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Abou Abel Thiam sur la cession de la licence de Tigo : « L’Etat ne pourra que suivre… »

La cession de la licence Tigo qui ne cesse d’alimenter l’actualité semble être problématique au sommet des décisions. Une affaire qui met l’Etat dans une position loin du confort,  Abou Abel Thiam, responsable de l’Apr et président du collège de l’Artp tranche et explique

Deux correspondances ont été envoyées à l’Etat par Millicom, pour conclure la transaction entre cette multinationale et le groupe de Yérim Sow et une autre adressée à Millicom par le Pdg de Wari, portant sur la disponibilité du montant demandé qui s’élève à 80 milliards. Toutefois, l’affaire est loin de connaitre son épilogue et la position de l’Etat semble être indéfinie même si le président de la République Macky Sall a signé un décret en faveur de Wari. Sous cette angle, le  président du collège de l’Artp n’a pas manqué d’expliquer, dans les colonnes de vox populi, que d’après la loi, la licence  n’est pas la priorité de celui à qui elle est attribuée. Autrement dit,  malgré cette signature de décret validant l’accord entre Millicom et WARI, l’Etat peut aussi signer un autre décret s’il ne porte pas atteinte aux intérêts du pays. Le président du collège de l’Artp s’en est ouvert : « nous sommes dans un Etat de droit, c’est-à-dire un Etat qui applique la loi, et qui s’applique la loi. L’Etat ne peut contraindre personne à vendre quoi que ce soit, encore moins à vendre à qui que ce soit. La licence appartient à Millicom pendant cette durée et Millicom vent à qui il veut ».

« Ça veut dire qu’aujourd’hui, si Millicom s’entend avec une entité autre que Wari, pour céder une fois que l’Etat se sera aménagé les moyens de savoir  quelle est cette entité, si elle n’est pas une menace pour les intérêts du pays, à partir de ce moment, l’Etat ne pourra que suivre, c’est-à-dire constater que quelqu’un qui détient un bail veut rétrocéder ce bail à quelqu’un d’autre pour la durée qui reste de ce bail ». souligne Abou Abel Thiam ajoutant qu’il  faut comprendre ce décret du Président comme un acte à travers lequel, l’Etat ne s’opposait pas. « Mais l’Etat ne peut pas interférer dans les relations contractuelles entre privés » lâche-t-il .

Safiyatou Diouf Ndiaye

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