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ABSENTEISME, GREVE RECURRENTE, BONNE GOUVERNANCE… : Les fonctionnaires soumis désormais à un code de déontologie

Face aux grèves récurrentes,  aux détournements de deniers publics,  l’absentéisme et  la lenteur dans le traitement des dossiers, l’Etat du Sénégal a décidé de mettre en place un code de déontologie.

L’administration sénégalaise, ce monstre difficile à prendre en main !  Elle n’a pas bonne presse dans l’opinion nationale. Elle souffre de corruption, d’absentéisme, de grèves récurrentes de ses fonctionnaires. Bref un relâchement des valeurs morales et éthiques dû à l`absence d`une charte d`éthique dans l`administration publique. Mais tout ça sera bientôt un mauvais souvenir, et pour cause. L’Etat a décidé désormais d’ériger la  gouvernance vertueuse, transparente et efficace, en mode de gestion. D’où l’installation hier par le Premier ministre du Comité de pilotage du processus d’élaboration d’un code de déontologie générale destiné aux agents publics.

Mahammad Boun Abdallah Dionne précise, à cet effet, que la nécessité de mettre en place ce code est aujourd’hui devenue une exigence. Face aux grèves récurrentes dans certains secteurs de l’administration qui mettent en péril la continuité du service public, à la récurrence des détournements de deniers publics, à l’absentéisme, à la partialité, à la lenteur dans le traitement des dossiers et à l’inefficacité de l’action publique, il est nécessaire, selon le boss de la primature, de mettre en place un code de déontologie. Selon toujours le locataire de la primature,  la mise en place de ce processus constitue ’’un jalon important dans la construction d’une administration qui répond aux exigences de l’émergence et du développement, c’est-à-dire compétente, diligente, efficace et efficiente comme défini dans l’axe III du Plan Sénégal émergent’’.

‘’Pour donner corps à cette administration de qualité conformément à la vision du chef de l’Etat, le gouvernement doit agir principalement au moins sur les structures, les méthodes, les procédures et les ressources humaines’’, a  souligné le Pm. A son avis, ‘’aucune méthode, outil technique, quelles que soient leurs performances, n’est capable de produire un service public de qualité, si ceux qui les conçoivent ou les mettent en œuvre sont dépourvus des qualités professionnelles qui donnent un sens et de la valeur à l’action publique’’. Sur ce, dit-il, la notion de qualités professionnelles rime davantage avec le respect d’obligations juridiques. Ce n’est pas tout. Selon le chef du gouvernement, le besoin de mettre en place un code de déontologie générale des agents publics traduit un mouvement de fond, qui met en avant le besoin d’éthique et de morale dans la gestion des affaires publiques.

C’est pourquoi il exhorte le fonctionnaire, dans l’exercice de ses missions, de s’appuyer sur un corpus de valeurs, de principes et de règles qui formera un véritable code de bonne conduite de la fonction publique destiné aux agents, quel que soit leur rang, et qui fera d’eux, des serviteurs de la société, en assurant la défense de l’intérêt général. Ainsi Mahammed Boun Abdallah Dionne a-t-il engagé les fonctionnaires à plus d’éthique, d’efficacité, du sens du devoir et de transparence, en vue de bâtir une administration de qualité et où les agents du service public travailleront dans la solidarité. A l’issue de l’adoption de ce code de déontologie général, il y aura  des codes spécifiques pour chaque secteur, a pour sa part révélé Viviane Bampassy, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public. A signaler que le comité de pilotage comprend le forum civil, la cour des comptes, l’inspection générale d’Etat, l’Ofnac et la Médiature de la République.

M. BA

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