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À thiès c’est le désarroi

Les paysans de la localité sont laissés à eux-même, dans un désarroi total quant à la préparation de la campagne agricole 2007-2008. Rien n’est prêt.

Source : Le Matin
Pour le président du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr), par ailleurs président de l’Union régionale des coopératives agricoles, il n’y a même pas eu de réactions officielles entre le ministère de tutelle et les structures légales des paysans du département de Thiès pour une quelconque réunion préparatoire. M. Cheikh Guèye a surtout déploré ce manque de communication entre les autorités et le cadre de concertation des ruraux ainsi que l’union régionale des coopératives en ce qui concerne les préparatifs de cette présente campagne agricole.

Interpellé sur la disponibilité des semences et autres intrants, il dira que seules les communautés rurales de Ndiayenne Sirakh et de Tassette ont reçu quelques tonnes d’arachides sur les 9 communautés rurales du département. Pour Ndiayenne Sirakh il n’y a eu que 12.000 tonnes réparties entre les carrés de la localité. Ce qui fait 5 kilogrammes de semence ou d’arachide de bouche, précise-t-il par chef de famille. Pour la communauté rurale de Tassette, c’est presque la même chose avec là aussi 13 tonnes seulement. Des quantités jugées dérisoires et de qualité moindre par le président du Crcr. En somme, renchérit M. Guèye, le département de Thiès n’a pas reçu ses semences. À l’en croire, le département de Mbour n’a pas échappé à la règle. Seul celui de Tivaouane semble-t-il, a reçu des semences dans la région de Thiès. En ce qui concerne le mil, le niébé et autre manioc, la situation n’est guère meilleure.

Pour le programme manioc, bien que le gouvernement l’ait relancé une deuxième fois, aucun financement n’a encore été fait malgré la nomination d’un superviseur national issu du département de Tivaouane alors que le temps est compté pour les producteurs de manioc. En plus de toutes ces difficultés, les paysans font face à un réel problème de survie avec l’absence presque totale de vivres de soudure. Pire encore a tenu à déclarer Cheikh Guèye, tout cela se passe au moment où les denrées de première nécessité continuent de connaître une inflation incontrôlée. Obligés de se rabattre sur la culture du Tabanani qui apparemment leur est imposé, selon le président du CRCR, M.Guèye de préciser qu’ils essaient de se réunir entre eux afin de faire connaissance avec ce produit pour éviter d’être laissés en rade puisque cette dernière apparaît comme la culture de l’avenir au Sénégal.


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