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Abdou Salam SALL, recteur de l’Ucad : ‘Tous doivent contribuer au fonctionnement de l’Université’

Au-delà de l’aspect événementiel, peut-on s’attendre à ce que la célébration du cinquantenaire de l’Universitaire Cheikh Anta Diop débouche sur des solutions concrètes aux problèmes de l’Ucad ?

walf fadjri
Au-delà de l’aspect événementiel, peut-on s’attendre à ce que la célébration du cinquantenaire de l’Universitaire Cheikh Anta Diop débouche sur des solutions concrètes aux problèmes de l’Ucad ?

Abdou Salam Sall : L’Université Cheikh Anta Diop qui est en réforme très profonde depuis 2003, a 50 ans. C’est un moment pour s’arrêter voir ceux qui avaient fait l’Université, leur demander quelles étaient leurs intentions. Nous voulons que ceux qui ont obtenu leurs positions actuelles grâce à l’université puissent témoigner, mais aussi et surtout que la société entière réfléchisse sur le devenir de l’Université pour voir ses avancées, ses difficultés, comment ensemble les redresser pour que celle-ci joue son rôle au service de la société. Parce qu’une université ne sert qu’à sa société, au-delà de sa participation à l’effort mondial de la connaissance. Non seulement, l’Université doit être ouverte, parce que ne pouvant pas s’enfermer sur elle-même, mais ensuite cette institution a besoin d’interaction avec sa société, avec les entreprises, avec tous les secteurs de la vie. Ce sera donc un moment de communion, de réflexion et de questionnements sur le futur. Le premier objectif de cette célébration sera de faire connaître le potentiel scientifique et technique de l’Université. On profitera de l’occasion pour se poser aussi les questions : comment financer cette université ? Quelle solidarité ? etc. On aurait souhaité que ce ne soit pas seulement le recteur qui apporte les réponses. Il faudrait que les uns et les autres, dans une perspective interactive, puissent participer à la recherche de réponses aux problèmes de l’Ucad, surtout, nos diplômés qui sont nos meilleurs représentants dans la société.

Wal Fadjri : Vous dites que vous allez profiter des 50 ans de l’Ucad pour honorer certains des vôtres. Quels sont les critères qui guideront ces choix ?

Abdou Salam Sall : On va réfléchir là-dessus. Mais d’ores et déjà, on peut retenir que ceux qui seront honorés, ont soit occupé une fonction administrative au niveau de l’Université ou formé beaucoup d’étudiants qui sont devenus des cadres dans ce pays. Ce problème de choix est donc facile à traiter. Au niveau de nos diplômés, on va regarder avec les chefs d’établissement pour honorer ceux qui ont le mieux réussi dans la société, c’est-à-dire qui y représentent quelque chose et qui sont des exemples pour nos étudiants actuels. C’est vrai qu’il faut des critères, mais je crois que c’est facile de les trouver.

Wal Fadjri : L’on évoque souvent la nécessité d’articuler les enseignements aux besoins. Or, pour ce qui est du système Lmd (Licence master doctorat : Ndlr), on constate que beaucoup d’étudiants n’y adhèrent pas. N’y a-t-il pas paradoxe ?

Abdou Salam Sall : Les étudiants n’ont pas rejeté la réforme Lmd qui est quelque chose de très simple. C’est un référentiel mondial, d’inspiration anglo-saxonne qui organise l’année en deux semestres, avec le semestre en trente crédits et que tout le monde adopte. Mais qu’est-ce qu’on met là-dedans ? Son contenu est fonction des ressources humaines que vous avez, des coopérations internationales, des opportunités, de l’environnement et des questions que vous voulez traiter. Au contraire, les étudiants se battent pour accéder au Master. Mais en première année de Droit, on a eu un problème parce que les étudiants ont dit qu’ils n’étaient pas suffisamment informés et préparés pour faire des examens en février. On leur a dit qu’on a appris la leçon et que, désormais, au mois de mai au plus tard, on informera sur ce qui va se passer l’année d’après. Donc, a priori, il n’y a aucun problème. Au contraire nous avons des avancées monstres. Nous avons ainsi quatre-vingts masters dans le circuit. Le gros problème, c’est comment le recteur, avec ses partenaires, va financer l’environnement du travail pour que l’on puisse élever les standards. Et c’est le travail que nous faisons.



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