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Abdoul Mbaye aux étudiants de l’ Ugb : « J’ai trouvé des villageois en train de manger du son de mil avec du tamarin»

  • Date: 21 juin 2015

L’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, s’est rendu ce samedi à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis pour répondre à l’invitation de l’association dénommée «les Etudiants pour l’Excellence de l’Education». Il introduisait le thème ; «la place de l’éthique et de la déontologie dans le système éducatif sénégalais». Cérémonie qui s’est déroulée à l’auditorium de l’Ugb 2.

Devant un public composé d’étudiants en majorité, des membres du personnel administratif et du personnel enseignant, l’ancien chef du gouvernement a fait un diagnostic sans complaisance du système éducatif sénégalais.

Il a interpellé les étudiants qui se plaignent de leurs conditions de vie. Selon Abdoul Mbaye, quand on parle des étudiants au Sénégal, on a l’impression que le système leur appartient. «Il faut que les étudiants acceptent qu’ils sont à l’université pour un court moment de leur vie. Il appartient à l’Etat de définir la politique du secteur, c’est son pouvoir régalien, même s’il doit inviter l’ensemble des acteurs à la concertation. L’étudiant ne peut pas être inscrit pour quatre ans et déterminer le système pour vingt ans», dit-il.

Selon l’ancien Premier ministre, un étudiant coûte six cent mille (600.000) Francs CFA au moment ou un paysan en campagne, de surcroit chef de famille, gagne en tout et pour tout parfois quatre cent (400 000) Francs CFA. «Au nom de l’éthique, l’étudiant doit prendre conscience de cet état de fait et le manifester dans ses actes de tous les jours», conseille-t-il.

Il révèle qu’il est allé dans un village du pays où il a trouvé des villageois en train de manger du son de mil accompagné de tamarin pour rendre le son de mil consommable. En ce sens, il salue la mise en place des bourses de sécurité familiale qu’il trouve pertinentes et demande à l’Etat de veiller à ce que la répartition soit juste et équitable.

Aux syndicalistes, il demande de savoir raison garder. «Les syndicats de ce pays ont des besoins surestimés et ne comprennent pas que les moyens de l’Etat sont limités», déplore-t-il, ajoutant que «ne pas contrôler le nombre d’heures que l’enseignant enseigne et que l’Etat lui paie, il faut avouer qu’il y a un problème».

Il rappelle l’histoire d’une grève des étudiants de l’Ecole polytechnique de Thiès au moment où il était président du conseil d’administration, parce que les Enseignants refusaient d’être contrôlés pour leurs heures de cours. Il avait préféré démissionner parce qu’il estimait être dans un système déjà gangréné.

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