Qualifiant l’acte des prévenus d’horrible, l’avocat de la partie civile s’est désolé que les deux gardiens, sans répit, aient sauvagement violé la déficiente mentale, malgré le refus de cette dernière. Outre le cas de sa cliente, le conseiller a imaginé, devant la barre, la souffrance que devait ressentir une femme victime de viol. Pour ce dernier qui demande 10 millions, pour dommages et intérêts, le plus grand problème de ces dernières, au-delà des difficultés psychologiques liés au viol, est qu’elles sont confrontées à un obstacle de trouver un mari compréhensif et capable d’accepter leur état. C’est après cette plaidoirie que la peine de 10 ans ferme sans appel, dans le cas d’un viol collectif, fut requise par le procureur. Ce dernier, lors de son réquisitoire, a déclaré son souhait de voir les deux prévenus en détention, afin de sécuriser la société. Leur avocat, plaidant la relaxe, au bénéfice du doute, a fait entendre au tribunal que la fille était enceinte d’un mois, le fruit de ses précédentes galipettes avec d’autres inconnus, alors que le certificat médical servi dans le dossier, fait mention d’éjaculation sur une dame pubère et des lésions hyménéales récentes. Et les faits reprochés à ses clients ont eu lieu le 20 août. Le tribunal a mis en délibéré l’affaire jusqu’au 26 de ce mois.
Mbaye, agent de sécurité à la Senelec de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye, né en 1977, célibataire sans enfant, reconnait avoir couché avec la fille, la nuit du 20 août. Revenant sur les faits, il déclare que cette nuit, alors qu’ils faisaient leur ronde, son collègue Sonko a vu la dame, à l’arrêt, attendant un clando. Sur les faits, ce dernier dit s’être rapproché de la fille pour l’inviter à entrer dans l’agence. Une fois à l’intérieur, il entendra un cri. C’est ainsi qu’il est monté au premier étage où se trouvait les deux personnes pour voir. Et là, il trouva son collègue sur la fille. Après, le gars le retrouva, au rez-de-chaussée, l’invitant à se satisfaire, à son tour, prétextant que leur victime ne demandait rien en retour. Continuant sa version, il ajouta que la fille n’a pas voulu entretenir des relations sexuelles avec lui et avait le pagne tacheté de sperme. Mais, dès qu’il lui a remis 500 frs, en guise de transport, elle a consenti à l’acte. Entendu, Sonko a nié les faits, chargeant son coprévenu de vouloir le nuire. Il déclare n’avoir pas vu la fille entrer dans l’agence, mais par contre, avait pu voir Ndiaye qui parlait avec une dame dehors. Il poursuit, pour dire que cette nuit, son collègue faisait des va-et-vient entre les toilettes et la salle d’attente. Pour la fille, Sonko fut le premier à l’intercepter, au niveau de l’arrêt, au moment où elle attendait un clando. Elle avoue que le sieur l’a invitée à le rejoindre à l’intérieur de l’agence et que, face à son refus, il prendra la photo qu’elle tenait, avant de l’entrainer de force à l’intérieur, où elle sera violée, à tour de rôle, par les deux gaillards. Après leur forfait, elle ajouta que Mbaye lui a remis 200 frs.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN