiné à définir les mécanismes de mise en œuvre du PSM s'est achevé par la recommandation exprimée par les participants de voir une mise en œuvre ‘'rapide et efficace'' au profit des populations. Cette première étape, déjà en cours, va précéder le processus de gestion du projet d'exploitation qui devrait créer entre 10.000 et 20.000 emplois directs et indirects. Interrogés par l'APS, des habitants de Boféto ont affirmé qu'ils attendaient ‘'beaucoup'' de la mise en œuvre de la politique minière de l'Etat du Sénégal. Le village n'a encore ni poste de santé ni école. Il dépend encore en grande partie de Madina Baffé, chef-lieu de la communauté rurale. ''Nous avons bon espoir que ça marchera pour nous et notre village. Mais c'est difficile parce que les jeunes du village ne bénéficient pas encore des emplois du projet'', souligne Sadiouma Camara. Fily Dembélé, lui, espère que Boféto qui vit essentiellement de l'agriculture et de l'orpaillage traditionnel, en tirera profit. Tous les deux sont venus à la rencontre du ministre des Mines. Ousmane Ngom s'est réjoui de l'accueil ‘'chaleureux et coloré'' des habitants de Boféto, localité qui recevait pour la première un ministre de la République. Il a demandé aux jeunes d'accepter de ‘'travailler et de se former pour bénéficier des emplois'' que la future exploitation des mines va générer. ''Succès à tous les points de vue'', la visite a permis à M. Ngom de ‘'tâter le pouls du département pour voir quelle est l'ampleur de la tâche''. Il en conclut que ‘'c'est un projet porteur d'avenir avec d'énormes retombées notamment en termes de création d'emplois. Tout cela va mener à un développement industriel et minier de la zone''. La tâche est immense, souligne un des cinq géologues en poste sur les lieux. Arrivé au camp le 23 février dernier, il précise que ‘'tout est à faire''. ‘'Il faut comprendre que nous partons de rien. On est encore au tout début du processus. Je peux même dire que nous sommes en phase de préfaisabilité du projet. Les explorations sont en cours'', explique-t-il. Le géologue insiste sur la démarche d'Arcelor Mittal qui consiste à responsabiliser les cinq ingénieurs sénégalais qui travaillent sur le terrain avec un directeur technique indien. ‘'Tout ce qui est fait ici est décidé en conformité avec les recommandations que nous faisons, dit-il. Il n'est pas questions que des décisions soient parachutées de Dakar. C'est nous qui faisons les sondages, les rapports et exprimons les besoins et les sommes nécessaires à leur satisfaction.'' Parmi ces besoins, la formation : le ministre des Mines a procédé à la pose de la première pierre des travaux d'extension du lycée technique, industriel et minier de Kédougou avec la construction prochaine de six nouvelles classes et l'acquisition d'équipements informatiques. Il a aussi annoncé la construction d'une Université spécialisée à Tambacounda. ''Nous sortons vivifiés et réconfortés par ce que nous avons vu lors de cette visite'', a lancé le ministre des Mines Ousmane Ngom qui espère revenir prochainement sur les lieux. Lorsque les fruits auront commencé à tenir la promesse des fleurs. Vendredi 09 Mai 2008 - 11:25
Vendredi 09 Mai 2008 - 11:28
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Brèves
24/02/2008
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Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris
Le savoir-faire sénéglais est présent sous différents aspects au Salon international de l'agriculture de Paris (SIA) qui s'est ouvert samedi à Paris. Le Sénégal est représenté à ce grand rendez-vous de l'agriculture française et mondiale, par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage en partenariat avec l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
24/02/2008
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Le Synpics s'installe chez Madiambal
Les travailleurs du groupe Avenir communicateur ont récemment mis sur pied une section syndicale affiliée au Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics). L'installation de cette section s'est déroulée dans les locaux du groupe sous la supervision de deux membres du bureau exécutif national (Ben) du Synpics, au cours d'une assemblée générale, précise un communiqué reçu à l'APS. |
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