Tanor Dieng sur la démocratie en Afrique : Le Président Robert Mugabe, lorsque je le regarde, je vois se profiler en pointillés Abdoulaye Wade


Tanor Dieng sur la démocratie en Afrique : Le Président Robert Mugabe, lorsque je le regarde, je vois se profiler en pointillés Abdoulaye Wade

A l'origine de cette réflexion, une légitime appréhension fondée sur le constat d'une régression inquiétante de la démocratie en Afrique : un peu partout sur le continent, l'arbitraire, l'unilatéralisme et l'autoritarisme gagnent du terrain alors que les principes démocratiques vacillent ou reculent.

Source : Walf Fadjri

Il ne faut pourtant pas se méprendre sur les véritables causes de la régression démocratique sur le continent. Elle est plus le résultat d'une tentation despotique que d'un essoufflement du projet démocratique en soi.

C'est que partout où cela a été relevé, ce sont les régimes en place qui tentent de faire le deuil de la démocratie dans le but de rester indéfiniment au pouvoir. Bien souvent, pour ne pas dire dans tous les cas, les atteintes aux normes démocratiques couvrent une stratégie de perpétuation des régimes en place inspirée par leur goût immodéré pour le pouvoir ou par la crainte de devoir, une fois dépourvus de l'immunité que leur confère leur mandat, répondre de leurs actes devant les juridictions.

Cette obsession explique en partie la grave crise socio économique que traverse actuellement la plupart des pays du continent. Cette crise, synonyme de perte de pouvoir d'achat et d'insécurité alimentaire, est particulièrement révélatrice de la profonde fracture entre les pouvoirs en place et les citoyens. A ce sujet, la responsabilité des dirigeants africains est de tout premier ordre en ce qu'ils consacrent et mobilisent la totalité de leur énergie, des ressources publiques et des forces de l'ordre instrumentalisées dans une répression aussi aveugle que gratuite aux seules fins de conservation du pouvoir au lieu de s'attaquer résolument aux projets de développement économique et social. C'est à cette aune-là qu'il faut analyser l'absence de solutions perspicaces et efficaces pour anticiper, et le cas échéant, freiner la hausse des prix des denrées et produits de grande consommation et la crise alimentaire actuelle.

Or cette situation, du fait des enjeux de survie qu'elle comporte pour les populations, peut être source d'instabilité pour nos pays. Il ne fait, en effet, aucun doute que celles-ci, excédées d'attendre des solutions que l'inertie de leurs autorités ne leur apportera pas, vont finir par exprimer leur colère dans des manifestations populaires. A cet égard, les récents troubles sociaux enregistrés sur le continent constituent des coups de semonces, annonciateurs de convulsions plus inquiétantes pour nos pays.

C'est contre cela qu'il faut dès maintenant se prémunir en organisant une mobilisation exceptionnelle de la communauté internationale afin non seulement de stopper la hausse des prix à la consommation des denrées et produits de base mais également de fournir des secours alimentaires d'urgence aux populations africaines. Les solutions annoncées par le président de la Banque mondiale et par les dirigeants des Commissions européennes et africaines, constituent une perspective rassurante qui non seulement ne doit pas rester à l'état de déclaration d'intention mais doit être adossée à des mesures de moyen et long termes.

Car au fond, ce qui est en cause, avec cette crise sans précédent, c'est la mondialisation libérale, et son corollaire la logique ultra marchande, qui ont livré l'économie mondiale à la prééminence des marchés internationaux, devenus les moyens hégémoniques de régulation des échanges des biens et des services. Les Etats et les institutions financières internationales doivent finalement se résoudre à admettre que le marché n'est pas le principal moyen de structuration de l'économie mondiale. En effet, tout en acceptant le marché, on ne peut ni concevoir que tout soit considéré comme marchandise, ni se satisfaire d'un rôle minimaliste attribué à l'Etat. Il importe qu'un équilibre soit trouvé entre la fonction du marché qui permet d'assurer, en principe, l'allocation optimale des ressources et l'action publique dont la mission est de préserver, de facto, leur juste redistribution. L'acceptation du jeu du marché ne signifie pas que les populations doivent être laissées à la merci des producteurs et des distributeurs, sans compter celle plus pernicieuse et, pour tout dire, plus inacceptable des spéculateurs financiers, lesquels abusent de plus en plus des transactions virtuelles qui impactent les cours des produits.

Il faut, à cet égard, accorder une attention particulière à ce qu'on appelle traditionnellement la demande sociale. A ce titre, l'accès aux denrées et produits de première nécessité doit être facilité par une régulation du marché par l'Etat. Ce dernier doit notamment empêcher les dérives injustifiées sur les prix à la consommation et prendre, en cas de hausse justifiée des prix, les mesures exceptionnelles et durables permettant aux populations d'en amortir les impacts sur leur niveau de vie.

Les valeurs du socialisme retrouvent précisément leur pertinence et leur vitalité face au projet ultralibéral qui se nourrit de la fausse idée qu'il n'y aurait qu'une pensée unique dominant le monde et qui, en réalité, lui imprime une marche forcée vers une décadence de toutes les valeurs qui fondent l'humanité. Car en définitive, le but du socialisme, c'est la recherche du progrès et la concrétisation de l'aspiration égalitaire dont les composantes - égalité juridique, égalité politique et égalité sociale - sont indissociables et inopposables entre elles. Le progrès, c'est la recherche continue par l'être humain d'une maîtrise croissante sur son propre destin qui ne se réduit pas à l'accumulation de richesses. Quant à l'aspiration égalitaire, elle synthétise les valeurs humanistes qui fondent le primat de la justice, de la paix, de la liberté sur les rapports de force injustes et violents inhérents aux inégalités de l'ordre mondial actuel.

Dans le cas du Sénégal, la mondialisation n'absout pas la responsabilité du régime en place dans la crise socio économique actuelle, surtout lorsqu'elle se révèle être le seul argument d'une grande escroquerie intellectuelle et politique au sujet de la flambée des prix. Le régime d'Abdoulaye Wade ne peut pas en effet s'exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent le pays, en noyant la mal gouvernance et les politiques à courte vue dans l'océan de la mondialisation. La sévérité de la crise nationale en cours est amplifiée par la nullité et le caractère toxique de la gouvernance libérale, une gouvernance qui va mais qui ne sait pas où elle va.

Pour revenir à mon propos sur la régression démocratique en Afrique, il me paraît singulier de souligner que la perversion des normes démocratiques qui la sous-tend, a démarré au Sénégal, terre d'élections autant que de dialogue, après une alternance politique unanimement saluée. Cela peut paraître choquant mais c'est le régime issu de cette alternance démocratique exemplaire qui est aujourd'hui l'adversaire le plus irréductible de la démocratie sénégalaise.

Songez qu'entre 2000 et aujourd'hui, le pouvoir en place au Sénégal a unilatéralement modifié douze fois la Constitution (dont cinq suspendues à la réunion du Congrès du Parlement), reporté quatre fois des élections, torpillé les règles consensuelles du processus électoral, piégé le fichier électoral, planifié et organisé une mascarade électorale en février 2007, forcé l'installation d'une assemblée nationale non représentative et imposé celle d'un Sénat infâme, le tout dans l'unique but de se maintenir au pouvoir. Ailleurs, au Togo et au Nigéria, la même logique de perpétuation des régimes en place a été à l'origine de fraudes électorales, avec en prime l'instrumentalisation des forces de l'ordre et du pouvoir judiciaire, pour légitimer leur coup de force électoral.

Aujourd'hui encore, d'autres régimes africains s'illustrent dans des projets anachroniques de manipulation partisane de la Constitution et des lois électorales. Et là encore, c'est la règle de la limitation du mandat du président de la République, norme majeure de la démocratie et gage d'alternance à intervalle régulier, qui est visée.

L'évocation de ces différentes situations démontre que les perspectives prometteuses suscitées par l'ouverture démocratique du début des années 90 sont toutes dans une impasse préoccupante. Elle révèle surtout que l'instabilité chronique sur le continent, illustrée par des conflits internes récurrents, trouve ses causes dans la modification régulière des règles de dévolution du pouvoir par les régimes en place.

En vérité, le ton alarmiste cache une autre inquiétude : celle de voir les Etats africains basculer, à nouveau, dans le totalitarisme pour sombrer dans les conflits et dans les guerres avec leurs cortèges d'horreur. Cette éventualité n'est plus à écarter. Elle n'est même plus une simple virtualité au regard de la situation d'un pays comme le Tchad où la remise en cause par le régime du président Idriss Deby de la règle de la limitation du mandat présidentiel a provoqué, en plus d'une grave crise politique sur fond de détentions arbitraires et de disparitions d'opposants politiques, une guerre entre des forces rebelles et l'armée régulière.

Il suffit également de se rappeler la crise politique particulièrement meurtrière qu'a vécue le Kenya au début de l'année. Là-bas, ce qui était en cause, c'était la sincérité des résultats d'une élection présidentielle fort justement contestés par l'opposition. A l'évidence, les autorités de ce pays auraient pu faire l'économie de ces milliers de vies humaines perdues si elles avaient respecté le suffrage populaire issu des urnes.

Dans les cas du Kenya comme du Sénégal, il faut se désoler que les présidents Moï Kibaki et Abdoulaye Wade, arrivés au pouvoir à la faveur d'un processus électoral fiable et crédible, symbole de la vitalité démocratique en Afrique, soient devenus, au contact du pouvoir parce que sans doute atteints par le vertige du sommet, les fossoyeurs de la démocratie dans leur pays.

Fort heureusement, à l'opposé de ces contre modèles qui portent les germes du despotisme, il y a des Etats qui s'illustrent dans le progrès démocratique. A ce propos, les exemples de la Mauritanie, du Cap Vert et du Bénin constituent des ressorts à partir desquels les autres pays africains peuvent s'inspirer pour renouer avec le projet démocratique, seul à même d'assurer la stabilité politique, la cohésion nationale et la paix civile nécessaires à la mise en œuvre de politiques de développement du continent.

Ce dont il s'agit dans mon propos, c'est de tirer la sonnette d'alarme en vue de provoquer l'électrochoc, la prise de conscience et la prise de position nécessaires pour endiguer le péril despotique qui guette le continent africain. L'enjeu est de taille car il nous faut faire le choix entre le progrès irréversible du modèle démocratique en adoptant définitivement les vertus universelles du pluralisme et le recul dans les vices de l'abjection despotique puis dans le gouffre de l'horreur absolutiste.

C'est sous cet éclairage qu'il faut analyser la situation à la fois inédite et sordide au Zimbabwé où plus d'un mois après le scrutin présidentiel, le régime du président Robert Mugabe, après avoir usé du subterfuge du recomptage des voix pour tenter d'inverser les résultats des élections législatives, a fini par publier les résultats qui sont manifestement préfabriqués. Il n'est, bien entendu, pas utile de préciser que la rétention des résultats du scrutin présidentiel obéit à la même logique de perpétuation du régime en place. Sous ce rapport, elle appelle des réactions énergiques d'autant plus que ce précédent fâcheux peut inspirer d'autres esprits tortueux sur le continent.

A cet égard, la Communauté internationale et singulièrement l'Union africaine et la Sadec, sont vivement interpellées dans cette nouvelle forme d'entrave à la libre expression du suffrage populaire. Il est vrai que l'attitude inqualifiable du président Robert Mugabe peut dérouter au point de susciter l'incompréhension ; mais passé le temps des indignations et des condamnations, il s'agit maintenant de réagir à travers des mesures appropriées afin de contraindre ce régime à faire droit à la volonté populaire si clairement exprimée.

Si j'évoque avec insistance la situation au Zimbabwé, c'est parce qu'elle me paraît chargée d'enjeux car il est question, à travers ces élections générales, de démontrer que la volonté populaire peut infléchir la mainmise sur l'armée, l'accaparement des médias et l'instrumentalisation de la justice. Elle me paraît également, à ce moment précis de regain du totalitarisme, la parfaite illustration de la force du sursaut citoyen face à la menace autocratique. Et c'est tout l'enjeu du combat que nous devons entreprendre pour faire échec au climat ambiant malsain que produit sur le continent le règne qui perdure des tyrannies pseudo-démocratiques.

Qu'il soit précisé au sujet du président Robert Mugabe, lorsque je le regarde, je vois se profiler en pointillés Abdoulaye Wade tant ils semblent tous deux corsetés par un autisme suicidaire, insensibles au naufrage qui s'annonce, l'un et l'autre engoncés dans un amour-propre de mauvais aloi, que rien ne justifie.

Dans le combat qui doit être le nôtre aujourd'hui, les hommes politiques, la société civile et les citoyens africains sont vivement interpellés ; tous doivent être réellement mobilisés. Il s'agit, dans un consensus fédérateur, de mobiliser nos énergies et nos intelligences pour construire une conscience démocratique afin d'assurer l'ancrage pérenne de nos pays dans un système de gouvernance démocratique fondé sur l'organisation d'élections libres et transparentes aux échéances prévues, sur le respect de la souveraineté populaire, sur la protection des libertés, sur la garantie du pluralisme politique, social et médiatique et sur la promotion du dialogue national.

La Communauté internationale, également concernée, doit appuyer les initiatives et les actions des élites et des populations africaines pour inscrire définitivement la démocratie dans nos mœurs. Elle doit prendre ses responsabilités pour le progrès démocratique en Afrique, en érigeant le respect de l'Etat de droit, de la démocratie et des libertés au rang de critères indispensables à toute coopération bi et multilatérale avec les Etats africains. A cet égard, l'Union européenne, aux portes desquelles se trouve l'Afrique, doit s'impliquer. A la lumière des récents événements liés aux migrations de la mort, les dirigeants européens doivent comprendre que tout ce qui affecte l'Afrique, rejaillit sur le vieux continent. Il me paraît particulièrement important de rappeler aux Etats de l'Union européenne qui affichent une grande intransigeance pour le respect, par les Etats africains, du volet commercial de l'Accord de Cotonou que celui-ci avait également inscrit la gouvernance démocratique au cœur de la coopération entre l'Afrique et l'Union européenne.

L'Internationale socialiste, et sa branche africaine, le Comité Afrique de l'Internationale socialiste, également interpellés par ce combat, doivent engager, lors de leurs prochaines sessions, la réflexion sur la question démocratique en Afrique.

Pour finir, je voudrais rappeler que, par essence, la démocratie prohibe le confort des certitudes en nous obligeant à une quête perpétuelle d'une imagination créatrice. Pour défricher ces nouveaux horizons, il nous faut donc bâtir un consensus fort autour de la notion d'acquis démocratiques et préserver le bloc démocratique existant afin de nous prémunir des manipulations conjoncturelles. Il me semble, dès lors, particulièrement indiqué d'inscrire dans nos Constitutions, avec le même caractère d'inviolabilité et d'immuabilité que la forme républicaine de l'Etat, les normes relatives à la limitation du nombre de mandat présidentiel et à la durée du mandat présidentiel ainsi que la nécessité d'un consensus entre acteurs politiques pour toute modification substantielle d'une règle électorale consensuelle. En perspective, la question du financement des campagnes électorales reste ouverte afin de trouver une solution définitive à l'utilisation par les candidats des régimes en place des moyens de l'Etat.

Enfin, l'instrumentalisation, à des fins répressives, d'institutions à vocation républicaine, ne doit pas rester comme de simples sujets d'indignation ou de dénonciation. Il faudra que demain, lorsque les régimes en cause seront démocratiquement défaits, que les donneurs d'ordre et les principaux exécutants, responsables d'actes attentatoires à l'intégrité physique des citoyens ou d'atteintes graves aux droits humains et aux libertés démocratiques, puissent répondre de ces dérives devant les lois de la République.

Par Ousmane Tanor DIENG Secrétaire général du Parti socialiste du Sénégal Président du Comité Afrique de l'Internationale socialiste
 
 

Mardi 13 Mai 2008 - 13:12
Mercredi 14 Mai 2008 - 02:08
Lu 948 fois


Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Grand texte Grand texte    Petit texte Petit texte



1. Posté par ma le 13/05/2008 13:50
Ma confiance à toi Tanor

2. Posté par raby le 13/05/2008 13:54
je hais ce gar la!

3. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 14:01

Merci de nous eclairer Monsieur le Secretaire General !

PS: Raby, Raby, Raby khamal lougniu la waxul !?

4. Posté par MARVEL le 13/05/2008 14:02

Engagements du candidat Wade, les derniers reniements du mythomane
Ce qu'il disait il y'a 8 ans. Et ce qu'il fit après.


1° J'interdirai le cumul des fonctions de chef d'état et celles de chef de parti politique

=> APRES. Le chef de parti endurci consacre la république bananière, va jusqu'à nommer un Ministre durant le congrès de son parti.


2° Je réduirai le nombre de ministres à 20 au maximum

=> APRES. Il est investi devant un parterre de 40 ministres avec portefeuilles et plus d'une centaine de ministres conseiller


3° Je réduirai le train de vie de l'état

=> APRES. Le train de vie de l'état a été multiplié par 13 en ce qui concerne la présidence par exemple, de 4,5 à 64 milliards. Les moyens et l'état et ceux du parti se confondent



4° Je règlerai le problème de la Casamance en 100 jours

=> APRES. Le problème de la Casamance reste entier. On coupe des oreilles maintenant. Il dit qu'il s'est trompé comme son prédécesseur



5° Je ferais augmenter le pouvoir d'achat des ménages, réduirai le prix des denrées comme le riz

=> APRES. Le pouvoir d'achat des ménages n'a jamais été aussi faible entre les pénuries et les hausses vertigineuses



6° J'instituerai un régime parlementaire à la place du régime présidentiel déconcentré actuel

=> APRES. Le régime présidentiel a laissé la place, non pas à un régime parlementaire, mais à une monarchie kleptocratique


7° Je renforcerais la délocalisation de la gestion des projets et programmes logés à la présidence et à la primature vers les ministères compétents

=> APRES. Partout où il y'a des milliards à détourner, il crée une agence qu'il met sous la coupe de prédateurs dont le plus connu n'est autre que son propre fils



8° J'introduirai l'obligation de déclaration de fortune du Président de la République, des membres du gouvernement et des directeurs de sociétés publiques à leur entrée en fonction et à la fin de leurs fonctions

=> APRES. Même la déclaration de patrimoine du chef de l'état qui était une obligation ne trouve plus d'application sur le kleptomane qu'il est, encore moins sur les voleurs qu'il a semés un peu partout dont ses propres enfants



9° J'entamerai un audit de l'Etat et de ses démembrements, des sociétés d'Etat, des collectivités locales

=> APRES. L'on a découvert que les audits déclenchés après l'alternance étaient en fait un moyen de réperer tous les grands voleurs et les recruter : Sada Ndiaye, Assane Diagne, Adama Sall, Mbaye Diouf, Ibrahima Sarr, Kane Diallo, Masseck Ndiaye, Aida Djong, Aida Mbodj, Mbaye Jacques Diop, et tant d'autres.


10° J'inscrirai le droit de marche dans la constitution afin que ce droit soit garanti à tous

=> APRES. Les seules manifestations autorisées sont les manifestations de larbinisme. Autrement, 99 % des marches de protestation sont interdites


11° Je démocratiserai la télévision

=> APRES. Wade dans sa télé est comme un singe devant un miroir (dixit Bathily). Toute voix discordante à la sienne est désormais proscrite dans les médias publics


12° Le SENAT est une institution totalement inutile.

=> APRES. Wade le fit revenir dans la pire de ses formes, un modèle unique au monde où 99 % sont choisis personnellement par lui parmi ses larbins


12° Le Conseil Economique et Social est totalement inutile.

=> APRES. Wade créa un CRAES encore plus inutile, avant de faire revenir le Conseil Economique et Social


13° Je respecterai les échéances électorales

=> APRES. Le Sénégal sous Wade bat le record mondial de reports d'élections. 6 reports en 6 ans.


14° La constitution ne doit pas être un torchon.

=> Le Sénégal sous Wade bat le record mondial de violation et de modification de la constitution. 13 modifications en 7 ans, sur une constitution pour réécrite ligne par ligne par Wade lui-même en 2001


15° …....

16° …….


MARVEL
marvel@hotmail.fr


5. Posté par raby le 13/05/2008 14:06
je hais ce gar je dis

tanor
zulu toi tu fé de la politik.........?

je hais tt les politiciens de ce pays paskil son incapable de dire la vérité en général.




6. Posté par raby le 13/05/2008 14:09
tanor beugue djiguéne dieng.

wa zulu si tanor devien prési lakél de ses épouse va vivre o palais? khana dou elles toutes dé

on va encore assister à des bagares en publik sauf ke cette foi si ce sera entre les premiéres dames.....mdr

7. Posté par patriote le 13/05/2008 14:13
Voilà un homme d'Etat et pas un homme de détail comme Wade qui passe son temps à dire des bêtises.

Le Sénégal sera bien inspirée de confier son destin à un vrai gestionnaire délesté des brebis galeuses parties rejoindres des prairies.. bleues d'où l'intoxication forcée car l'herbe a la couleur verte comme celle du nouveau PS
http://www.tanor-dieng.com

8. Posté par raby le 13/05/2008 14:24
tanor ose rek dire ke le régime de Diouf nété pas totalitaire. ose rekk !!

hypocrite
OTD = beugue djiguéne

tous des menteurs!!!

9. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 14:38

Mo teye !

10. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 14:40

C'est que heheheeheh..... ehhehehehheehehhe mo geune gni ma gestu sene mbiir te decouvrirations aay affair yu garaw !!!

Non tu comprends c'est mon Secretaire General et j'ai beaucoup de respect pour lui. Donc... hhhahhehehehhehehe...... ehehheheeh pas de daggal quand je le cite dans mes comments. /-

11. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 14:42

He Raby,

Gniune les socialistes, on va faire des extensions des ailes gauss et dourwaat du Palais, et puis toutes les epouses de Monsieur le President Tanor logeront au Palais.

Ablaye Wade est alle s'accroupir devant les marabouts de Touba non !? Alors...

12. Posté par msaab le 13/05/2008 15:08
On dirait l histoire du PS des annees 95.
Une foi dans les rigueur de l opposition on se rappelle les bons usages et regles.

Tonor je crois que Mugabe est un dirigeant emerite meme si au passage il a fait des erreurs.

Mugabe a et un des rares dirigeant africain a liberer son pays les armes a la main.
Le PECHER que les blancs ne lui pardonnent pas c est d avoir oser les defier pour l bien de son peuple.

L objectif de Blair et de sa bande c est de le reduire au silence comme avait fait un certain pays envrs la Guinee de Sekou.

TOUt africain digne doit soutenir Mugabe dans la lutte pour l independance du continent.

En tentant de reduire le Zimbwabe ils croient eviter cette situation a L afrique du sud et la Nanibie.
Ils se tropmpent lourdement.

13. Posté par xadi le 13/05/2008 15:27
De grâce Tanor, Depuis Senghor le PS n'a jamais su ce qu'est la démocratie. le PS a fait 40 ans de règne sans partage. Le Ps a fait son temps.
Alors le PS n'a plus rien à nous apprendre sur la démocratie

xadi

14. Posté par raby le 13/05/2008 15:33
chipiri yaw zulu ak tanor coureur de jupon dieng!

15. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 15:44

Raby,

Merci quand meme. Toi t'es connais messanssete!? Toi y'en messansse!

16. Posté par raby le 13/05/2008 15:45
chim!! saleté de politiciens

17. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 16:10

Merchi Mademoijel, Madam !!!

Merchi beaucoup !!!

18. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 16:11

Bilahi

Soumala diape! Di ngeu khamni Yalla amna te Diouli la santaane diam yi !!!

19. Posté par Moctar le 13/05/2008 16:14
Tanor a -t-il oublié du temps où il était tout puissant ministre d'état,faisant la pluie et le bon temps,allant même jusqu'à narguer les sénégalais.Ns ne sommes pas des "oublieurs" mais ns pouvons pardonner quand même.S'il te plaît,ayons du respect pour nos hommes plotiques mais que ces derniers ne nous prennent quand même pas pour des demeurés aussi.

Moctar

20. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 16:18

Baandirabe fuutankobe, dioulbe houlbe diomiraado o,

Mi ndiurima one pop, mine calminani one pop, mone fof e inde mum e yetoode mum!

Cibaru jam taan, mine nodi kala fuutanke piir, kalowo pulaar pop, biyowo mbimi e mbimami pop, yo aar joko e haare ndeh.

En ngala so wona Fuuta mawbe hanki, ala fof ko ndangnie ndene e lammu, kala ko woni Fuuta, ko enene mbaandi pop, ecole, lopitaan, ...

Sukabe mene e ne ngaara ndo e saha, heye mine mami jokko hene, ko jam taan adi yimbe, yewteere, dioko ndiir deh, yaltinde mijoji paade e Fuuta mene ene yara yesso.

Ketto deh hala mbibe Fuuta, sukaabe fuuta, kala ko faye Ablaye Wade, mbe kulani, mbe kersaani.

Kongol: " Laamu habetaake maayi! Haande kala ko nanga, umi ko e haare ndimangu!

Yalla Suur En !!!

Zulu Lounge
Denyaanke

21. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 16:21

Raby

Toi t'es parlachion pulaar, la plus belle langue au monde?

22. Posté par raby le 13/05/2008 16:26
bien sur ke je le parlassion ya ka voir mon nom de famille.....................

23. Posté par TAMOU le 13/05/2008 16:30
VRAIMENT CE TANOR N A QU A ALLER DORMIR CAR S IL EST LA JUSQUA PRESENT EN TRAIN DE CRITIQUER NOTRE NELSON MANDELA DU SENEGAL NOTRE LIBERATEUR DU JOUG SOCIALISTE C EST PARCEQUE ABDOULAYE WADE EST TOLERENT ET NON RANCUNIER.

TAMOU45@YAHOO.FR

24. Posté par Zulu Lounge le 13/05/2008 16:40

Choupetta, che cha ?

25. Posté par raby le 13/05/2008 16:42
hihi.................trés drole!!!!!

wi comme toi rekk
nespa longue est ton nom de famille?

26. Posté par KATA DEYE ZULU le 13/05/2008 16:44
TOI ZULU BOUFFE TON CUL!!!!!!!!!!

27. Posté par raby le 13/05/2008 16:50
chététététét mai ki bagne nala dé zulu!!

hann!!!!

28. Posté par KATA DEYE ZULU le 13/05/2008 17:07
dafa soffe waye ce zulu la !

29. Posté par sané cap le 13/05/2008 17:12
Tanor ! tu peux te taire car c'est toi et ta clique(khalifa sall et autres charognards)qui voulaient confisquer la victoire du sopi en 2000.
C'est aujourdhui que tu peux parler de démocratie.Espéce de politicien sans charisme.
http://www.rewmi .com

30. Posté par sene le 13/05/2008 18:21
Depuis le lendemain de la nomination de Wade pour gérer le Sénégal, une chose a toujours retenu mon attention: c'est cette politique de destabilisation ourdie par notre opposition pour barrer la route à notre Président. Tout le temps, leur langage sonsiste à proférer des grossieretés sur le dos de ce dernier. C'est des gens qui n'ont jamais cautionné les idées de Wade. Alors que notre constitution determine ses pouvoirs qui ne sont pas ordinaires mais exceptionnels, nous attendons de lui qu'il traçe les grandes lignes qui constituent des orientations décidées par lui en tant que autorité politique,qui doivent etre exécutées par le gouvernement.C'est dans ce cadre est né le plan goana ou reva ...etc.Seulement, notre opposition ne veut pas libérer notre Etat de travailler par rapport à ses principes et mthodes. Au contraire, elle se borne à apprécier de façon trés négative:ce qui est anormalement acceptable pour la population qui n'est pas dupe. Toutefois, j'aurais préféré que l'Etat avec l'OPPOSITION travaillent en synergie pour le bien de l'interet général.A coup sur, cela aurait permi de créer un environnement politico social plus stable à meme d'inciter un bon climat économique.Mais, je suis désolé et profondément.

31. Posté par dmx le 13/05/2008 19:13
tanor jé confience en toi

32. Posté par boy dakar le 13/05/2008 21:16
Sene, tais toi. Ta premiere phrase montre que tu es nul. Tu ne sais meme pas ce que veut dire le mot NOMINATION.

33. Posté par raby le 14/05/2008 11:55
tanor kan je te regarde je vois se profiler en pointillé...............................Pape samba mboup!!!!!

34. Posté par Zulu Lounge le 14/05/2008 12:09

Raby

bayil tognie koi ! Vraiment Tanor defula dara! S'il faut faire la chronologie des choix de vie et des decisions publiques peu populaires, les croyants ne se bousculeront pas a la porte du paradis. Ils vont tomber, moi y compris, sur le fil du "siraat".

Donc, ma copine de Van Vo ne me pardonnera jamais de l'avoir quitte pour epouser une halpulaar bon teint.

Bref... sama rak bayi gniu quoi.

Nouveau commentaire :

Nom
Adresse email
Site web

Commentaire
Votre adresse IP sera enregistrée avec votre message : 38.103.63.17
Soyez courtois. N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant. N'envoyez pas de message inutile.

Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclus tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.

Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.

Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.`

Brèves

24/02/2008 14:30

Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris

Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris

Le savoir-faire sénéglais est présent sous différents aspects au Salon international de l'agriculture de Paris (SIA) qui s'est ouvert samedi à Paris. Le Sénégal est représenté à ce grand rendez-vous de l'agriculture française et mondiale, par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage en partenariat avec l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS).


24/02/2008 14:16

Le Synpics s'installe chez Madiambal

Le Synpics s'installe chez Madiambal

Les travailleurs du groupe Avenir communicateur ont récemment mis sur pied une section syndicale affiliée au Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics). L'installation de cette section s'est déroulée dans les locaux du groupe sous la supervision de deux membres du bureau exécutif national (Ben) du Synpics, au cours d'une assemblée générale, précise un communiqué reçu à l'APS.



Galerie

475382-615197.jpg
100_6364.JPG
602798.jpg
sante1.jpg

Toutes les météos

Tapez une ville sénégalaise ou du monde




Dans la même rubrique :
Pénurie de riz : La responsabilité de l'État en question

Différend dans le foot/Le choix du nouveau selectionneur oppose la tutelle au Cnf : Les vieux démons se réveillent

Election des délégués de Fac à l’Ucad : Affrontement entre les listes rouge et jaune, le scrutin reporté

Mahmout Saleh favorable à la suppression du Sénat

Nécrologie : Décès de Rose Dieng, première femme polytechnicienne en Afrique

Prostitution made in Saly : Voyage au cœur du monde des «gigolos» et des filles de joie

Usurpation de fonction : : Le faux agent des impôts «recouvre» 4 mois de prison

Un nouveau brûlot sur le secteur du pétrole : Le journaliste et écrivain Abdou Latif Coulibaly récidive

Hausse annoncée du Prix de l'électricité, du pain, du riz, du gaz : 'Wooy, Fù Nu Jëm!!!'

Transport- Pour s’opposer à la concurrence «déloyale» : Alassane Ndoye et Cie bloquent les bus maliens

Pour non respect des clauses de concession de la Sncf: Les cheminots exigent l'audit de la gestion des repreneurs

A propos des coupures et factures d’électricité : L’Afp accuse la Senelec de surfacturation

Port du brassard noir : La population se solidarise avec les journalistes

Fatick- Un jeune garçon retrouvé mort dans la voiture d’un président de conseil rural : La Gendarmerie ouvre une enquête

Staff des lions- Le ministre lui a notifié, hier, la fin de son contrat : Bacar Dia arrête Lamine Ndiaye

Cumul des mandats : Ces députés qui émargent à l'Assemblée nationale et aux parlements africains

Déficit criard de semences d'arachides à Kédougou : Les paysans s’en prennent à l’Etat

Evaluation du boycott de la cérémonie du Lion d’Or : Le comité de protection et de défense des journalistes satisfait

Le Ps demande aux populations d’imiter la mobilisation des journalistes

Après six ans de captivité, Ingrid Bétancourt libérée

Nouvel Horizon Senegal Basket Socialisme-Républicain gorgui.com Ouest-TV Le sénégalais senefoot.com Ali Haidar