VIOLENCE A ASCENDANT : Pour 2500 frs, Tabara tord le bras de sa grand-mère

le Mercredi 30 Janvier 2013 à 08:33 | Lu 493 fois




Accusée de coups et blessures sur la personne de sa ‘’grand-mère’’, Tabara Sy, comparaissant, hier, devant le tribunal, a fait dans les dénégations. Elle sera relaxée, au bénéfice du doute.


VIOLENCE A ASCENDANT :  Pour 2500 frs, Tabara tord le bras de sa grand-mère
«Elle m’a tordu le bras, devant ses parents, alors que j’étais venue prendre mon argent», confiait Marième Dieng, la ‘’grand-mère’’ qui a attrait à la barre sa ‘’petite fille’’, pour coups et blessures volontaires. Revenant sur les faits, la plaignante dira avoir remis à Tabara, sa voisine à Hanne Yarakh, une paire de chaussure à crédit, pour 2500 frs. Mais, à la date convenue, cette dernière n’a pu honorer sa dette. C’est alors qu’elle s’est déplacée jusqu’à la maison de la petite pour entrer dans ses fonds. Mais, elle ne reçut que refus de la part de la prévenue. «Je ne te donne rien, ta belle-fille me doit de l’argent, vas la voir pour qu’elle te paie. Sinon, tu n’auras rien de moi», lui aurait dit la petite, selon la dame Dieng. Ainsi, furieuse, elle ajouta avoir empoigné Tabara qui riposta, en lui tordant le bras et ce, devant ses parents. De son côté, Tabara dira que venue lui réclamer son argent, la dame, avant d’entendre sa réponse, s’est jetée sur elle, l’étranglant presque, faisant même tomber son enfant, sur ses genoux. «Je ne l’ai pas touchée, je n’ai même pas eu le temps de parler avec elle», confia la ‘’petite fille’’. Chacune des parties a servi au tribunal un certificat médical, «des documents sans aucune valeur», de l’avis du conseiller de la mise en cause qui demandera au parquetier de mettre fin aux certificats médicaux, servis par complaisance.
«La justice ne doit pas être instrumentalisée, elle n’est pas un jouet, le procureur doit prendre des mesures strictes, afin que les gens arrêtent de nous servir des certificats médicaux par complaisance», dira-t-il. Tirant ainsi la sonnette d’alarme sur ces documents fallacieux qui polluent les affaires pénales, de son avis, il ajouta que sa cliente doit bénéficier d’une relaxe, les propos de la plaignante n’étant pas convaincantes. Suivant sa demande, le juge ne s’est pas retenu de servir une leçon de morale aux parties, avant de relaxer la prévenue, au bénéfice du doute.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN

Mercredi 30 Janvier 2013 - 08:33


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