« Depus l’avènement de l’alternance, la culture de la médiocrité semble être érigée en dogme, les meilleurs sont purement et simplement congédiés au profit d’individus sortis de nulle part et qui font la loi, très souvent au nez et à la barbe du roi. Ces pratiques barbares rappelant la féodalité ne nous honorent guère » martèlera d’entrée de jeu S. D, un ressortissant de la région de Tambacounda en France. Notre interlocuteur tout comme tant d’autres habitants de la région orientale qui se disent « allergiques à toute forme d’injustice », soutiennent ne pas trop comprendre que « Bara Tall ait voulu délocaliser ses activités chez l’intraitable Yaya Jammeh pour s’éloigner des brimades qu’il subit dans le but de le casser ».
Ces jeunes particulièrement « attachés au Sénégal qui nous a tout donné » laisseront entendre que « l’on ne peut croire en des choses démoniaques sans pour autant croire en l’existence de démons », une façon de signifier aux pouvoirs publics que « l’on ne peut à longueur de journée chantonner sous tous les toits que l’Etat de droit va prévaloir en toute circonstance et que certains « intouchables » foulent quotidiennement au pied des dispositions légales élémentaires ».
S.D et ses amis poursuivront en s’interrogeant sur la « nature du crime que Bara Tall aurait commis et qui lui vaut cette hargne à le briser à tout prix, lui qui a valu des motifs de satisfaction au monde entier, lui qui force l’admiration et le respect de par son intégrité légendaire et ses performances que nul ne saurait ignorer ». Ils exhortent la justice à « dire le droit, rien que le droit, et que le dossier soit rapidement instruit car si l’on doit à quelqu’un, l’on doit payer ». S.D et ses amis diront apporter leur soutien indéfectible à Mr Tall.