SOCIETE

A QUELQUES JOURS DE LA DE TABASKI Les pères de familles dans le désarroi

  • Date: 7 septembre 2016

La fête de la Tabaski est désormais le sujet de débat chez tous les sénégalais. Chaque père de famille essaie tant bien que mal de satisfaire les besoins de son ménage. Une chose qui est loin d’être facile au vu de la conjoncture économique qui frappe la société sénégalaise.

Les choses sont plus compliquées cette année pour des milliers de musulmans qui doivent faire face aux dépenses de la rentrée scolaire. La date de la Tabaski, désormais connue (le Lundi 12), certains responsables de famille font des pieds et des mains pour se trouver un mouton. Pour ne rien arranger, on assiste impuissant à une flambée des prix des denrées de première nécessité et des condiments. Que dire du « mouton roi » de la fête. L’animal fétiche suscite toutes sortes de spéculations. Du coup, entre la hantise de faire face aux deux dépenses obligatoires de la rentrée scolaire et de la tabaski, rares sont les chefs de famille dont le sommeil n’est pas perturbé en cette période de vaches maigres. Pour Mère Coumba Faye, le rôle de la femme doit être d’aider son époux en ces moments très difficiles en le comprenant, et l’aidé, ce qui n’était pas le cas chez  Adama Diallo, père de famille habitant à la grand Médine « La tabaski dernière, ma femme m’a quitté C’est mon cas. La tabaski dernière, ma femme m’a quitté. Car, je n’avais pas de moyens pour acheter un bélier. Je n’osais même pas aller prier. Donc, nous savons bien comment les femmes réagissent à l’approche de cette fête. Cette année, je remercie le bon Dieu. J’ai tout acheté, sauf l’oignon et la pomme de terre et j’attends la veille», a-t-il  expliqué0.

Seulement, il faut savoir que la Tabaski n’est pas une obligation, comme le pense plusieurs Sénégalais. Elle fait plutôt partie de la Sunna du prophète (Psl). En effet, nombreux sont les couples ou des familles qui se disloquent à cause d’un mouton.

Au niveau des marchés, c’est totalement l’effervescence. Les gens vont et viennent. De taille moyenne dans son pantalon beige et à la chemise marron,  Mamadou Ndir, deux chassés à la main, se dirige vers le marché des HLM. Interpellé sur les préparatifs de la tabaski, il explique  « Comme c’est le cas chaque année, je prépare la Tabaski. Je n’ai pas encore trouvé un mouton, mais j’espère en trouvé car vu la rareté des moutons ce n’est pas en tout cas facile. » S’est-il attristé, ajoutant qu’il  déjà par contre acheté pour sa famille ce dont elle a besoin.

Par ailleurs, à l’HLM 1, l’on retrouve un homme d’une cinquantaine d’année, El Hadji Ndiaye assis tranquille devant son portail. « Moi, je suis un berger, c’est mon fils qui s’occupe de mon bétail. Donc, comme tout berger, nous n’avons pas de problème de mouton. En plus, j’ai acheté pour ma famille ce dont elle a besoin. Vraiment, je remercie le bon Dieu, tout en souhaitant mes frères musulmans d’avoir les moyens pour gérer cette fête», S’est-il réjouit

Toutes choses qui poussent à se demander s’il n’est pas temps de changer certains comportements, tout en se disant que l’islam recommande avant tout, le partage. Pour l’heure, les pères de famille cherchent la meilleure voie pour se trouver un bélier. « A moins d’une semaine de la célébration de cette grande fête, les vendeurs de moutons devraient également revoir leurs prix exponentiels et ne pas chercher à trop…gagner. » a-t-il demandé.

Khady Thiam COLY

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