18 décembre, 2014
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Abdoul MBAYE, premier ministre : « La révolution agricole, une urgence indispensable au Sénégal »

Abdoul MBAYE, premier ministre : « La révolution agricole, une urgence indispensable au Sénégal »

Le Premier ministre, Abdoul Mbaye, a rappelé l’urgence pour le Sénégal d’entrer dans une révolution agricole. C’était à l’occasion d’un dîner débat organisé par les cadres du parti du président de la République, l’Alliance pour la République (Apr).

« La stratégie de mise en œuvre de la politique agricole du programme « Yoonu Yokkute », a été la thématique qui a retenu l’attention des cadres du parti du président de la République, l’Alliance pour la République (Apr), samedi dernier, lors d’un dîner débat tenu à Dakar. Un moment fort d’investissement intellectuel modéré par le Premier ministre Abdoul Mabye.

Des heures durant, les membres de la Convention des cadres républicains, sous la houlette de Thierno Alassane Sall et des experts en agriculture, se sont évertués à démontrer que la vision du chef de l’Etat, le « Yoonu Yokkute agricole » s’intègre parfaitement dans le Programme national d’investissement agricole (Pnia). A l’image du modérateur du jour, ils ont tous souligné l’urgence d’une révolution agricole au Sénégal. « La révolution agricole est une indispensable urgence au Sénégal », a souligné Abdoul Mbaye, devant un parterre de cadres « apéristes » venus du Sénégal et d’ailleurs. Il estime toutefois que cette urgence repose non seulement sur des investissements massifs quelque soit la source de financement, mais aussi sur une révolution des techniques culturales et des habitudes.

Outre la volonté politique exprimée par le Président Macky Sall, dès son avènement à la tête du pays, le chef du gouvernement a évoqué certains efforts liés à l’accès aux facteurs de production comme le développement des aménagements irrigués, la certification des semences mais aussi le renforcement de la mécanisation. Il n’a pas manqué de solliciter l’implication du privé dans la relance de l’agriculture. Il partage cette vision avec l’ensemble des cadres de l’Apr.

Pour Sérigne Diop, ingénieur en agro-alimentaire, la vision du président de la République en matière agricole doit être soutenue par un important programme de formation des jeunes aux métiers agricoles. Il a souligné l’impératif d’appliquer les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’agriculture, mais aussi la nécessité de combiner les stratégies de développement entre l’agriculture familiale, commerciale et industrielle.

Comme son collègue Mamadou Lamine Dia, du ministère de l’agriculture, M. Diop est d’avis que l’Etat du Sénégal peut réunir, aujourd’hui, tous les facteurs capables de booster l’agriculture et d’assurer la sécurité alimentaire.

Mécanisation de l’agriculture : Le Sénégal va bénéficier d’un programme brésilien d’environ 38 milliards de FCfa

Le Brésil apportera sa contribution à la mécanisation de l’agriculture. Le Premier ministre Abdoul Mbaye a annoncé que ce pays accordera, dans les prochains mois, une enveloppe de 85 millions de dollars, soit environ 38 milliards de FCfa. Cet appui du Brésil permettra l’achat de matériels agricoles. « J’ai déjà présidé une réunion technique à ce sujet et le ministre de l’Agriculture est en train de définir les types de matériels à acquérir », a indiqué le chef du gouvernement.

Reconversion des rebelles du MFDC : L’Etat va miser sur le programme des volontaires de l’agriculture

Répondant à une interpellation du président de la Convergence des jeunes républicains (Cojer), Abdou Mbow, sur la problématique de l’emploi des jeunes dans les métiers agricoles, le chef du gouvernement a fait remarquer que le développement de la production, dans l’agriculture, est la voie obligée de la résorption du sous-emploi au Sénégal. C’est un facteur d’équilibre social, a dit en substance Abdoul Mbaye. « Les élites auront lamentablement échoué s’ils ne parviennent pas à mettre les populations à l’abri de la faim et du sous emploi », a-t-il ajouté, non sans souligner que, dans le cadre de la reconversion des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), l’Etat va mettre à contribution le programme des volontaires de l’agriculture. « Il n’y aura pas de développement sans passer par l’agriculture », a conclu le Premier ministre.

Lesoleil