La mortalité infantile inquiète les acteurs de la santé, de la société civile, des secteurs public et privé. Aussi, l’alliance Zinc pour la santé de l’enfant, a-t-elle été mise sur pied par Zach Sénégal. Cet organisme est déterminé à mettre en œuvre et à soutenir des programmes de traitement par le Zinc. Ce médicament contribue grandement à sauver des vies d’enfants, dont la mortalité est causée principalement par la diarrhée, très fréquente, entre 0 et 5 ans. Dans le monde, au moins 1,5 millions enfants meurent, chaque année, de maladies diarrhéiques. Au Sénégal, le nombre de décès est estimé à 6000 pour la même période. Les causes, selon le docteur Gallaye Sall de l’hôpital Le Dantec, peuvent découler des hospitalisations et d’un affaiblissement du système immunitaire, avec des répercussions, à long terme, sur l’état nutritionnel. Seulement, un remède existe pour aller à l’encontre de la catastrophe. Et pour les partenaires, l’utilisation des suppléments en zinc, pour traiter la diarrhée, parallèlement à la réhydratation orale (TRO), guérit vite et sauve en même temps des vies. « Il réduit 25% des conséquences chez les enfants », dira le professeur Sall. En effet, la médecine a fini par démontrer que le traitement par ce médicament, entre 10 et 11 jours, augmente la résistance chez les mômes. C’est donc parti pour une lutte collective, contre les maladies diarrhéiques. Ladite alliance est un partenariat entre Teck et Initiatives pour les micronutriments et mobilise des fonds supplémentaires qui s’appuie de l’investissement judicieux du Canada mais aussi, du soutien du ministère de la santé. Au niveau local, le projet vise le traitement de millions de cas, chez les enfants de moins de 5 ans. Il sera lancé dans le cadre du programme élargi du Sénégal de prévention et de traitement de la maladie et placé sous l’égide de la division Alimentation Nutrition et Service de l’enfance. « Le projet Zach Sénégal contribuera aux efforts nationaux visant à réduire le taux de la mortalité infantile », a conclu Mariéme Sougou, au nom du ministère de la santé.
Yandé DIOP
REWMI QUOTIDIEN