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Absence du front Siggil Senegal à l’Assemblée nationale : L’Union européenne est inquiète selon les boycotteurs

Les partenaires au développement ainsi que certaines organisations de la société civile ont manifesté leurs inquiétudes aux boycotteurs quant à l’idée de voir une Assemblée nationale où ne figureront pas le Ps, l’Afp, le Rnd, le Pit, le Rewmi, la Ld/Mpt, le Msu entre autres. La révélation est des leaders du front Siggil Sénégal qui ont rencontré l’Union européenne dans la semaine.

Si l’on en croit les leaders du Front ‘Siggil Sénégal’, leur boycott fait non seulement mouche au niveau de l’opinion nationale, mais aussi au plan internationale grâce aux lettres et autres rencontres avec les missions diplomatiques et partenaires au développement. Ces derniers, révèlent Madièyna Diouf, ‘ne s’imaginent pas une Assemblée nationale sans nous. L’Union européenne nous l’a dit hier (avant-hier, Ndlr) au cours de notre rencontre. Ils sont inquiets de l’absence de l’opposition significative à l’Assemblée nationale. Et dans un an, toutes les institutions du Sénégal seront contrôlées par Me Wade. Alors que si nous allions aux législatives, nous aurions servi de faire-valoir’.

Les boycotteurs qui entendent poursuivre leur campagne de sensibilisation auprès des étrangers, mettent tout cela sur le compte du droit à l’information à l’égard des bailleurs de fonds qui font confiance au Sénégal. Et Abdoulaye Bathily de rappeler d’ailleurs que ‘nous détenons des cartons de lettres de protestation sur les questions électorales signées par Abdoulaye Wade et destinées à l’étranger entre 1988 et 2000. Donc ce que nous faisons aujourd’hui est tout à fait normal. Nous avons le devoir d’expliquer notre démarche aux bailleurs de fonds qui font confiance au Sénégal. C’est pour dire que nous ne sommes pas en quête de reconnaissance’. Selon toujours Bathily, ceux-là qui leur reprochent de boycotter les élections, feignent d’oublier ou ignorent qu’en 1990, Abdoulaye Wade avait appelé au boycott actif.

Quant aux négociations entreprises par les bonnes volontés pour renouer le fil du dialogue avec le pouvoir, les boycotteurs rappellent qu’ils ne sont pas demandeurs. ‘On nous a imposés le boycott et nous le faisons pour sauver la démocratie et la République. Nous sommes en contentieux avec le pouvoir et pas avec quelqu’un d’autre. Et ici comme ailleurs, les contentieux se règlent autour d’une table’, indique Amath Dansokho. A ce propos, il rappelle avoir été contacté par des organisations de la société civile et des personnes de camp du pouvoir qui avaient promis de convaincre le chef de l’Etat de rencontrer les boycotteurs. ‘Mme Amsatou Sow Sidibé et Madani Sy m’ont contacté dans ce sens en indiquant que, sans notre participation, les législatives seraient dramatiques pour le Sénégal. Nous avons été également contactés par Waccock alternance qui se dit proche du pouvoir. Puis par Pierre Goudiaby Atépa. Mais nous ne demandons pas une audience, mais un dialogue autour du processus électoral’, souligne Amath Dansokho.


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