1 septembre, 2014
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A Kédougou, Dindéfelo veut rendre ses circuits touristiques plus attractifs

A Kédougou, Dindéfelo veut rendre ses circuits touristiques plus attractifs

Les populations de Dindéfelo, un village de la région de Kédougou (sud-est) célèbre pour ses cascades, comptent mettre en place une unité de préservation de leur réserve animalière, dans le but de rendre plus attractifs les circuits touristiques de cette zone située non loin de la frontière guinéenne.

« Cette réserve nous permettra de maintenir les animaux dans la zone, de préserver la biodiversité et de rendre les circuits plus attractifs. Cela permettrait aux gens qui viennent visiter de voir des merveilles autres que les chutes d’eau » de Dindéfelo, expliqué Carim Camara, directeur de la réserve naturelle et communautaire de Dindefelo.

« Nous avons créé une réserve naturelle protégée pour veiller sur les chimpanzés, les chutes d’eau et tant d’autres potentialités touristiques qui existent dans la zone. Nous avons mis en place une initiative locale qui emploie des jeunes », a poursuivi M. Camara, un journaliste qui s’active dans le développement local à Dindéfelo, son village natal situé à 35 Km de Kédougou et à quelque 5 Km de la frontière guinéenne.

En collaboration avec le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), les jeunes de Dindéfelo tentent de développer l’écotourisme par la création de nouveaux circuits attractifs, mais le manque de moyens explique les limites objectives de ces initiatives.

Et pour ne rien arranger, le Fonds français pour l’environnement mondial a décidé de mettre à son accompagnement dès décembre prochain.

« C’est vraiment une préoccupation majeure. Plusieurs guides touristiques pris en charge par le FFEM risquent de perdre leur emploi. Ils seront sans motivation sans l’intervention des pouvoirs publics », a commenté M. Camara, insistant sur la nécessité d’une « politique d’encadrement et de formation des éco-guides ».

Selon lui, les pouvoirs publics notamment le ministère de l’Environnement tardent à s’impliquer dans la mise en œuvre de leurs projets. « Nous avons exposé toutes les difficultés à l’ancien ministre de l’Environnement Ali Aïdar, mais l’intervention de l’Etat reste toujours à l’état de promesse », a-t-il déploré.

Aussi, le directeur de la réserve naturelle de Dindéfelo a-t-il invité l’Etat à prendre la relève « pour motiver ces jeunes » afin qu’ils ne tournent pas le dos à ce projet, une perspective qui « risque de fausser une initiative locale très noble et citoyenne ».

« Nous nous débrouillons avec des cotisations individuelles et avec les moyens du bord. Mais, nous ne sommes pas assez outillés pour mener seuls le projet. Nous sollicitons non seulement l’aide des autorités, mais aussi celle des partenaires techniques et financiers », a déclaré M. Camara.

En attendant l’intervention des pouvoirs publics, les populations de Dindéfelo veulent travailler de concert avec les populations des localités frontalières de la Guinée, pour mettre en place des projets d’intérêt commun dans le but de mieux valoriser le site.

« Nous avons un projet de réserve transfrontalière pour mieux valoriser et vulgariser le site. Les animaux ne connaissent pas les frontières, si les pays autour du site ne mettent pas leurs forces en synergie, cela ne peut pas marcher. Nous envisageons de réaliser des projets d’intérêt communs qui vont profiter à tout le monde », a souligné Carim Camara.

Aps